| SEPTICFLESH le 28/05/2008 |
![]() Interview réalisée en "live" lors du passage du groupe à Paris en première partie de Vader. 1. Comment se passe la tournée jusqu’ici ? Il s’agit ce soir du premier concert en France je crois ? Oui, c’est le premier, nous étions déjà venus à la Locomotive en 2003, sur le Sumerian Daemons Tour, avec Ancien Rites et Thyrfing….Mais nous revoilà en 2008, avec notre nouvel album, notre nouveau label…et 46 concerts à jouer !!! 2. Season of Mist prend bien soin de vous ? Oh oui, vraiment…Nous nous sentons vraiment soutenus dans la promotion de cet album, sur les tournées…Nous sommes vraiment satisfaits. Et donc, la tournée jusqu’ici se passe effectivement très bien, nous avons par exemple fait une salle à Londres pleine à craquer, 600 personnes, c’était génial… 3. Les anglais n’ont pas nécessairement une réputation de furieux, mais plutôt de sérieux… ! Tu sais quoi ? Je le pensais aussi, et à Londres, il y avait vraiment un public de malades ! 4. Septicflesh est le groupe de l’affiche de ce soir qui à mon sens est celui qui va le plus au-delà des frontières des genres, que ce soit le death ou le black ; dans la mesure où certains sont encore pas mal fermés à l’expérimentation, quel a été l’accueil réservé au groupe jusqu’ici ? Le retour du public a été très bon, on ne s’attendait pas du tout à cela, les réactions sont différentes par rapport à celles d’il y a cinq ans, les gens sont bien plus enthousiastes, vraiment, on s’y attendait pas forcément… 5. C’est quelque chose que tu mentionnes souvent, ce soir ! Cela traduit-il une vraie appréhension par rapport au retour fait sur le disque ? Disons qu’il y a certains pays où nous ne nous attendions pas forcément à un tel retour, comme en Hollande ou au Royaume Uni. 6. Parlons un peu de la scène…comment Septicflesh envisage t-il l’exercice même, vu le concept sophistiqué à la base ? Nous essayons de jouer du mieux que nous pouvons, et chaque chanson a sa propre histoire, et donc il s’agit de donner tout cela à l’audience, nous essayons de conserver l’esprit de ce que nous faisons, il ne peut donc pas s’agir de brandir des bières, et de gueuler « let’s go crazy » en permanence ! (rires). 7. Je qualifierais la musique de SepticFlesh comme « visuelle », un peu comme…une bande originale d’un film ésotérique me passant dans la tête !!! Désolé de l’image, mais c’est un peu cela…qu’en dis tu ? Je suis totalement d’accord, je pense effectivement que la musique que nous jouons est aussi « visualisable » , les morceaux peuvent être utilisés pour t’imaginer un film que cela t’inspire dans ta tête, et je pense même que c’est le genre de chose qui se vérifie également sur scène. 8. Oui, je pense que ta musique peut s’écouter plus allongé dans le noir, qu’à faire du mosh contre les murs !! C’est sûr ! Et je pense que cela est dû à certains éléments de la musique, sur « Persepolis », qui est une chanson très noire, nous avons aussi un ensemble de chœur qui contribue à cette atmosphère, par exemple. C’est aussi un morceau lent. 9. J’ai le sentiment que l’aspect orchestral des choses est de plus en plus important pour vous. Comment se passe le processus d’écriture de telles parties, s’agit-il de superposer des couches les unes sur les autres, ou de tout composer ensemble ? Parfois, nous allons amener des idées, des mélodies, que nous pensons susceptibles de s’inscrire dans un contexte classique par exemple. Puis, Chris (Antoniou, guitare), qui a étudié l’orchestration en Angleterre, sait quoi mettre, ou le mettre, et quels instruments sont opportuns. Donc, parfois, nous avons des mélodies, que nous matérialisons sur les guitares, puis les chœurs viendront après par exemple, mais parfois aussi, Chris va avoir une partie qu’il aura conceptualisée, et il me demandera d’ajouter des parties batteries dessus. Mais nous contribuons tous au processus. Les idées peuvent venir de Seth, de Sotiris, ou de moi, mais au final, les parties de chœur ou autres sont plus du ressort de Chris. 10. Des morceaux comme « Anubis » ou « Sunlight moonlight » sont plus accessibles, certainement du fait de leurs parties en chant clair…Etait-ce un but avoué, ou d’une manière générale, la diversité était elle le maître mot au moment d’écrire ce disque ? Pour être honnête, rien n’était conceptualisé d’avance, les choses sont justes venues comme elles sont venues. Il s’agissait juste de jouer ce qui était adéquat pour les morceaux. Anubis, par exemple, était une idée originale de Seth, et en bossant la structure, j’ai pensé à inclure des accords différents sur la fin, pour rendre la chose plus typique du groupe en quelque sorte, et j’ai également suggéré l’emploi de parties en clair par Sotiris. Il a enregistré quelque chose, nous l’a envoyé, et voilà. Mais sur le disque précédent par exemple, il n’y avait tout simplement pas besoin de parties vocales ; pour Communion, cela semblait approprié pour certains titres, il s’agit d’un processus naturel. 11. Concernant les influences, directes ou non, sur la musique de Septicflesh, y a-t-il des courants musicaux, ou autres formes d’art, qui jouent inconsciemment ou sciemment sur votre musique ? Chacun d’entre nous a des influences différentes. Des choses comme Morbid Angel, Celtic Frost, Paradise Lost sont parmi les influences, mais il y a aussi des BO de film, ce genre de chose. Il ne s’agit pas de prendre des idées à Morbid Angel par exemple, et de les mettre à notre sauce, mais c’est simplement que nous aimons ces groupes là et leur progression dans le temps. 12. Selon vous, quelle est la place d’un groupe comme Septicflesh dans la scène metal, que pouvez vous apporter de neuf ? Je pense que nous avons quelque chose à dire, ne serait-ce que par le fait que, lorsque tu entends du Septicflesh, tu peux tout de suite l’identifier. C’est ce qui nous rend « nouveau », quelque part. C’est quelque chose dont nous sommes assez fiers, il y a des gens qui nous citent comme influence, ce qui est flatteur. Je pense que nous contribuons à quelque chose dans ce que tu appelles la scène métal. Loki
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