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Kaosguards

 

IRISH MOUTARDE le 23/06/2018

ImageInterview réalisée par mail avec le groupe.

La France et le Québec ont toujours été deux contrées soeurs. Le Celtique Rock est né avec les Pogues et a continué à prospérer avec les Dropkick Murphys et bien d'autres. C'est désormais au tour des Canadiens de suivre cette illustre lignée pour notre plus grand plaisir. 

1- Je pense que les lecteurs de KAOSGUARDS ne connaissent pas bien votre formation, juste que vous êtes originaires du Québec. Pouvez-vous nous présenter les membres qui la compose et les caractéristiques musicales de chacun d'entre vous?

Allô la gang de KAOSGUARDS! Nous sommes Irish Moutarde, une formation de musique punk celtique de Québec. On compte dans les rangs Jérôme Bélanger (guitare), Sébastien Malenfant (batterie, voix), Andrée-Anne McHalley (voix, accordéon), Gabor «Gabichou» Somogyvari (cornemuse), Fred Vandal (basse, voix) et Tony Vandal (banjo, voix, guitare acoustique).

2-  Que peux t'on attendre du groupe cette année à l'occasion de la sortie de votre nouvel album?

Depuis la sortie et dans la prochaine année et demie, ce sera principalement de se promener pour faire des shows (lire ici : faire le party!). Tranquillement, on va déjà commencer l'écriture de notre prochain album.

 3- Comment un groupe canadien en est-il venu à faire du rock celtique, vous conviendrez que vous êtes bien loin de tous ces territoires gaéliques?

Il faut savoir que malgré l’océan Atlantique séparant le Canada de l’Europe, berceau de la culture celtique, on retrouve en Amérique plusieurs racines de ces coins du vieux continent. Notamment, Jérôme est de descendance (non-lointaine) Irlandaise.

4- Peux-tu nous parler de la réalisation de l'album? Comment réunissez-vous le contenu? Peux-tu nous décrire la procédure jusqu'au mixage final?

Comme on est six personnes dans le groupe, et tout le monde avec son bagage musical, il est plus simple et efficace que si on a une idée de chanson, on en fait une maquette très rudimentaire, mais avec déjà grosso modo la mélodie pour chacun des instruments. Ensuite, on l’essaie tous ensemble, et s’il y a du potentiel, on travaille à l’améliorer en groupe.

Pour valider le potentiel sur album de ces pièces, on enregistre ensuite chaque chanson avec tous les instruments et arrangements. S’il y a lieu, on retravaille ensuite certains passages. Et puis, quand tout est à notre goût, on réenregistre toutes les chansons à nouveau.

À part la batterie qui a été enregistrée en studio, tout le reste a été fait in-house. Par exemple, on s’est construit des boîtes isolées pour enregistrer les voix et les instruments acoustiques.

Ensuite, Sébastien fait un prémixage, pour tout nettoyer les pistes et aider à ce que le mixage et le mastering se passent facilement, étapes qu’on fait faire à l’externe. Et quand nous sommes heureux d’être contents, on envoie en impression!

5- Le fait d’être nombreux dans le groupe est-il compliqué pour composer?

[Oups, j’ai pas mal déjà répondu à ça en 4!]

6- Vous utilisez énormément d’instruments traditionnels. Ils s’intègrent à quel moment dans le processus de création?

Dès le départ. Et c’est même essentiel qu’on y pense d’entrée de jeu, puisqu’ils sont plus souvent qu’autrement amenés à assurer la mélodie principale des instruments.

7- Vous prenez plus de plaisir quand vous composez, en studio ou sur scène?

Oh lala! C’est tellement différent comme ambiance et exigences l’un et l’autre...! C’est vraiment plaisant de laisser aller son génie créatif en composition, tout comme de voir comment on concrétise ce qu’on a pu fredonner dans la voiture ou sous la douche, et tout comme faire tripper le public en show avec nos compositions. C’est certain que tant qu’il y a du whisky, on a du fun. Et du whisky, on en a tout le temps!

8- Vous mélangez des chants en Anglais et en Français. On connaît les groupes du Québec qui ont à coeur de chanter dans la langue de Molière. Vous avez décidé de casser ce poncif. Pourquoi?

En fait, on a plutôt cassé nos habitudes en chantant en français sur notre second opus! Considérant notre premier album, "Raise ‘Em All", entièrement anglophone à l’exception d’une pièce, ainsi que les quelques covers de punk celtique qu’on joue en spectacle qui ne sont qu’en anglais, c’est donc du nouveau pour nous d’avoir du matériel francophone.

Comme notre nom de groupe est mi anglo mi franco, on ne voyait pas pourquoi il fallait délaisser le français dans notre matériel. On s’est donc donné comme discipline d’écrire en français, et de garder ces textes si ça collait bien à la musique. En cours de route, il y a des pièces qui étaient en français qu’on a transférées en anglais, et vice- versa.

9- Plus globalement comment évolue la situation du Québec par rapport à ses velléités de sécession avec le reste du Canada. Et vous que pensez-vous de ce projet?

Ah! On pourrait répondre à cette question, chaque membre individuellement, off the record, autour d’une bière! Blague à part, Irish Moutarde n’a pas la vocation d’être politisé. Les enjeux sociaux nous touchent, certes, mais nous ne voyons pas l’intérêt d’avoir une étiquette nous positionnant sur l’échiquier politique.

10- La pochette représente une girafe déjantée avec un nom de groupe "fun". C’est la « philosophie » au groupe pour proposer sa musique?

Oui. Inutile de chercher plus loin une signification logique à tout ça...!

11- As-t-on une chance de vous voir jouer un jour en France?

Comme il est très excitant de pouvoir répondre oui à cette question! Nous serons de passage le 7 juillet prochain au festival Celti’Teuillac (près de Bordeaux). Ça va être tout un party, v’nez donc!

Outre ça, on regarde pour faire une tournée européenne, possiblement l’an prochain.

12- En parlant de concerts quels sont les événements mémorables qui vous sont arrivés pendant ceux-ci?

Haha! La première chose qui me vient en tête, c’est lors du concert qu’on a donné avec les Dropkick Murphys à ExpoQuébec. Pendant notre prestation, la foule était complètement en délire, des gens grimpaient et sautaient sur les foodtrucks, et le festival a manqué de bières avant la fin de notre set. Une première pour l’événement, qui existait depuis plus d’un siècle!

 
13- J’ai oublié des points qui n’ont pas été abordés et qui vous tiennent à coeur je vous laisse les exposer… Et je vous dis à bientôt sur scène en France !

Bisous!

 

 

 

 

 
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