Accueil arrow Live Reports arrow WACKEN OPEN AIR, les 01, 02 et 03 Août 2013

Kaosguards

 

WACKEN OPEN AIR, les 01, 02 et 03 Août 2013

Image

 

 

24 Years: Louder Than Hell. Chaque année depuis sa création, le père des festivals européens nous promet de taper encore plus fort. Un pari pas forcément évident à tenir tant la tentation peut être grande de se reposer sur ses lauriers, le festival ayant su fidéliser une clientèle qui lui assure un sold-out systématique (je précise qu'à l'heure où j'écris ces lignes, l'édition 2014 est déjà complète !)

 

Alors quels sont les arguments cette année de ce festival qui est tant vénéré par ses habitués que critiqué par une partie des métalleux qui n'y voient qu'une gigantesque machine à fric ? Avec pour la première fois de son histoire RAMMSTEIN et DEEP PURPLE à l'affiche, il est clair que le Wacken avait un sérieux atout. Le reste de l'affiche compte principalement des habitués tels que DORO, SUBWAY TO SALLY, RAGE, peu de surprises en somme, à part le retour d'ALICE COOPER après trois ans d'absence et la première apparition de LAMB OF GOD.

 

Après un long voyage sur les autoroutes françaises, belges et allemandes, au cours duquel des rencontres se sont faites et de belles amitiés se sont formées (dire que nous sommes supposés êtres des zombies gothiques nazis misanthropes !), nous arrivons sur le site le mardi à 23h50, et c'est là qu'arrive le premier couac: le réglement mentionne bien qu'un tarif de 10€ par personne est appliqué pour toute arrivée avant l'ouverture officielle du camping (mercredi à minuit), mais appliquer bêtement ce réglement à ceux qui arrivent dix minutes à l'avance, c'est écoeurant et ça donne aux festivaliers l'impression de n'être que des vaches à lait. Un accueil amer de la part de l'organisation, mais nous ne nous laissons pas abattre et tâchons de profiter de cette première nuit sur place malgré la pluie !

 

Si l'évocation de la pluie peut effrayer celui qui a survécu à l'édition 2012, fort heureusement, ça n'a pas été le "Wetnam" cette année, et à part quelques (violentes) averses le temps était au beau fixe, avec même un vendredi caniculaire. Le mercredi étant réservé à l'installation en bonne et dûe forme, à la rencontre avec les voisins et à la ballade dans le village qui s'est mis entièrement à l'heure du festival, jusqu'aux évangélistes qui distribuaient gratuitement la Bible en plusieurs langues, je n'aurai vu comme concerts que RUSSKAYA et SANTIANO, les groupes folk toujours fidèles au poste pour mettre l'ambiance au village médiéval en attendant que les réelles hostilités commencent le lendemain.

 

Jeudi 1er août

 

Les scènes principales ouvrent avec, comme tous les ans, SKYLINE, groupe de l'organisateur qui reprend quelques hymnes mythiques telles que "We Are the Metalheads", ou "Paradise City". Il est à noter qu'exceptionnel, tous les concerts de ce soir-là se déroulent sur la Black Stage, la True Metal Stage étant réservée pour RAMMSTEIN à 22h15. On se rend également vite compte que cette année, le son des groupes se diffuse sur les deux scènes principales à la fois, le rendant effectivement bien plus fort qu'avant. Le résultat donne parfois un volume sonore légèrement excessif, même si la clarté est au rendez-vous (à l'inverse du Hellfest et de ses éternels problèmes de basses), et des interférences trop fréquentes avec la Party Stage, la troisième scène principale.

 

SKYLINE fait vite place aux thrasheux canadiens d'ANNIHILATOR qui alterneront entre nouveautés issues de leur album à paraître et classiques du groupe tels que "Fun Palace", "Set This World On Fire" et bien sûr "Alison Hell". La prestation ne manque pas de panache et le public, surmotivé, fait honneur au groupe à grands renforts de circle pits et de walls of death.

 

Nous nous éloignons ensuite du site pour aller assister sous le chapiteau (la Headbangers Stage pour être plus précis) à la performance du groupe allemand HAGGARD, impressionnant dans son registre doom symphonique. Si la petite taille de la scène ne permet pas de sortir l'orchestre au complet, le groupe assure quand même un show envoûtant et se trouve même victime de son succès tant la foule s'amasse sous le chapiteau. Un groupe qui mériterait grandement de venir se produire en France.

 

Il est 19h10 et nous avons donc une heure pour revenir sur le site et trouver une bonne place pour la première tête d'affiche, DEEP PURPLE. Peu enclin aux effets de scène et jeux de lumière, le groupe se présente en t-shirt et donne un show minimaliste, n'apportant que leur bonne humeur et une bonne dose de hard rock classique – et c'est nettement suffisant ! Pendant une heure et demi s'enchaîneront classiques intemporels et sessions de jams, les musiciens se comportant comme sur une petite scène de bar alors que la foule devant la scène est impressionnante: le contraste est saisissant ! Certains morceaux manquent bien sûr à l'appel, on peut regretter l'absence de "Child In Time", "The Battle Rages On" ou "Anya", mais dans les incontournables tout y est, "Highway Star", "Space Trucking", "Perfect Strangers", et bien sûr "Smoke On The Water" avec en invité surprise Uli Jon Roth, ex guitariste de SCORPIONS. Le groupe s'offrira un rappel avec deux reprises, "Green Onions" et "Hush", et enfin "Black Night" avant de nous souhaiter bonne soirée et nous laisser avec RAMMSTEIN.

 

La nuit est tombée et le site est plein à craquer quand jaillissent les premières flammes. La foule est immédiatement électrisée ! Évidemment aucune nouveauté à présenter, le groupe n'ayant pas sorti de nouvel album depuis 2009, juste un nouveau spectacle à en mettre plein les mirettes. Disons-le tout de suite, on comprend dès les premières minutes pourquoi la scène leur était réservée. À mille lieues du concert à la cool de DEEP PURPLE, les teutons donnent dans la surenchère pyrotechnique sans jamais tomber dans un agaçant déballage de moyens, car tout reste parfaitement en accord avec le style et l'image du groupe, créant une sorte de théâtre sauvage dont l'action se situerait au coeur d'un enfer industriel. Au niveau de la setlist, on retrouve bien sûr "Mein Teil", "Du Riescht so gut", "Keine Lust", "Du hast", sans oublier la minute douceur avec "Ohne dich" en milieu de set. Pas de "Reise, Reise" ni de "Amerika" en vue, mais des morceaux un peu moins connus comme "Ich tu dir weh". Le groupe quitte la scène au bout d'une heure et demi avec "Ich Will", mais alors que les premiers festivaliers hésitent à se diriger vers la sortie, les premières notes de la version piano de "Mein Herz Brennt" résonnent sur le site et hypnotisent l'assemblée. Le rappel se poursuivra avec "Sonne" et le très classieux "Pussy" pour enfin conclure cette journée de concerts riche en émotions !

 

Vendredi 2 août

 

La canicule rend les choses difficiles en ce vendredi après-midi. Pour avoir de l'eau, attention aux stands buvettes, ils la vendent ! Incompréhensible, par cette chaleur, ce qui ne veulent pas se vider les poches doivent faire la queue aux toilettes pour remplir leurs verres. Je sais bien que le Wacken est plus habitué aux pluies qu'aux canicules, mais de l'eau gratuite et accessible au cas où me semble être un minimum, surtout pour un festival de cette ampleur.

 

Bref, nous arrivons sur le site à 14h45 et il y a déjà foule devant POWERWOLF qui fait l'attraction de ce début d'après-midi. Groupe de power métal atypique, POWERWOLF en fait des tonnes dans une mise en scène qui fleure bon le satanisme d'opérette, mais le charisme de son ténor de chanteur rend l'ensemble captivant. La messe est dite et le groupe part sous les applaudissements.

 

Dans un registre moins grand-guignol, IHSAHN prend la suite sur la Black Stage. Projet solo de l'ex EMPEROR du même nom, IHSAHN distille un métal progressif indéfinissable, mélangeant diverses influences allant du heavy au black pour former un tout qui se révèle étonnament consistant.

 

Formation de vieux briscards du heavy danois, PRETTY MAIDS monte sur la True Metal Stage à 17h15 pour défendre son dernier album, "Motherland". Un concert assez court, ponctué de quelques petits discours, les nouveaux morceaux sont vite expédiés pour laisser place à ce que veulent les festivaliers, du classique, du tube ! "Back to Back", "Yellow Rain", "Future World" pour finir sur "Red Hot and Heavy", le groupe s'exécute et donne une bonne prestation à ravir les fans, même si elle ne sera pas la plus mémorable du week-end.

 

Nous partons ensuite pour la Party Stage pour voir SOILWORK, un des grands groupes de la scène death mélodique suédoise. Une prestation en demi-teinte, la qualité sonore de la scène ne faisant pas justice à un groupe qui se donnait visiblement du mal, sans parler des trop nombreuses interférences avec AGNOSTIC FRONT qui se produit en même temps sur la Black Stage. Dommage.

 

SABATON, groupe de power métal suédois, avait l'air très attendu sur la True Metal Stage et fait forte sensation dès les premières secondes de son concert ! Une semi-découverte pour moi (qui ne les connaissais que de nom), ils offrent des hymnes entraînantes et fédératrices avec un son de grande qualité, sans parler de son infatigable vocaliste Joakim Brodén qui parvient à tenir la note haute tout en piquant des sprints le long de la scène, ne s'arrêtant que pour vider des bières, blaguer sur la soif intarissable du public allemand, et échanger sa veste avec celle d'un spectateur. Un véritable showman qui vole la vedette à ses collègues et ferait presque oublier qu'ils sont avant tout là pour faire de la musique !

 

MOTÖRHEAD... que dire ? À l'origine annulé pour raisons de santé, le groupe se décide à venir au dernier moment et monte donc sur scène. Une interprétation correcte bien que Lemmy ait visiblement l'air exténué, courbé sur sa basse, presque méconnaissable. Finalement, le concert, d'abord prévu pour durer une heure et quart, sera interrompu au bout d'à-peine une demi-heure et le groupe disparaît sans même un au revoir. Nous apprendrons plus tard que Lemmy s'était évanoui derrière les enceintes et a dû être évacué du site par ambulance, mais qu'il se rétablit. Si le courage du bonhomme, préférant ses fans à sa santé, est admirable, il est assez triste de le voir tirer sur la corde à ce point-là. Souhaitons-lui un bon rétablissement, et surtout, beaucoup de repos !

 

La nuit tombe, place à la tête d'affiche du vendredi, DORO ! Pour l'anniversaire des trente ans de sa carrière, ses amis de l'orga lui avaient promis un beau cadeau, et ils ont tenu parole ! Concert d'une heure et demi, grand déballage scénographique et pyrotechnique, et guests à la pelle, la reine du métal s'est vue dérouler le tapis rouge. Submergée par l'émotion, elle passera une bonne partie du concert à exprimer sa gratitude dans de longs discours larmoyants. Le spectateur étranger peut être agacé par cet épanchement excessif, mais les Allemands m'ont assuré que c'est juste sa personnalité, que malgré sa presque cinquantaine, elle a gardé une âme d'enfant et a su conserver la magie du rock qui se vit comme une passion avant de devenir un business. Et ses discours paraissent tellement sincères, que je suis prêt à le croire. Au niveau de la setlist, elle a été spécialement taillée pour l'événement, à savoir un peu de promo de son excellent dernier album avec "Rock Till Death" ou "Raise Your Fist", et pour le reste, du WARLOCK et encore du WARLOCK ! Les invités se suivent pour revisiter les classiques que sont "East Meets West" (avec Chris Boltendahl de GRAVE DIGGER), "Für Immer" (avec Uli Jon Roth), "Metal Tango" (avec Eric Fish de SUBWAY TO SALLY). Au niveau des surprises, un duo avec Biff Byford sur le classique de SAXON "Denim and Leather" et un duo avec Phil Campbell de MOTÖRHEAD sur le tube de JUDAS PRIEST "Breaking The Law". Sans oublier le final de folie sur "All We Are" avec tous les invités sur scène en même temps, rejoints par Joakim Brodén de SABATON et les membres de CORVUS CORAX, et le rappel "Earthshaker Rock", qui vient conclure la fête et tourner une page de l'histoire du heavy métal.

 

Mais la soirée n'est pas finie, il y a encore de bonnes surprises, et la meilleure, c'est sans hésiter le concert intimiste donné par Uli Jon Roth une heure plus tard sous le chapiteau. Avec ses musiciens, le maître passera une heure à nous montrer l'étendue de son talent à la guitare et à revisiter quelques perles du répertoire de SCORPIONS telles que "In Trance" et "We Burn The Sky". Si son chanteur ne remplace pas Klaus Meine, il s'en tire sans trop de mal. Seule chose à reprocher à ce concert, un son beaucoup trop massif pour le style. Mais au niveau de l'interprétation elle-même, elle était époustouflante.

 

Le concert de GRAVE DIGGER, par contre, était plutôt décevant, malgré la bonne volonté évidente. La faute principalement à une setlist faisant la part belle aux morceaux à tempo moyen, plombant le rythme et empêchant le concert de vraiment décoller. Déçu, je retourne sous le chapiteau où j'assiste à la fin du concert de BULLET, groupe suédois qui envoie un heavy/glam vicieux et sans concession. Une très bonne découverte à suivre de près.

 

Samedi 3 Août

 

La fatigue commence à se faire sentir pour ce dernier jour de festival, et nous arrivons aux portes du site pendant le set de FEAR FACTORY que nous ne verrons que de loin. Nous en voyons juste assez pour constater que le groupe envoie un gros son à faire trembler les murs (littéralement !), même si comme il le lui est souvent reproché depuis quelques temps, le chant de Burton C. Bell devient trop poussif.

 

Il est assez difficile d'évoquer le groupe allemand DIE APOKALYPTISCHEN REITER sans employer une célèbre expression étrangère: dans les pays anglo-saxons, l'acronyme WTF (what the fuck) est employé pour qualifier quelque chose d'indéfinissable, de surprenant, qui semble échapper à toute logique. DIE APOKALYPTISCHEN REITER est donc un groupe WTF, sorte de mélange improbable de thrash, de folk et d'électro-indus, avec des tenues de scène oscillant entre le militaire à redingote et masque à gaz et le sado-maso. Un joyeux bordel, sorte de Rock Horror Picture Show métallisé, qui semble avoir un public dévoué mais qui m'aura laissé perplexe.

 

Et voilà que tombe l'averse. L'unique averse de la journée, violente, s'abat sur le site pendant le set de LAMB OF GOD, dont c'est la première apparition à Wacken, comme si Dieu cherchait à trier ses agneaux pour ne laisser que les plus motivés. Qu'à cela ne tienne, sortons les imperméables offerts par l'orga, voire les parapluies (certains se reconnaîtront peut-être), et secouons-nous la tête devant un Randy Blythe très en forme et très communicatif. Un set lourd, brutal et boueux à l'image de la météo conquiert le public allemand sans problème et s'inscrira sans doute parmi les moments forts de cette édition.

 

La pluie s'arrête sitôt le concert fini (ça ne s'invente pas), juste le temps d'aller se réchauffer aux nombreux stands de restauration avant le début d'ANTHRAX. Un show efficace mais sans grandes surprises, Joey Belladonna tient toujours une forme olympique et un mosh pit géant se forme assez vite sur le sol boueux à partir des premières notes de "Caught in a Mosh". Un concert qui repose sur les grands classiques du groupe, "Among The Living", "I am the Law", "Antisocial", toujours diablement efficaces. Je ferais une mention spéciale à l'émouvant "In The End", issu de leur dernier album "Worship Music", dans lequel Belladonna porte un vibrant hommage à Ronnie James Dio, imitant sa gestuelle et sa voix si particulières dans un morceau au tempo moyen et aux sonorités épiques qui se démarque de leurs productions habituelles. Mémorable.

 

DANZIG investit ensuite la Black Stage pour une heure de show rock'n roll démoniaque, scindé en deux parties distinctes: arrivé à la moitié de son set, il embraye en effet sur un set spécial MISFITS avec Doyle Wolfgang von Frankenstein à la guitare, avant de terminer par l'incontournable "Mother", et le non moins classique des MISFITS "Die, Die my Darling". Une bonne leçon de rock à l'ancienne et une bonne session de rattrapage pour ceux qui l'auraient loupé au Hellfest.

 

ALICE COOPER remporte très certainement la palme de la meilleure ambiance pour une tête d'affiche cette année. Bien sûr, ceux qui connaissent les concerts de Cooper savent que, tout comme RAMMSTEIN deux jours avant, il donne dans le show parfaitement millimétré et ne laisse aucune place à l'improvisation ni à la communication. On commence aussi à connaître les ficelles qui ne changent pas au fil des ans, la camisole, la guillotine, les infirmières zombies... c'est prévisible, mais on en redemande ! Le maître des horreurs nous a concocté pour l'occasion une setlist éclectique qui, si elle fait la part belle à l'album "Billion Dollar Babies", tape dans l'ensemble de sa discographie et nous ressort même quelques perles comme le joyeusement kitsch "The Man Behind the Mask". La fin de concert commence à ressembler à une résurrection de Woodstock alors que s'enchaînent des reprises de classiques des DOORS, des BEATLES, de Jimi Hendrix ou des WHO. Un petit voyage dans l'histoire du rock avant de conclure en beauté avec "School's Out" et son traditionnel lâcher de ballons. On ressort de ce concert avec un sourire béat aux lèvres.

 

Après l'horreur festive, place au gothique solennel de NIGHTWISH sur la True Metal Stage. Officiellement la dernière date avec la chanteuse intérimaire Floor Jansen (REVAMP), on espère cependant une future collaboration durable tant elle met du coeur à l'ouvrage. Ne cherchant à imiter ni le chant lyrique de Tarja ni le chant pop d'Annette, Floor impose son style et donne dans une voix puissante et brute, respectant l'esprit des compositions originelles tout en nous les faisant redécouvrir. L'exercice était casse-gueule, et elle s'en est plutôt bien sortie. Si "Imaginaerum" s'est bien sûr taillé une belle part, la setlist offerte ce soir parcourait une bonne partie de leur discographie, accompagnée d'une scénographie féérique. Nous avons également eu droit à des discours de Marco Hietala, mais avec son accent à couper au couteau, je n'ai strictement rien compris ! Un très beau spectacle au final, qui laisse libre cours à l'imagination quant à l'avenir du groupe.

 

Difficile de se passionner encore pour les concerts à une heure aussi tardive et après tant de bonnes prestations. Ainsi, le concert de Lingua Mortis Orchestra feat. RAGE retombe tel un soufflé, seulement sept morceaux joués parmi beaucoup (trop) d'interludes orchestraux. Il est louable que Peavy Wagner tente de diversifier son approche de la musique avec des projets comme Lingua Mortis Orchestra, mais sur scène, on peine à retrouver le RAGE que l'on connaît, et on s'ennuie. Dommage.

 

SUBWAY TO SALLY intervient après le traditionnel discours d'adieux du promoteur pour conclure le festival en musique. Un heavy / folk dans la lignée d'IN EXTREMO, SUBWAY fait figure d'institution en Allemagne comme le prouve la motivation du public des premiers rangs. Malheureusement, même s'il faut reconnaître que la musique est entraînante et que les bonshommes ne manquent pas de charisme, la fatigue et les courbatures m'empêcheront de profiter pleinement de ce concert. Direction la tente pour une courte nuit avant la longue route du retour.

 

En conclusion, on retiendra un festival satisfaisant de par le professionnalisme de l'orga qui n'est plus à démontrer, la grande qualité générale des prestations, et cette ambiance si particulière parmi les festivaliers, qui a su rester familiale malgré l'immensité de la chose. Je dédie d'ailleurs cet article à tous mes nouveaux amis qui se reconnaîtront dans ces lignes. On regrette cependant certaines mauvaises surprises qui donnent l'impression que l'orga tourne ses priorités vers le profit à tout prix au détriment de son public. Un mal qui touche de plus en plus de festivals, malheureusement. Je rappelle enfin que l'édition 2014 est d'ores et déjà sold-out, ce qui peut très justement en écoeurer plus d'un. C'est pourquoi je dis un gros peut-être à l'année prochaine. Danke Wacken !

BrocasHelm


 

 
< Précédent   Suivant >

Myspace

En ecoute

start Player