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Quoi de mieux que de venir se délecter les oreilles pour un concert de Metal à la Halle Tony Garnier ? Avec Pain en apéritif et Nightwish en festin, pas d’indigestion mais plutôt l’attente de voir la « chose » Anette Ozon. Comment va-t-elle s’y prendre pour nous faire oublier la « Super Tarja », divine cantatrice. Pain débarque sur scène et commence tambours battants à 20H pile. Peter Tägtgren, avec son nouveau line-up (Exit les 2 grandes germaines), va mettre le feu et tout casser ce soir. On croirait voir la tête d’affiche tant le public réagit bien devant ce qui lui est proposé. Une armée de samples, un light show et un son parfait renforce la présence scénique des plus active du chanteur et de ces deux sbires, qui ne cessent de pousser le public déjà acquis à leur cause grâce à sa langue bien pendue et jamais à cours de remerciements. Peter fait plus que chauffer la salle, il y met le feu avec une ribambelle de tubes qui s’enchaînent à la vitesse supersonique. Eleonor Rigby, Shut your mouth, Zombie Slam, Dancing with the dead, etc… atomisent le public aux anges.  Trente minutes de concert et puis ils s’en vont. Dommage, il y avait vraiment la place d’en rajouter un peu ce soir. C’est toujours ça de pris avant Nightwish!!! Tiens, justement, parlons un peu d’eux. Depuis leur dernier passage à l’automne 2004 au Transbordeur, le groupe a fait parler de lui avec le remerciement sauvage de Tarja et son remplacement par Anette Ozon, chanteuse de mariages et de bals en Suède !!! Leur dernier album, m’avait laissé quelque peu de marbre, le trouvant ni bon, ni mauvais, juste un peu trop pompeux par son côté symphonique à outrance. Quand sera-t-il en live ce soir ? Surprise, Surprise ?
Je ne vais pas vous faire patienter très longtemps, le résultat est plutôt bon, j’ai même été bluffé car je n’en attendais pas grand-chose, à la limite de me demander pourquoi j’avais pris ma place. Ah oui, merci Pain sans toi, pas concert ce soir pour mes oreilles. Malgré un sentiment général des plus positif, certains négatifs ne sont pas à occulter.  Certains classiques ont été tout simplement massacrés. Dans la charrette, on pouvait trouver au milieu des débris, « Wishmaster (pitié, pour votre honneur, ne la jouez plus)», « Dead to the world (un ovni)» et "Dark Chest of Wonders". Pour l’ultime chanson du rappel, « Wish I Had a Angel », cette dernière a réussi à survivre à l’échafaud, avec de bons restes. Par contre pour, « Nemo » et The Siren » le sort a été bien différent. Elles ont bénéficié de la grâce présidentielle, avant d’être mise à l’honneur par la voix d’Anette. Ouf, pour la prochaine tournée, ils pourront jouer 3 titres de l’époque de Tarja.
Comme vous pouvez le pensez, le dernier album se taille une part de lion dans la set-list, ce qui tient de l’évidence, sachant que l’album a été fait sur mesure pour sa jolie bouille. Et là, pas de surprises, elle s’en sort très bien, malgré un manque de puissance vocale criant, des ratés dans la justesse de la voix (2-3 fois au total) et des habits de chez Jenifer digne d’une collégienne de 13 ans. Adieu, les grandes robes de Tarja et sa puissance vocale ; bonjour, les nouvelles compositions plus pop (ce n’en est pas) et plus facile d’accès. Un grand changement donc.
Heureusement, il n’a pas que des reproches à faire sur concert qui a été une réussite. Certains morceaux de « Dark Passion Play » passent l’épreuve du live avec réussite « Bye Bye Beautiful », « Whoever Brings The Night », « Amaranth » et surtout « The Poet and the Pendulum » qui prend toute sa puissance en live. Ce morceau, une vraie réussite. Pour les chansons suivantes, « The Islander », « 7 Days to the Wolwes », « While yours Lips Are Still Red » et « Sahara », elles sont dispensables en live mais cela n’est que mon jugement.
A tout cela, s’ajoute, d’autres réjouissances plutôt agréables, le son, comme pour Pain, était en béton, les effets pyrotechniques grandiloquents et les musiciens en forme olympique. Mention très bien à Anette qui communique beaucoup avec le public en français (of course) et à Emppu, qui du haut de ces 1.2 m ou plutôt du bas, ne cessait de fait de grands écarts au sol en jouant de la guitare. Résultat, il devait à peine arriver aux genoux de la chanteuse. Bizarre comme posture en concert ! Après 1h25 de concert, c’est déjà le moment de se dire adieu. Les Nightwish nous quittent sous un déluge de feux, de remerciements et d’applaudissements de la part du public conquis par ce bon concert. Agréablement Surpris.
Legion Merci à Nightwish France pour les photos!
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