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Kaosguards

 

TROBAR le 20/08/2014

TROBARInterview réalisée par mail.

Et oui n'en déplaisent à tous les poncifs que vous pouvez vous faire sur le Canada ce pays compte dans ses rangs des groupes de Pagan. BLACKGUARD avait ouvert la voie et désormais c'est à TROBAR de se présenter au grand public. Rencontre avec des païens d'outre Atlantique qui en plus s'exprime dans la langue de Molière puisqu'ils nous viennent de Québec.

 

 

 

 

1- Bonjour TROBAR, ravi d’échanger un groupe Québecois…

Bonjour, c'est toujours plaisant de parler à nos frères/soeurs de France!

2- Comment un groupe de cette partie du monde en est venu à faire du folk métal quand on sait que cette culture est née dans le nord de l’Europe ?

Nous sommes évidemment influencés par les groupes de l'Europe nordique, qui ont été l'avant-garde du genre. Il faut savoir qu'au Québec nous avons aussi une musique folk traditionnelle bien à nous, qui nous vient entre autres de nos origines françaises et des apports d'immigrants irlandais et écossais. Nous ne pourrions pas décrire la musique de Trobar comme étant simplement de la musique trad québecoise superposée à des instruments métal, mais certains membres du groupe sont tout de même très influencés par cette musique.


3- Comme tout bon groupe Québécois vous vous attachez à déclamer des paroles en Français. Êtes-vous hostiles dans le futur à écrire en Anglais ?

Certains groupes viennent naturellement à écrire en anglais, probablement parce que c'est la langue par défaut de l'industrie de la musique. Pourtant, de plus en plus de groupes de folk métal, notamment Nord-Européens, réussissent à rejoindre un large public en chantant dans leur langue nationale. Nous serions très fiers si notre musique devenait une fenêtre par laquelle les gens de l'extérieur pourraient découvrir notre culture. C'est pourquoi nous ne pensons pas faire de compromis sur cette question. De toute façon, peu importe le langage, le métal a toujours rassemblé des gens de différentes parties du monde.

4- Dans quels viviers puisez-vous vos inspirations pour écrire vos paroles ?

Nos paroles sont inspirées de l'histoire et de légendes de notre pays. Comme plusieurs de nos pièces sont d'ambiance festive, l’alcool est un élément récurrent! Par exemple, nous avons plusieurs légendes et chansons de chez nous qui parlent du diable venant sur terre chercher les mauvaises âmes. Dans la dernière pièce de notre album, le diable entre dans une taverne et lance un défi aux buveurs présents : celui qui boira un tonneau entier de sa cuvée aura la vie éternelle, les autres viendront avec lui en enfer. Arrivent ensuite plusieurs mésaventures à chacun des six personnages de la chanson, représentant chaque membre du groupe Trobar. C'est un bon exemple de texte inventé par nous, mais inspiré par nos légendes et par nos soirées festives.


5- Vous avez sorti un EP en 2011, quels sont selon toi les différences avec « Charivari » votre nouvel album?

En 2011, nous avions à notre actif plusieurs compositions, mais nous avons seulement pu enregistrer un album d'environ une demi-heure en raison de différentes contraintes. Le nouvel album comprend donc une partie de ces anciennes compositions, que nous jouons en concert depuis un certain temps et qui se rapprochent du style de notre premier EP, et de nouvelles compositions inédites. Nous pourrions affirmer que nos nouvelles compositions sont de plus en plus de style progressif.

6- Donnes-nous un aperçu de l’ambiance d’un concert de TROBAR ?

Comme nos pièces sont souvent composées de différentes parties, passant d'ambiances lourdes à d'autres, plus festives, psychédéliques, puis folk acoustique, nous réussissons assez facilement à garder l'attention de notre public tout au long du spectacle. Les gens nous parlent souvent de la cohésion que nous avons entre nous sur scène, et du plaisir que nous avons et que nous savons transmettre au public lors de nos concerts.


7- Votre enregistrement est effectué en plusieurs étapes ou en une seule prise ?

Comme nos arrangements sont assez complexes, nous enregistrons en plusieurs prises. Nous aimons expérimenter plusieurs choses en enregistrant, comparer des prises différentes entre elles et choisir. L'enregistrement est l'une des phases créatives dans notre musique. Quand nous entrons en studio, nous ne savons jamais exactement ce qui va en sortir au final.

8- Pendant la création d’un titre vous commencez par quel bout ? Quel est l’instrument qui va apporter les lignes directrices ? 

Généralement, c'est notre claviériste, Alexandre Levasseur, qui compose la musique. Au départ de la création d'un titre, n'importe quoi peut lui amener l'idée initiale. Un riff de guitare, une mélodie envoûtante à la flûte ou bien un beat de drum; rien ne se construit autour d'un seul instrument ou d'un bout spécifique. Ce qui importe le plus c'est l'inspiration que chaque nouvelle partie créée apporte à l'ensemble de la musique. Souvent, le résultat final n'a absolument rien à voir avec l'idée de départ. Quand le squelette est final, nous entamons la composition du chant en s'inspirant directement de la musique.
Mais à chaque fois, ce n'est que le début d'une longue aventure. C'est quand tous les membres maitrisent leurs parties respectives que le vrai travail commence. C'est alors que tous apportent leur couleur et leurs idées dans le bût d'améliorer la composition. Nous avons un plaisir fou à prendre part à cet exercice et c'est pourquoi quand on nous demande ''quelle est votre chanson préférée ?'' nous avons tendance à répondre ''La dernière, celle sur laquelle on travaille''.

9- Tout le monde compose dans TROBAR ou y a t-il un ou des leader(s) artistique(s) ?

Le leader artistique du groupe est incontestablement notre claviériste Alexandre Levasseur, qui fait le gros des compositions, mais aussi les graphismes. Ce qui est bien avec sa façon de composer, c'est qu'elle permet à chaque membre du groupe de se greffer facilement et d'apporter des touches personnelles aux compositions. Nous partons d'une certaine structure, mais le résultat final résulte de l'apport de chacun des musiciens.


10- Quelles sont les formations qui vous ont donées le virus du métal folk ou autres à vos débuts ?

Avant Trobar, Alexandre et Vincent faisaient partie d'un groupe de métal plutôt symphonique, mais qui avait des influences de folk, l'un des musiciens de ce groupe étant un violonneux trad (il contribue d'ailleurs à notre nouvel album en tant que musicien invité). Quand ce groupe s'est dissous, la vague de groupe folk métal d'Europe prenait de l'importance, avec la montée de groupe tel que Moonsorrow, Korpiklaani et Eluveitie. Trobar s'est formé dans ce contexte.

11- Compte tenu de votre éloignement de la vieille Europe avez-vous des contacts avec les groupes de notre continent ?

Nous n'avons pas vraiment de contacts, mais nous constatons un intérêt pour notre musique de la part de plusieurs amateurs de métal folk européens. Nous avons déjà ouvert un concert pour des groupes européens tels que Korpiklaani, Moonsorrow et Tyr.


12- Quels sont désormais vos plans d’attaques pour conquérir de nouveaux fans ?

Maintenant que notre premier album complet est disponible, nous comptons aller jouer dans plusieurs nouvelles villes du Québec dès cet été pour le promouvoir. Nous utilisons internet pour nous faire connaître un peu partout dans le monde, et cela commence à porter ses fruits. Nous sommes sur une bonne lancée, si cela se maintient, nous pouvons être très optimistes pour le futur!

13- Merci de nous avoir accordé l’occasion de mieux connaître votre univers, à vous d’apporter un commentaire final…

Merci pour cet interview, nous vous invitons bien sûr à rester connectés à notre Facebook et notre Twitter!

 

 
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