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LYON METAL FEST 3 au Transbordeur (Lyon) le 31/05/2008

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Pour cette nouvelle édition le Lyon Metal Fest nous réserve 9 groupes français plutôt dans la veine « Neo » du metal, même si nous verrons que certains groupes présents à l’affiche n’avaient pas grand-chose à faire ici. La bataille a eu lieu au transbordeur tantôt dans le trans’club tantôt dans la grande salle. Le décor étant planté on peut y aller...

On commence les hostilités à l’heure, l’organisation Base prod est toujours aussi impeccable, avec le groupe SILLY TWATS, des lyonnais sympathiques qui ont tout donné dès la première chanson pour mettre le feu dès le départ de ce Fest. Pas facile comme charge sur le dos mais c’est assez réussi, la populace métalistique s’entasse au fur et à mesure des entrées dans le trans’club, les premiers pogos arrivent presque immédiatement, le ton est donné dans le public et une bande de jeune est là pour en découdre. Ca va chier ce soir dans la fosse !!! On notera juste un léger problème de son sur la guitare du gratteux de Silly twats… mais rien de méchant, ils s’en sortent avec brio et remplissent la mission.

Allez on enchaîne cache en se déplaçant dans la grande salle avec le groupe FURTHER DIMENSION. Alors là, premier bémol… Mais qu’est ce que ce groupe vient foutre ici.. et dans la grande salle en plus … Putain la révolte, le chanteur annonce la couleur : c’est leur premier concert … et ça se sent à mort.  C’est la catastrophe musicale, le chant n’est pas en place, le son n’est pas terrible, le guitariste a même fait repartir une chanson 4 fois avant d’être prêt à jouer .. (vous savez quand le batteur fait un, deux, trois, quatre, que tout le monde part sauf le guitariste qui dit STOP !! on recommence j’étais pas prêt … ? bah ça craint, si on assume pas d’être sur la grande scène du transbordeur, on laisse la place à des vrais professionnels comme « Troides Priamus Ecuba » et on arrête de fanfaronner. Alors à noter également le guitariste toujours … qui débranche son câble avec son pied... (bon ça peut arriver) qui s’en rend compte seulement au bout de 30 secondes... qui se baisse et remet son câble dans l’ampli... C’est du plus bel effet!
Bref passons ce groupe, c’est la honte... visiblement dans l’assistance les jeunes n’étaient pas là pour écouter de la musique donc ça a quand même bien bougé. La salle s’est vidée tout au long du set pour tomber sur le troisième groupe.

Là, c’est la baffe !!!
TROIDES PRIAMUS ECUBA débarque dans le trans’club et pose le cadre immédiatement, c’est la fête, pas de colifichet, une musique ultra efficace et un groove ENORME !!!! La salle est en délire, le trans’club est plein à craquer c’est un foutoire innommable, ça slam dans tous les sens. Même les gens qui étaient en haut, à observer tranquille loin de la rage de la fosse, bougent la tête. Le set est parfait et coule comme un tube de vaseline. Le fist est direct, bravo les gars. (on est encore plus dégoûté qu’ils ne fussent pas sur la grande scène … quoique l’ambiance n’aurait peut être pas était aussi fraternelle et chaleureuse. )

Allez ça continue toujours aussi vite, la machine est bien huilée… UNCOLORED WISHES arrive sur la scène du grand transbo. Encore une fois, ce n’est pas qu’une question de goût mais c’est la mascarade… qu’est ce que ce groupe fout ici ?? Sérieux … le chanteur débarque sur scène en chantant faux, en tapant des poses ridicules, vêtu d’une cape dernier cri année 70.. mais sérieux, on se croit dans l’école des fans … Allez chante une chanson pour ton papa et ta maman. Le son est mauvais et pourtant dieu sait que le transbo a une capacité de son énorme (on va le voir très prochainement …patience). Bref vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas ce groupe sur scène.. on passe au suivant.

EYELESS arrive dans le trans’club, on sent déjà la tension redescendre pourtant c’est certainement le groupe le plus « violent » de la soirée, mais bon on sent bien que les p’tits jeunes dans le public commencent vraiment à fatiguer voir à dégueuler, et ouais, ça tient pas la binouze à c’t’âge là... les gamines non plus d’ailleurs. Bon les Eyeless pendant ce temps envoient la purée, c’est propre, ce n’est pas révolutionnaire d’un point de vue musical mais ça se tient bien et c’est pro. Le public est satisfait de leur prestation.

Arrive certainement un des groupes les plus attendus de la soirée, THE OLD DEAD TREE dans le grand transbo. Bon bah voilà, ça c’est du son… on sent qu’il y’a des pros derrières les instruments et derrières la table de mix. A l’inverse du concert de « Uncolored wishes » TODT est peut être un des groupes qui possède le meilleur son au transbordeur.
Donc la salle est pleine et le set se passe bien. On connaît à peu près tous The Old Dead Tree maintenant, c’est une musique limite presque Doom et on a pris beaucoup de plaisir à l’écouter tranquille sur les gradins. Le chanteur a eu quelques problèmes de justesse au début du set, il a un peu de mal à se chauffer. Mais rien de dramatique.

Allez, on va voir les extra terrestres de la soirée, mais qui ont pourtant complètement leur place ici. The CNK, second groupe du chanteur d’Anorexia Nervosa. Bon déjà premier constat, les costumes russe / communiste, un écran derrière le batteur qui projette de la propagande décalée, un batteur qui joue debout et sans grosse caisse (oui vous avez bien lu) : l’originalité à l’état brut. Salut, on est The CNK et on va vous faire quelque chose de différent qui change un peu. Putain ça fonctionne carrément bien. Le chanteur a un charisme extra ordinaire et il tient la salle dans ses mains comme un marionnettiste, on se croirait plongé en pleine guerre froide. L’ambiance dans la salle repart de plus belle et le bordel recommence, les gens sont comme des fous, et c’est plein à craquer. Belle découverte, on leur souhaite de faire beaucoup de bruit.

Un peu plus de préparation dans le grand transbo, et BLACK BOMB A  arrive comme une furie sur scène. On ne va pas le nier, il suffit d’être observateur 5 minutes, les gosses sont venus principalement pour eux. Immédiatement c’est une putain de fête dans la salle pleine. Les deux chanteurs du groupe s’en donnent à cœur joie et occupent l’espace de la scène en vrai pro. La prestation est nickel, bon je ne suis pas particulièrement fan de ce style musical mais il faut reconnaître que c’est bien fait et diablement efficace.

Il est 23h30 quand le plus célèbre groupe de Fusion Hardcore de ces vingt dernières années (et punaise ça passe les gars !) arrivent sur la scène du Grand Transbordeur. Le « boxif » est à son comble et ça va arracher sévère « on stage » comme dans la fosse. Les LOFOFORA se déchaînent comme au premier jour et le public devient hystérique… Quand on possède à son répertoire des titres comme « L’œuf »,« Alarme Citoyens » ou « Mémoire de Singes » tiré du dernier album, comment ne pas rencontrer un succès franc et massif.. Assommés par la puissance de feux de ces quatre affreux, aplatis par cette voix écorchée de Reuno, nous en avons pour notre argent ce soir. Rien que pour cette prestation il était indispensable de participer à cette troisième édition du Lyon Metal Fest. Quelques accords de « Sad but true » résonnent même pendant le set et la machine de guerre repart sur les rails plus incontrôlable que jamais. Le concert aura finalement été à rallonge, à la satisfaction de tous les protogonistes de la soirée. Vivement l’année prochaine !!!

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