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Kaosguards

 

AMON AMARTH + Carcass + Hell le 18/11/2013 à l'Olympia (Paris)

Voilà une affiche qui aura été tout autant attendue que décriée ! Deux grands groupes de Death mélodique aux ambiances radicalement différentes se partageant l'affiche, avec pour beaucoup de puristes un sentiment d'injustice à voir CARCASS relégué au rang de première partie. Que le groupe de Jeff Walker soit plus ancien et donc plus "légitime" comme tête d'affiche que leurs collègues Scandinaves aux yeux de leurs fans, cela peut se comprendre, mais d'un point de vue purement commercial, il faut admettre qu'AMON AMARTH remplit bien plus facilement une salle au jour d'aujourd'hui.

 

Et remplie, elle l'était ! Au bord du sold-out, même ! C'est donc tassés comme des anchois que nous investissons les lieux à 20h, heure d'ouverture des portes indiquée sur le billet. Grosse déception. Sans plus d'explications, on remarque que les portes étaient ouvertes dès 18h30, et ce pour faire débuter les concerts à 20h pétantes ! Ajoutez à cela une durée de jeu ridiculement courte pour HELL (vingt minutes à peine), et vous comprendrez que j'ai loupé le premier groupe de la soirée ! C'est vraiment dommage, surtout que j'avais grandement apprécié la performance très théatrale du groupe de Heavy Métal anglais quand ils faisaient la première partie d'ACCEPT au Bataclan en 2012, et que j'étais bien curieux de voir comment ils allaient défendre leur prochain album. Tant pis.

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CARCASS est donc le prochain groupe à investir la scène. Amputés de Michael Amott, c'est Ben Ash (PIG IRON, DESOLATION...) qui donne la réplique à Bill Steer. Pendant environ une demi-heure, le groupe nous fait partager sa poésie médico-charcutière dans une ambiance ténébreuse, agrémentée d'images choc diffusées sur écrans de chaque côté de la scène. Le son n'est, disons-le franchement, vraiment pas terrible, une saturation excessive et de l'écho ont noyé la guitare soliste dans une sorte de bouillie sonore. Pour le côté Death Métal, c'est sûr, il était assuré, mais pour le côté mélodique, on repassera...

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La setlist fait la part belle à leur dernier album, "Surgical Steel", sorti en septembre, avec trois extraits. Malgré le son moyen, le groupe nous offre quand même une performance carrée tout au long de huit chansons, dont deux medleys, et merci au revoir ! Voilà, en une petite demi-heure, tout est plié ! Du coup, la déception des fans du groupe de ne les voir qu'en première partie se fait un peu plus compréhensible. Plus qu'à espérer un meilleur set au Hellfest l'été prochain.

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Vingt minutes d'entracte, l'occasion de savourer (ou pas) une pinte à 8€, quand un roulement de tonnerre traverse l'Olympia: les Vikings débarquent ! La scène s'illumine sur un backdrop à l'effigie du dernier album, "Deceiver Of The Gods", agrémenté de deux stèles runiques qui s'illumineront en rouge et en bleu tout au long du set. Ambiance ! Sans plus attendre, les Nordiques attaquent leur promo avec un morceau particulièrement accrocheur, "Father Of The Wolf", directement suivi de la chanson-titre, dantesque. Le public est immédiatement conquis et le sol de la salle, connu pour être pas mal tremblant, nous fera rebondir comme jamais. Les pits commencent bien sûr très tôt, et le second single de "Deceiver", intitulé "As Loke Falls", sera l'occasion d'un wall of death que ne renierait pas Ragnar Lothbrok.

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La promo s'arrêtera sur ces trois morceaux, le groupe passant ensuite à une sélection de morceaux taillés pour le live issus de sa discographie récente. L'accent est mis sur les compos les plus mélodiques, et les albums les plus représentés, hormis le dernier, ont été "Twilight Of The Thunder God" et "Surtur Rising". Les fans de la première heure regretteront qu'aucun morceau des trois premiers albums n'ait été joué ce soir, mais la setlist contenait suffisamment de perles pour nous faire passer un très bon moment, parmi lesquels "Varyags Of Miklagard", très bonne surprise, "Guardians Of Asgaard" dont on ne se lasse jamais, et le toujours efficace "War Of The Gods".

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Johan Hegg se montre très en forme et assure la communication avec le public. Ses collègues sont restés pas mal en retrait, mais la prestance du géant barbu et la scénographie ont suffi à instaurer une ambiance de bataille épique. On notera cependant en principal point noir le même défaut qu'avec CARCASS: un son trop lourd, une batterie trop présente, le tout noyant les guitares, surtout la guitare soliste, impardonnable quand le groupe insiste tant sur l'aspect mélodique ! Les morceaux étaient tout de même clairement reconnaissables, mais il fallait tendre l'oreille pour entendre certains solos.

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Deuxième point noir: c'était beaucoup trop court ! Une dizaine de morceaux, et voilà qu'à la surprise générale ils passent déjà aux rappels ! C'est donc une dernière grosse bataille avec la doublette "Twilight Of The Thunder God" et "The Pursuit Of Vikings" qui vient clore cette épopée viking, intense tout le long de sa petite heure et demie.

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On sort donc de la salle à 23h, satisfaits des belles performances que nous ont offertes les groupes, mais tout de même un peu contrariés par la durée assez courte du show, par le souci sur les horaires, et par les problèmes sonores. Heureusement, tout cela n'aura pas suffi à gâcher ce qui a été, au final, une belle soirée nordique !

 

BrocasHelm

 

Merci à Pierre-Marie Kerdelhue pour les photos !

 

 
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