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Entretiens avec les groupes

WALRUS le 16/02/2022

Nos voisins Suisses ont toujours été des pourvoyeurs de musique électrisée. Mais au-delà des Judge Minos, Crystal Balls et autres Shakra un groupe qui respire le heavy métal comme on l’aime vient de débarquer du canton de Vaud. Entretien avec un groupe qui va bientôt “casser” la baraque.

1- Huit ans d’existence et un premier EP 5 titres pour WALRUS… Comment présenteriez-vous votre univers ?

Notre univers est la résultante de notre trajet commun dans la musique, partant de l’achat de nos premiers instruments il y a 8 ans à la réalisation d’un projet studio en 2021. La musique nous a liés, a fait grandir en nous cette passion partagée pour le metal et nous a conduit à créer Walrus il y a 4 ans.
Notre style est teinté d’un prisme romantique, dans la veine du Heavy et du Power. On aime le grandiose et l’épique, le dramatique. Jusqu’ici on ne s’est pas donné de ligne directrice ou de thème précis quant à nos paroles ; c’est plus la musique qui nous dirige. Mais que ce soit via des textes de fantasy, de SF, ou même d’introspection, c’est toujours parsemé de symbolisme, de métaphores, avec un dézoom sur le réel.
Musicalement on est très porté sur des mélodies et harmonies fortes, c’est notre vecteur principal d’émotions. Sans oublier les riffs qui pètent évidemment [rires] !

2- Vous êtes originaires de Suisse, ces derniers temps j’ai écouté le dernier Crystal Balls et Judge Minos. Deux excellents albums de Heavy métal plus le vôtre. Il se passe quoi en Suisse pour que vous ayez autant d’inspiration !?

Difficile à dire, on ne pense pas avoir une réponse précise.
Mais la diversité culturelle en Suisse due aux influences européennes est telle qu’il en résulte un riche melting-pot de scènes et de créativité.
Pour autant, la scène metal chez nous reste timide et cette situation nous pousse à proposer de la musique de qualité pour crédibiliser la culture metal suisse.

3- Votre album s’appelle “Unstoppable Force”. Comment vous est venu cette idée de titre d’album ?

Le titre est venu après la compo des 5 morceaux. On a réfléchi sur lequel serait le plus représentatif, et “Unstoppable Force” s’est démarqué car il permettait d’avoir non seulement un nom qui claque, mais qui parle aussi plus largement de Walrus, de notre état d’esprit pour la suite de notre musique. On ne veut rien laisser nous arrêter !

4- A quoi faut-il s’attendre avec “Unstoppable Force” ?

A notre première création dont on est très fiers ! La première expression d’un groupe qui a encore beaucoup à montrer.
Cet EP est plutôt direct, sans trop de fioritures, et se veut être un éventail de notre créativité. On passe d’un morceau très Heavy et plein de riffs à du speed power très mélodique, en passant par un morceau plus posé et groovy…

5- Quel public votre nouvel opus peut-il séduire ?

Les fans de power et heavy metal principalement, qui sont séduit par un style à l’ancienne à l’image de Gamma Ray ou de HammerFall. Mais pas seulement ; les gens moins habitués au monde du metal peuvent y trouver leur compte.
Par exemple, des gens de notre entourage ont facilement été conquis par Hear the Thunder, qui est entraînante et très chantante. Pour certains ça a démystifié le cliché du “metal violent”, et ils ont même voulu en découvrir plus ! Concrètement, les néophytes du Metal donnent Thunder comme favorite, et les habitués partent sur Mastermind [sourire en coin].
 
6- Comment a été déterminé le choix de la cover ?

Il semble qu’on se soit auto-influencés sur le côté “glace – froid” à cause du nom du groupe [rires]. On est parti sur des croquis de paysages glaciaires puis tout a découlé de là ; le lien avec l’histoire des paroles d’”Unstoppable Force”, puis le lien que cela créait aussi avec la Suisse et ses montagnes.
Pour le style graphique, on est assez attaché aux covers du heavy-power, flirtant entre le romantisme et le comic-book, et on a vraiment été bluffés par le travail de Dan Goldsworthy (on en a même fait des drapeaux !).

 7- Comment a été élaboré le processus de composition ?

En général, c’est Fred qui compose. Ensuite, il puise dans les idées et inspirations des membres du groupe pour finaliser. Il fait un squelette de morceau, le présente au groupe, puis, ensemble, on l’améliore.
Pour l’EP, cela s’est fait de manière assez condensée ; on a eu les morceaux rapidement. Puis, on a vraiment pris du temps pour donner un sens à chaque partie musicale, pour en faire des compositions intéressantes et cohérentes d’un bout à l’autre.
 
8- La crise sanitaire vous empêche de défendre l’album. Est-ce une situation difficile pour le groupe ?

On a essayé d’en tirer le meilleur. Voyant qu’on ne pourrait pas faire du live en 2020, on s’est dit que c’était le moment parfait pour nous concentrer sur du studio, et c’est là qu’on a démarré le processus pour l’EP. En tant que première expérience, on avait vraiment beaucoup de choses à apprendre et découvrir, et finalement le fait de ne pas avoir à penser aux concerts ou autres fut bénéfique.
Maintenant que l’album est là, en effet il nous tarde de pouvoir le défendre sur scène, dès le printemps 2022 idéalement on espère ! La situation sera sûrement redevenue propice. En attendant, on tente d’en ressortir le meilleur à nouveau et utilise ce laps de temps sans concert pour nous entraîner et nous préparer encore mieux. Et bien sûr, composer de nouveaux morceaux…

9- Vous avez créé WALRUS en 2018. Pouvez-vous nous expliquer la place qu’il occupe dans votre vie ?

De plus en plus de place, surtout sur fin 2020 et tout 2021.
C’est avant tout un pur moment de créativité, d’échange en commun et de bonheur, la bouffée d’air dans le quotidien ! Au début, on a vite pris le pli de se voir une fois par semaine pour répéter. Ensuite sont venus les concerts, puis maintenant l’EP, et tout ça a demandé de la rigueur et du temps.
Ces quelques derniers mois, il n’y a pas un jour où l’on ne s’occupe pas de WALRUS, que ce soit la composition, l’administration, les réseaux sociaux, la vente… On fait tout nous-même, mais quand ça abouti on sait pourquoi et ça fait plaisir.
 
10- A l’heure d’aujourd’hui sortir des clips est-il à votre avis indispensable ?
Indispensable, peut-être pas, mais ça reste selon nous très important car la consommation audiovisuelle aujourd’hui est très forte. Avoir quelque chose à regarder capte en effet beaucoup plus l’attention et donc même quelqu’un de peu versé dans la musique prendra plaisir à suivre une vidéo. Aussi, il y a toujours cette curiosité de voir les gens, les effets, etc. que n’importe qui peut apprécier, sans forcément être fan du morceau.
 
11- Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir musiciens et de jouer ensemble ?

Ça s’est fait très organiquement. On a commencé à écouter du metal en même temps, on a eu la même attirance pour cette musique ce qui nous a poussé à acheter nos guitares et jouer ensemble. La suite vous la connaissez !

12- Quelle partie de votre activité artistique préférez-vous ?

Tous ces moments lorsque l’on joue ensemble et que le plaisir de chacun est palpable, que les longueurs d’ondes s’alignent et que la créativité de chacun transcende l’instant.
 
13- Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions…

Merci à toi ! Au plaisir de se croiser dans un concert ! Enjoy the power !

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