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Journée plus qu’ensoleillée, derniers jours de vacances pour les étudiants de région lyonnaise, début du week end pour certains travailleurs et rien pour les chômeurs, bref, cette troisième édition du Reperkusound s’annonce dans des conditions plus qu’excellentes !
Après m’être perdu dans les alentours de Chassieu, j’arrive enfin à destination, salle Eurexpo. Après une longue file d’attente, je découvre enfin cet immense bâtiment composé de trois salles : la première, à l’entrée, nommée « Salle Découverte », la seconde salle et la grande salle.
Les hostilités sont ouvertes dès 18h30 avec le jeune groupe « The Amsterdam Red Light District », jeune formation lyonnaise proposant une musique encore toutes pleines d’influences telles que le hardcore, le punk et l’emo. Rien de génialissime en conclusion, le groupe ayant une place parfaite sur la scène « découverte ».
Une demie heure plus tard, les très attendus (pour certains) Aqme déboulent sur la grande scène. Le show du combo français néo/rock metal ravit les fans du genre, alors rien n’empêche les plus "extrême" personnes du public de visiter pendant ce temps le grand Eurexpo.
Un peu plus tôt que prévu sur la programmation, Eths commence son concert, également sur la grande scène. Pas la peine de les présenter. Il faut dire que ces Marseillais ont une réputation scénique assez grande. Ce soir là, ils n’en étaient malheureusement pas à la hauteur : la charmante Candice ne bouge pas trop et est assez froide avec son public, ainsi que ses collègues guitaristes et bassistes qui sont au final assez statique. Je soupçonne également quelques petits playbacks de la petite brune… Mais bon, les fans hardcores d’Eths ne sont jamais déçus.
Alors qu’Eths annonce son dernier morceau, la seconde scène accueille les death metalleux de Benighted. Changement radical de style, donc. Comme d’habitude, les stéphanois provoquent l’hystérie dans la foule avec leur death brutal sans précédent. Le set est composé principalement des titres des deux derniers albums (Identisick et Icon). Bref, un concert pas plus meilleur que d’habitude, avec juste quelques défauts au niveau du son percevable sur les parties mélodiques comme sur les titres « Identisick » ou encore « Grind Wit ».
Une fois de plus, le style change complètement avec les superbes Fishbone, donnant un petit vent de fraîcheur ce soir sur la grande scène. En effet, ces ricains jouent un rock fusion qui a grandement la pêche et qui finalement est assez en décalage avec la musique de ce soir. Un excellent show donc qui n’était pas du tout à négliger, histoire de prendre une bouffée d’air.
Les groupes défilent à la pelle dans trois salles différentes, mais je me suis quand même permis de garder les plus « extrêmes » d’entre eux. Toujours dans la seconde salle, Psykup débarque avec son metal pas si metal que ça, très barré, souvent coupés par des breaks n’ayant rien à voir avec la musique du groupe. Enfin, c’est leur concept. Leur public est très réceptif alors que certaines personnes, comme moi, sont assez déçues par cette musique trop hachurée, trop séparée et qui finalement ne part jamais. On est à fond dedans ou on ne l’est pas.
Peu de temps après, la musique reste dans un style « fusion ». Il faut dire qu’Infectious Grooves envoie « grave » ce soir. Leur thrash/funk/fusion/metal mené par des membres de Suicidal Tendendices (ayant joué l’an passé) est bon, groovy, bougeant.
Il est 1h15 c’est maintenant aux New York Hardcore, enfin plus précisément aux Pays Bas Hardcore, j’ai nommé Born From Pain, que les cartes sont données. Du gros son, un chanteur à fond dedans (Ex HateSphere), une musique hardcore, violente, lourde, bref un bon moment qui n’était qu’une mise en bouche de ce qui attendait le public du Reperkusound! Rendez-vous sur la grande salle pour Sick Of It All, les maîtres du NYHC. Malgré qu’il soit 2 heures du matin passées et que la plupart des gens sont extenués, tout le monde est réuni afin d’écouter et de se défouler sur cet ultime concert de la soirée. SOIA est à son apogée ce soir là : Lou Koller dirige son public aisément, le jeu de scène reconnaissable entre mille de Pete Koller fait rêver, ainsi que celui de Craig Setari, tout cela bien enveloppé par l’excellent Arman Majidi entouré de sa batterie. Le concert est intense, les circle pit nombreux, le wall of death très intense sur la cultissime « Scratch The Surface », bref, un concert à la fois pro et violent qui ravit et achève tout le monde.
Par la variété de son affiche allant du rock fusion au death metal, par ses multiples scènes et par sa parfaite organisation, cette troisième édition du Reperkusound fut une réussite pour tout le monde. Chaque membre du public a normalement pu trouver son bonheur parmi toutes les formations toutes plus diverses les unes que les autres. Une excellente soirée donc, menée par une tête d’affiche plus que jouissive ainsi qu’une ambiance bon enfant et sympathique. Reste plus qu’à attendre une prochaine édition ! Fetus
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