Accueil arrow Interviews arrow INNERFIELD le 26/04/2013

Kaosguards

 

INNERFIELD le 26/04/2013

INNERFIELDEnthousiasmés par son premier EP éponyme (chronique ici ), nous avons voulu en savoir plus sur le duo INNERFIELD et leur donner la parole afin de vous présenter ce projet prometteur.

 

 

 

 

 

 

Salut les Innerfield !

 

1 – Tout d'abord, pouvez vous nous présenter un peu le groupe et son histoire ?

InnerField est un groupe de rock/metal instrumental basé à Grenoble. On a lancé le projet en 2010 (après une première expérience commune dans un groupe de covers qui n’a pas duré).

On a réellement et sérieusement fait émerger le projet en 2012 après le départ de Vincent de son groupe Cold Lands et le choix assumé d'un line-up sans concession de type duo. 

Après neuf mois de composition, on enregistre le premier EP 3 titres du groupe en octobre 2012. S’en suit une sortie au format physique le 20 Décembre 2012 puis en format numérique (téléchargeable gratuitement et légalement) en ce début d’année.

 

2 – Pourquoi ce nom, Innerfield ?

Le nom est arrivé assez tard. On voulait quelque chose qui représente bien notre musique et surtout ne pas induire en erreur musicalement par notre nom. On n’est pas assez hargneux pour du métal, trop costaud pour de la pop, pas assez complexe pour du rock prog…bref pas évident. En cherchant dans les champs lexicaux de l'introspection, de la sincérité et de l'évolutivité, on est arrivés à InnerField qui exprime bien la notion de jardin secret musical que nous voulions.

 

3 – Quelles sont vos influences musicales ?

Les deux influences majeures du projet sont peut-être BUCKETHEAD et SCALE THE SUMMIT mais plus généralement nous assumons des influences qui vont du métal/rock progressif (DREAM THEATER, PORCUPINE TREE, TOOL, PINEAPPLE THIEF, BLACKFIELD,...) au rock instrumental (JOE SATRIANI, STEVE VAI,...).

A titres personnels, nos influences sont bien entendu plus larges (du blues au post-hardcore en passant par le funk, le classique et le jazz :)

 

4 – Vous n'avez pas de chanteur. Pourquoi ce choix, et n'est-ce pas préjudiciable ?

A l’origine, Vincent et moi faisions donc parti d’un groupe de covers. Lorsque nous avons décidé de monter un side project « compos », on a cherché un chanteur mais à la suite de plusieurs déconvenues, on a abandonné, et le projet a été mis en stand-by puis Vincent est parti dans Cold Lands. Après son départ de Cold Lands au printemps 2012, on a repris le fil du projet et il m’a dit : «on s’en fout du chant, nos compos sonnent comme ça, on, assume», et moi je l’ai suivi ;)

Au final, c'est un choix intéressant qui permet à celui qui écoute de calquer ses propres images sur notre musique. On essaie de communiquer de l’émotion, un ressenti, et sans textes, cela permet à tout le monde de s’y identifier.

 

5 – Pourquoi ne pas avoir de batteur ?

D’un point de vue composition, nous sommes rapidement arrivés à un stade où nous étions fixés sur des structures rythmiques précises et impliquer une troisième personne aurait impliqué des compromis auxquels nous n’étions pas forcément prêts. D’un point de vue production, les parties batterie étant relativement riches et complexes et nos moyens limités, nous avons préféré assurer une bonne qualité à travers une programmation VSTi plutôt qu’un enregistrement acoustique moyen. Dans l’optique de la suite, il n’est pas impossible qu’un batteur intègre le projet mais on se rend également compte que ce line-up réduit donne une certaine originalité au projet donc...on est encore en réflexion sur ce point.

 

6 – La programmation de la batterie est particulièrement réussie. Qui s'en est occupé ?

Merci. Jérôme s’en est occupé. Nous sommes très contents d’entendre cela car on a beaucoup travaillé que ce soit au niveau de la programmation ou du mixage, pour avoir un rendu naturel et qui porte notre musique. On avait toujours peur de mettre des plans irréalisables ou alors d’en mettre pas assez. Les batteurs de notre entourage nous ont fait remarquer quelques détails, notamment sur le travail du charley, qui pourraient être améliorés par endroit. On va travailler dans ce sens.

 

7 – Comment se passe la composition ? Est-ce différent de composer une musique instrumentale qu'une musique sur laquelle se greffe un chant ?

Cela commence toujours par un riff de basse ou de guitare. Ensuite on jam un peu autour de ça pour en extraire de petites « briques » musicales. De là, on passe directement sur le séquenceur et on essaye de combiner ces briques, ces idées. On greffe ensuite une batterie pour former un squelette musical et puis on va affiner, travailler point par point chaque détail et enrichir petit à petit de nappes, break, variations et thèmes.

Le fait que notre musique soit instrumentale ne change pas la vraiment la façon de composer : au lieu d’une ligne de chant, on met un thème à la guitare ou au piano…. Le vrai challenge, c’était de ne pas tomber dans les structures « classique » intro / couplet / refrain / couplet / refrain. Même si certains le font très bien, ce n’était pas ce que l’on voulait. On  essaie d’éviter la répétition et les choses trop convenues, tout en gardant une certaine cohérence, ce qui nous permet de nous lâcher musicalement parlant (comme le solo de basse improbable de « hello World » ;)

 

8 – Comment avez-vous enregistré et mixé ce premier EP ? 

A la maison ! Au fil des années, Jérôme a acquis un peu de matériel. C’était la solution la plus simple et   économique et cela nous a permis de prendre notre temps.

Au final, nous sommes satisfaits du résultat, même si tout n’est pas parfait !

 

9 – Quels sont les premiers retours que vous avez eu sur cet EP ?

La qualité de la production semble avoir été appréciée ce qui fait très plaisir quand on sait que l’intégralité de l’EP (hors mastering) a été fait en home-studio.

Sur les compositions, nous avons des bons retours en particulier de personnes non-initiées aux musiques métal ou modernes. On cherche avant tout à rester accessible.

On a aussi eu beaucoup de retour sur la pochette de l’album, fait par notre ami Thomas Maniaque (escapade-toxique.com).

 

10 – Je présume que vous allez donner des concerts pour promouvoir votre musique. Comment allez-vous jouer en live ? Envisagez-vous d'embaucher des musiciens de session ou d'avoir recours à des bandes enregistrées ?

Ce premier EP était pour nous une carte de visite, pour décrire notre travail et notre univers. C’était un test, et aux vues des retours on a décidé de continuer avec un second EP. Nous attendons donc d’avancer encore un peu dans la composition du prochain opus pour nous produire et démarcher des premières parties avec 5/6 titres. – potentiellement avec d'autres musiciens ou des bandes enregistrées à la Buckethead.

 

11 – Et maintenant, quelle suite à Innerfield ?

Nous avons étés sélectionné par Dooweet pour apparaître sur une compilation distribuée gratuitement et tirée à 1500 exemplaires. En parallèle nous avons déjà attaqué la composition du prochain EP. Un album qui se voudra plus long, plus varié et plus engagé musicalement.

 

12 – Vous êtes de la région Grenobloise. Comment est la scène rock/metal là-bas ?

Elle est assez dynamique. Nous avons pas mal de bons groupes Stoner (General Cluster,...) ou post-rock (Collapse, Oratrism,...). Le métal n’est pas en reste avec Cold Lands, Amon Sethis, les Holophonics que vous connaissez bien, ou encore bien entendu Nightmare. Il est cependant devenu compliqué de se produire. En dehors des grosses scènes comme l’Ampérage, les cafés-concerts qui acceptent (et rémunèrent) les groupes de rock/métal sont devenus rares (par frilosité ou problèmes de voisinage). Malheureusement il ne reste guère que faire des reprises pop/rock pour espérer tourner régulièrement sans trop de difficultés.

 

13 – Merci pour vos réponses ! Je vous laisse le mot de la fin !

Merci à toi Vega, et à Kaosguards, de nous donner de la visibilité pour notre travail.

Ce sont des retours positifs comme les vôtres qui nous poussent à continuer l’aventure !

 

 

Vous pouvez retrouver et soutenir Innerfield sur leur site internet (première démo d'Innerfield  disponible gratuitement) et leur page Facebook 


 

 

 
< Précédent   Suivant >

Myspace

En ecoute

start Player