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Kaosguards

 

NORTHLAND le 15/04/2012

NORTHLANDInterview réalisée par mail avec Dani (batterie).

Que pensez-vous découvrir de nouveau dans la foule du pagan métal? Et bien pas grand chose, seul des groupes maintenant acommodent la sauce avec leurs productions: avec plus ou moins de talent... Les catalans espagnols de NORTHLAND font parti de la sphère des tout bons et c'est pour cela qu'à la veille de leur dates françaises KAOSGUARDS  a décidé de s'intéresser à ce groupe injustement méconnu dans notre pays. 

 

 

 

 

 

1. Tout d’abord, bonjour! Pouvez-vous nous dire d’où vient le nom de votre groupe?
C’est une longue histoire…notre accordéoniste originel et formateur du groupe voyageait en Norvège et s’est retrouvé  à un moment donné, encerclé par une foule de femmes du Nord ! Etant donné que la vraie version est un peu étonnante…utilisez votre imagination !


2. Vous avez réalisé trois démos avant « Northland”. Pouvez-vous nous en dire un peu plus en nous parlant des différences majeures entre ces démos et votre premier album ?
Entre les démos que nous avons enregistré, nous avons seulement ajouté un couple de chansons aux autres, à savoir « Revenge » et »Prelude To Revenge ». Nous voulions proposer du bon matériel aux personnes qui souhaitaient en savoir un peu plus sur notre musique, et nous avons  pensé que c’était une bonne solution de procéder comme cela. En comparaison avec les démos, les différences sont colossales…la qualité du son, l’aspect artistique sous toutes ses formes, des titres jamais enregistrés auparavant… 


3. Un aspect que j’ai beaucoup aimé chez Northland, est la façon dont vous mixez les genres : cela peut être très mélodique et catchy mais aussi violent. Est-ce le reflet de vos influences ?
Totalement ! Il y a beaucoup d’influences au sein du groupe. Evidemment, nous écoutons tous du Folk Métal, mais nous adorons aussi le Death, le Prog, le Old School, le Power… Même la musique classique et le reggae ! Tous les styles de musique sont les bienvenus sur notre platine !


4. Y a-t’il d’autres groupes que vous aimez ?
Actuellement, je fais une cure de musique que j’avais l’habitude d’écouter il y a longtemps, comme Black Sabbath, Led Zeppelin, The Who…il y a quelques mois par exemple, je me suis mis à écouter Wolfmother, par exemple ! Mais je ne m’arrête jamais d’écouter Wintersun, Turisas, Moonsorrow, Eluveitie… L’important est d’écouter de la bonne musique et d’en récolter ses fruits !


5. Vous allez faire une petite tournée en France avec NIGHTCREEPERS, comment avez-vous eu cette opportunité ?
Nous avions eu l’occasion de jouer ensemble en 2011 à deux reprises, et il y a toujours eu une très bonne entente entre nous et le promoteur (Triel Open Air), qui nous  a proposé les dates. Nous avons dit « oui » tout de suite. Nous avons toujours aimé jouer loin de chez nous et si en plus, nous le faisons avec des amis, c’est parfait !

6. L’Espagne n’est pas très connue en France pour le Pagan, y-a t’il une scène ?
Chaque semaine, il y a de nombreux concerts de groupes locaux, et nous devons dire qu’il y a vraiment de bons groupes par ici ; le problème est que les gens ne veulent pas sortir de chez eux pour les voir jouer, sauf si une grosse pointure se produit, comme Amon Amarth, Mastodon, Dream Theater, Metallica… Les gens préfèrent faire la fête avec des amis. C’est vraiment difficile de rassembler les foules pour les groupes underground !


7. Vous êtes de Barcelone. Nous savons combien l’identité catalane est importante. Est-ce que cela l’est pour vous ?
Bien sûr! Nous vivons dans un pays qui a souffert tout au long de l’histoire, et qui nous a plongés dans un malaise social. L’Espagne nous  a rendus fragile avec sa pression économique, mais ce n’est pas l’essentiel… L’essentiel est que cela est plus profond, comme les guerres civiles, la dictature, la famine… Le passé est encore là et il est difficile de trouver sa place. Nous n’avons rien contre l’Etat espagnol, c’est plus envers le système. Je ne me considère pas moi-même comme un Catalan, mais il est vrai que le gouvernement actuel nous exploite, pas seulement en Catalogne, c’est pareil dans tout le pays.


8. Votre album date de 2010. Du nouveau matériel à venir ?
Concrètement, nous serons bientôt en studio, pour enregistré la batterie pour notre second opus. Je ne peux pas vous délivrer d’informations à propos du titre de cet album, je peux seulement vous dire qu’il contiendra 11 pures chansons de Northland !


9. Comment se porte le Pagan en Espagne ?
En fait, il y a énormément de groupes de Pagan/Folk /Viking…tout ce que tu veux écouter. Ici, à Barcelone, vous avez le choix entre Eldevar, Drakum et Ravenblood. A Madrid, il y a Hordak, et Pimea Mestaa, au pays Basque, Aiumen Basoa et Numen, et Runic de Castellon… Il y a beaucoup d’offres, mais le problème réside dans la distribution, c’est très compliqué ici.


10. Est-ce important pour vous d’honorer vos ancêtres au travers de votre musique ?
Pas vraiment…la musique que nous jouons est pour les gens qui peuvent nous écouter, pas pour ceux qui sont morts. Ce que je veux dire, c’est que nous parlons de choses concrètes, comme commander une bière et la renverser accidentellement par terre. Tu prends un bout de papier, écris ce qui vient de t’arriver et voilà, tu as une nouvelle chanson ! Non, plus sérieusement, nous ne parlons pas de divinités, seulement des choses qui peuvent nous arriver à toi et à moi.


11. Utilisez-vous des samples pour les parties Folk ?
Nous essayons toujours d’utiliser de vrais instruments, la plupart du temps en studio. Jouer en live est plus difficile, car il faudrait 20 personnes qui chanteraient autour de nous,  joueraient de la flûte, les instruments à vent, à cordes… On aimerait être comme Haggard 2.0, mais nous n’avons pas l’argent pour cela.


12. Comment faites-vous pour vous démarquer dans cette jungle pagan?
C’est difficile de répondre à la question…Si tu veux dire comment l’on se perçoit en tant que groupe, je dirais que nous sommes très fiers et félicités par tous les fans que nous avons à travers le globe. Il y a beaucoup de groupes qui se battent pour leurs rêves, mais nous ne nous soucions que du présent, jour près jour, et nous sommes très fiers d’être là où nous en sommes ! Je pense que nous faisons les choses correctement.


13. Nous connaissons tous la crise économique que traverse l’Espagne, est-ce que les gens n’ont de ce fait pas d’autres priorités que la musique ?
Totalement ! Aujourd’hui, la musique en Espagne est un luxe ; tu ne peux pas avoir ton groupe, jouer la musique que tu aimes sans perdre de l’argent. C’est dommage, mais cela risque de se passer ainsi encore pendant longtemps…


14. J’attends votre venue à St Etienne, et pour l’instant, je vous laisse conclure cette interview…
Merci beaucoup! J’espère te voir à St Etienne!!! Ce serait un honneur de boire une bière avec toi !!! Nous sommes un peu anxieux à l’idée de jouer des titres du futur album durant cette petite tournée française et on espère que vous répondrez présents !
Hugh !!!

 

 
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