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MOUNTAINS OF DEATH du 18 au 20 Août 2011 Muothatal (Suisse)

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Diantre ! Ma brosse à dent ! Où est-elle allée se cacher ! Il y a des jours où j’ai l’impression de vivre dans un monde où je suis le seul à ignorer que les objets –en théorie- inanimés ont une réelle vie animé quand les humains leur tournent le dos mais bref ! Passons cette réflexion car en ce jeudi 18 août, c’est la première journée du Mountains of Death. Festival de Musique dédié au Brutal Death, Grindcore, Slam-Death,Gore-Grind et Death Metal. Un festival (qui en est à sa onzième édition) au service des charmants et précieux poètes que nous sommes et ça tombe bien car l’affiche est franchement intéressante cette année-ci avec des formations pointues et hors des sentiers battus (pas d’AMON AMARTH à l’horizon ou de BULLET FOR MY VALENTINE ou autres trucs nauséabondes à la BRING ME THE HORIZON, CARNIFEX, SUICIDE SILENCE, PARKWAY DRIVE, etc..).

Je saute dans le train, au petit matin, en direction de Fribourg (chef-lieu du canton de Fribourg) pour retrouver mes compères et se répartir voitures, conducteurs, passagers et fourbis à transiter. Nous roulons à bonne allure afin de nous rapprocher de notre cible le plus rapidement possible, en égayant notre traversé de la Suisse avec des discussions aux sujets très diversifiés (Pourquoi Morbid Angel n’ont-ils pas splitté après *Heretic* ? Trouvez-vous que Vincent se fait un peu vieux pour rester derrière le micro ? L’avortement devrait-il être légalisé après le troisième mois ? Sérieusement ! C’est quoi cet album ? Pourquoi n’ont-ils pas sorti un EP ?). Après quelques heures de trajet, on arrive enfin en Suisse centrale, dans le canton de Schwyz. Les montagnes se font de plus en plus grandiloquentes et majestueuses. Le temps est clair et dégagé, les paysages verdoyants, on traverse de petits villages ruraux, ça roule agréablement et on ne cesse de monter en altitude, la voiture devant nous à un sticker INSIDIOUS DECREPANCY sur son pare-choc. On va la suivre !

Grand bien nous a pris car après être entré dans la vallée de la Muotatal, après avoir traversé le village de Muothatal, traversé la rivière du Muota (oui, oui, j’avoue, je suppose que les Anciens devaient avoir autre chose à foutre que de trouver des noms différents et rigolos pour tous ces lieux), nous avons aperçu, à un embranchement, un panneau où il était écrit M.O.D.
Alors que le soleil était à la vertical, comme un phare, au-dessus de nos têtes, nous sommes arrivés en vue du camping où les tentes sont répartis sur un petit pâturage au abord d’une vieille centrale hydraulique et d’un silencieux cours d’eau, le tout encadré de part et d’autre par deux  pans de montagnes vertigineuses. Charmant et enchanteur paysage !

On commence à monter nos tentes, chasser d’agressives guêpes, de monter –aussi- le pavillon pour minimiser les morsures de l’astre solaire quand on entend des grondements sourds et ondoyants dans l’atmosphère. Quoi ? Les concerts ont déjà commencé ?? Erreur ! Une pluie drue s’abat sur nos têtes et on a juste le temps de se réfugier sous le pavillon, de s’asseoir à même le sol et commencer à siroter une bière en observant les couleurs mouvantes qui se dessinent dans les nuages. Quel bonheur et quelle quiétude que ces sons paisibles de la pluie s’écrasant sur le sol ou les toiles de nos tentes. Quand la pluie cesse son ramdam, sur le coup de 20h, on se dirige gaiement en direction du lieu du festival. Un coin qui se partage entre une ancienne scierie et une ancienne carrière et qui jouxte le pâturage en question. On prend nos bracelets et on passe par la tente qui abrite les différents stands de Merchandising. Il y a les stands du label Fast Beast, on reconnait Vladimir Prokos, le chanteur tchèque de FLESHLESS qui tient les rênes de son label : Nice to eat You, une pancarte qui vante les *Montagnes de la Mort*. Tiens ! Je te parie que ce sont des français (il faut savoir que l’on parle suisse-allemand dans le canton de Schwyz) me susurre une amie qui nous accompagnait.. Après l’achat d’un DEEDS OF FLESH et quelques mots, je lui donne raison. Tiens ! Du bruit à l’extérieur !

Une cohue se forme pour sortir de cette tente et on débouche face à l’unique scène du festival (c’est bien plus agréable de n’avoir pas à courir entre huit scènes différentes comme dans les grands festivals que tout le monde connait) ; et les suisses de ORAL FISTFUCK entame leur deuxième morceau. Formation du canton, il déverse un Metal extrême, tout en hargne et en groove. Faisant la part belle à des ralentissements qui menacent de toujours partir en breakdown porcin et à des accélérations où on ressent de fortes influences hardcore. Chouette petite mise en bouche, pas le groupe du festival mais c’est une bande-son efficace pour aller chercher sa première bière. Ils laissent leur place aux allemands d’ABSORB qui officie dans un Death Metal bien plus vieille école. Au début, il ne payait pas de mine avec un chanteur chevelu et timide, des faciès empruntés entre les trente et les quarante ans et Wahou ! Ils ont commencé l’introduction de « The Call » qui sonne comme une entrée digne d’un *Cause of Death* d’OBITUARY ou *Impending Doom* de SADISTIC INTENT. Miséricorde ! Quelle puissance ! Après les trente minutes passés (dont j’ai une furieuse impression qu’elles ont duré que quatre), je retrouve les membres d’ABSORB en beau milieu d’une vente furieuse de leur Cd (ils m’apprennent que le groupe existe depuis 22 ans.. Ah oui.. Quand même..), des T-shirts (avec une immense calligraphie dans le dos : Old school Death Metal. Purée ! Eux, ils ont tout compris !) et des biscuits qu’ils distribuent à grandes poignées ( ?!). Alors que mes doigts sont en train de courir sur les disques du label Fast Beast, j’entends du coin de l’oreille que les espagnols d’IMPURE monte sur scène. Leur Brutal Death farci au saindoux, tout en blast et en riffs agile m’interpelle un moment et je me retrouve distrait par des visages connus et une damnation d’album des russes de CEREBRAL EFFUSION qui me tend les bras, au final, IMPURE, c’est sympa, gras mais peu original.

Je me retrouve à nouveau devant la scène où une masse de plus en plus importante de Metalheads afflue quand le backdrop se déroule, je comprends pourquoi. Les brésiliens de KRISIUN vont venir secouer nos bonnes vieilles montagnes. Première tête d’affiche pour cette soirée et une affluence qui est de plus en plus grandissante.

Il est toujours tellement impressionnant de voir les trois frères Kolesne sur scène. C’est rapide, adroit, minimaliste mais toujours très bien écrits et furieux. Il y aura des moments d’anthologie extra-musicaux quand un stage-diver se préparant à sauter, se fait presser par une personne du staff derrière lui, il va se retourner et jeter cette personne dans la fosse (un bon mètre de hauteur tout de même, voir plus !) où personne ne pourra ralentir sa chute (Ouch !), une jeune donzelle va monter sur scène pour un stagediving sans rien sur la partie supérieure du corps (Wouaie !), bref ! Un concert efficace et péchu ! L’excitation de la foule va se muer en furie quand le bassiste/chanteur va annoncer le meilleur -et premier- titre de leur grand album : « Black Force Domain » ! Concert classieux !

Les roadies vont rapidement ranger tout le matériel présent sur scène pour laisser qu’un micro, un ampli-guitare et deux retours. Il manquerait plus qu’un violon pour que l’on pense à un obscur combo de Jazz manouche mais il n’en sera rien car PUTRID PILE débute son show. Enfin, Shaun LaCanne est PUTRID PILE. Imaginez, un espèce de geek de salon avec un pantalon qui évoque vaguement un survet’, avec une casquette vissé sur le front, de fines lunettes et une superbement belle guitare Flying V. Il fait à peu près tout. Il pousse des growls gras et décérébrés, joue des riffs très droits –presque linéaires- (mais observez son main droite ! Je n’ai presque jamais vu une main bouger autant vite !) mais avec un Son qui vous souffle dans tous les sens. Sa boîte à rythme tapote de manière énervée mais on sent qu’il se concentre surtout sur l’efficacité et la lourdeur de ses Slams telluriques. Après nous avoir remercié pour notre ouverture d’esprit, que le Metal n’est pas une question d’instrument ou de nombre d’exécutants mais qu’il est question surtout d’état d’esprit (des mots bien sages), il joue un dernier titre et laisse sa place au dernier groupe de la soirée : RECTAL SMEGMA, des hollandais. Une voix qui est soit hurlé ou pitchée pour la rendre « coulante » à la REGURGITATE. Ça n’augurait vraiment rien de bon, entre le backdrop hideux avec un clown ridicule, le chanteur fatiguant au possible avec ses effets vocaux, les guitaristes peu concernés et le bassiste jouant à côté –et totalement faux- la plupart du temps et inondant nos pauvres orbes oculaires de moult gimmicks rasoirs. Bref ! Fuyons ! Après s’être préparé un fond de pâte sur un réchaud de fortune, au camping, bu une dernière bière. Morphée prenait son emprise sur nos pauvres âmes.

Au fin fond de votre sommeil, n’avez-vous jamais rêvé d’être une dinde de Noël qui se réveille au moment où le four atteint sa pleine puissance de cuisson ? C’est ce qui m’est arrivé sur le coup de 9h du matin car le Soleil tapait si fort que j’ai dû sortir de ma tente presque en catastrophe car je me croyais au bord de l’asphyxie. Ralala ! Sitôt sur le plancher des vaches, voilà que les escadrilles de guêpes se remettent en formation d’attaque. Elles ne connaissent pas la Blitzkrieg. Elles te harcèlent jusqu’à que tu craques ou tu te mettes à courir jusqu’au lieu du festival pour acclamer l’entrée sur le coup de 13h45 des suisses de CREMATION. Un nom furieusement assorti à l’état de ma peau sous ce soleil. Je vais rechercher le réconfort, les bières et la crème solaire sous la tente bordant la scène et qui abrite banc, badauds et bar. Presque 20 ans de carrière, une bonne patate, un Death Metal mâture mais une chaleur sur la scène qui semble aussi être durement supportable d’un côté comme de l’autre.
EMBALMING THEATRE qui se retrouve sur scène avec des habits de vacanciers que l’on jurerait avoir vu dans les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati. Un des intérêts aura été –outre le côté un peu BEACH BOYS pour l’apparence- avoir un batteur qui blast avec une main en prise-tambour (et un groove, une attitude, une assurance de jeu qui trahit une possible formation dans la Musique, à défaut de longues heures passées en la seule compagnie d’un métronome) et un aspect de composition déstructuré et intriguant. *Bonjour à Vous ! Voici notre première chanson, nous nous nommons INSAIN !* Diantre ! Je parie que ce sont des français ! C’est presque devenu un petit mot d’humour où les groupes français se doivent de présenter au moins une chanson dans la langue de Molière alors qu’il y a que 10% du public qui comprend le français. Je me suis mis de côté car je savais qu’après il y aurait la venue des russes de PERVERSE DEPENDENCE. Ces êtres venus de l’Oural peut nous révéler de petites pépites. Le frisson face à l’exotisme ? Peut-être mais ce qui est sûr, c’est que j’ai peu frissonné, finalement, durant ce concert. Ils avaient un bassiste qui était l’incarnation jeune de Tim Yeung (encore lui !), un chanteur aux growls poisseux et gras mais l’ensemble sonnait un peu trop Slam et trop informe pour moi. Malgré quelques bons retours de la part des spectateurs présents, je décide de partir en quête de température plus clémente. Au passage, nous croisons des amis qui nous signale que DISGORGE (USA) aura la chance de jouer ce soir et.. S’il avait pu finir sa phrase, si on ne lui aurait pas serré le cou si fort, en lui hurlant dessus de nous apporter des preuves de la reformation de DISGORGE, on aurait appris que les membres de DISGORGE allait jouer sous le nom de TO VIOLENTLY VOMIT. Que cela tienne ! On verra bien si tu avais raison !

19h45 tapante, moins que le soleil d’ailleurs (qui est gentiment en train de vaquer derrière les montagnes pour trouver une place de parking), début du concert de DEFEATED SANITY ! Lille Gruber est toujours derrière les fûts, c’est le dernier de la formation d’origine (depuis le décès en septembre 2010 de Wolfang Teske), et le chanteur de RESECTION est venu remplacer A.J. Magana (le chanteur sur le dernier album). Le Line-Up de la formation allemande a pas mal bougé mais on sent que tout tourne avec puissance et exactitude autour de la pulsation de Lille Gruber.

Ils vont jouer pas mal de chansons de *Chapters of Repugnance* (et bien trop peu de *Psalms of the Moribund*, malheureusement). Certains sceptiques avaient de la peine à se mettre dans l’idée que DEFEATED SANITY pouvait bien sonner sans A.J Magana derrière le micro. Leur vœu sera exaucé quand il viendra prendre le micro sur une chanson (Ah ! mais attends s’il est là.. Il est pas venu juste pour faire un joli titre et rentrer chez lui, outre-atlantique.. ça veut dire que.. peut-être..). Quoi qu’il en soit, excellente prestation des allemands ! Je regrette peut-être juste que la basse n’était que faiblement perceptible alors qu’elle a un grand rôle à jouer en lien avec la batterie, au niveau de certains grooves presque jazzy.
ABYSMAL TORMENT, formation que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam prenne contrôle de la scène. Ils viennent de Malte et dès le deuxième morceau, il m’ennuie et me fatigue lourdement. Deux chanteurs pour faire le travail de un, des breakdowns ultra pataud et pas efficace pour un sou, une double pédale ultra-triggé avec des rythmiques de pied intéressantes mais n’apportant pas grand-chose aux morceaux, un côté hardcore avec l’impression d’entendre des slogans pour simplifier la trame musicale de l’ensemble. Ils sont où les leads un peu extra-terrestres comme on peut l’entendre sur l’album *Omnicide* ? Bref ! Non. Ça ne passe pas. Une bière, s’il vous plait !

On ne dirait pas quand ils entrent sur scène avec leur apparence de joyeux mexicains (sauf un qui donnent l’impression d’être un viking exilé sur leur terre. Sans doute le treizième guerrier dans une bande pillard du Sud des USA) mais dès que A.J. Magana fait son entrée, cheveux coupés, corps musculeux, tout en nerf et en agression. Une bastonnade musicale ! TO VIOLENTLY VOMIT ! Voilà, ce qu’il faut pour mettre en jambe en ce début de soirée ! Quelle grande classe ! Une rage, une vigueur et un sérieux incroyable tout le long du set (on a senti la fumée venir aux naseaux de A.J Magana quand son Viking de guitariste a raté à deux reprises le départ d’une chanson..). Je n’ai jamais vu un vocaliste autant rageur, agressif (il ferrait vomir de peur beaucoup de chansonnier de Punk/Hardcore) et rentre-dedans. Impressionnant !

On se mit à guetter tous les stands de merchandising avec le fol espoir de trouver un Cd, une démo, un T-shirt ou que sais-je de TO VIOLENTLY VOMIT mais nada ! Misère et DECAPITATED commence à ce même instant ! Soyons clair, si vous espérez jouer la carte de la nostalgie avec un tel concert, c’est rapé car il n’y aura quasi rien de *The Winds of Creation* et presque tout de leur dernier album, c’est chouette, intéressant mais vraiment, leur nouveau chanteur n’a pas la prestance, le charisme et surtout, surtout, surtout, la puissante voix growlée de Covan! Il a une voix bien trop hurlé, sans consistance.. Pff.. Sans appui.. Ils joueront tout de même « The Spheres of Madness » avec le riff imparable où il est impossible de ne pas headbanguer (je pense que les 1500 personnes étaient en train de secouer la tête quand le célèbre riff du début retenti). Quoi qu’il en soit, un beau cadeau de consolation, pour beaucoup..

Bon ! Il reste encore deux groupes.. Deux rivages, un me promettant du grind étrange et une fosse se vidant et l’autre me promettant une bonne assiettée de pâte et des chips (ralala.. Pourquoi changer les bonnes habitudes). Je fus lâche, je pris la barque et parti en direction de l’autre rive.

Samedi 20 août, dernier jour du M.O.D. On commence par faire un dernier tour des Cds, des badges et autre T-shirts mais la fournaise nous force à rester le nez dans le merchandising. Après HUMAN PARASITE se rendant compte que l’on n’aura pas de groupes valables et une température clémente, on est revenu au camping pour se préparer à manger. Ce dernier jour (suite à quelques discussions, on apprend que le terrain où nous nous trouvons a été mis en vente, donc, on est en train de vivre le dernier M.O.D de l’histoire) valait bien un repas d’exception. On s’est fait une succulente fondue pour repartir presque au pas de course car les italiens de PUTRIDITY commençaient à jouer, on va voir aussi WORMED et les suisses de CARNAL DECAY (qui ont la seule guitariste de toute la programmation) et leur bassiste qui luttait contre la chaleur à grand coup de Jägermaister. Tiens ! Lutter contre la chaleur, c’est une idée, ça aussi ! On est sorti de l’enceinte du festival pour chercher un endroit où se baigner dans l’eau de source mais le cours était si peu accessible, que l on a juste réussi à tremper nos T-Shirt respectifs pour atténuer l’action du Soleil.

20h50, l’heure des braves ! SEVERE TORTURE entre en scène ! Un de mes meilleurs concerts de Brutal Death de ces deux dernières années ! Entre les pogos, les circle pits sauvages, les sacs arrachés, la poussière qui obscurcisse toute la fosse, les stage diving qui finisse le nez dans les graviers, ce fut un concert vraiment vraiment incroyablement puissant ! Denis, le chanteur a toujours une voix a tomber à la renverse, ils parsèment leur Brutal Death de bon aloi avec des petites touches mélodiques et enlevées. Quelle sauvagerie, quelle violence, quelle rage ! Quelle grande beauté que cette Musique ! Excellent concert (bien trop court ! 45 minutes qui durent six minutes ! Un scandale !)! Le meilleur de tout le Festival !

Si SEVERE fut les meilleurs, pour moi, INTERNAL BLEEDING fut la meilleure découverte (avec ABSORB mais avec bien plus d’envergure). Un groupe que l’on m’avait présenté comme étant un groupe qui avait contribué à l’invention du Slam mais tout en restant dans le Brutal Death. Pour faire simple, INTERNAL BLEEDING, c’est un mélange classieux entre le *Ten Commandment* de MALEVOLENT CREATION, les premiers SUFFOC et *Purification Through Violence* de DYING FETUS. Un Death Metal brutal, urbain et new-yorkais avec un côté tellement dépassé par tout que cela est vraiment touchant. Le chanteur nous raconte que c’est une telle surprise pour lui car en presque 20 ans de Live, c’est la première fois qu’il vient en Suisse, avec de l’émotion dans la voix, il propose de nous jouer une toute nouvelle composition qu’ils ont eu de la peine à répéter car certains habitent à New-York et d’autre dans le New-Jersey. Le batteur lance le morceau avec une suite de blast-beat sur les tomes et tu sens qu’il les souffre d’une manière incroyable mais miséricorde ! ça sonne diablement ! ou alors, des spectateurs trouvent un ITouch dans la poussière et le passe au chanteur. Il le regarde et demande à qui il appartient. Bien sûr, une quarantaine de mains avides se dressent.. Médusé, il regarde cela, soupire et dit : Vraiment, les gars, il faut arrêter de prendre tout cela tellement au sérieux. Un très bon concert, humain, passionné, tellement old-school et génial ! Une découverte primordiale ! Je pense que je ne fus pas le seul à penser cela si on voit le nombre de personne affluant pour acheter leurs albums ou leur T-shirt à leur stand mais les premiers surpris, ce sont les musiciens car ils n’ont rien pris en terme de Cds, badges, T-shirts en quantité suffisante. Ils n’ont eu de cesse de s’excuser. Drôle d’expérience.

Tout de suite après cela (quelle soirée, mes aïeux !), l’entrée de GORGASM se fait bruyamment ! Des instrumentistes qui jouaient la première date de leur tournée (en compagnie de DEFEATED SANITY et les suisses d’AMAGORTIS), ultra tight, un bassiste où l’on voit plus ses doigts tellement ça va vite, un batteur utilisant les gravity et les blast beat la majeure partie du temps. Une prestation aussi impériale et une maitrise de leur instrument qui fait froid dans le dos.

J’attendais cela depuis quelques jours mais je vais vite me commander la fameuse spécialité du festival (enfin.. façon de parler..), le sandwich avec deux tranches de viande et une tranche de pain au milieu. C’est vraiment des comiques !
Puis, la fatigue nous montre le chemin et on se laisse glisser en direction de nos tentes pour finir le reste de la fondue à passer deux heures du matin, en s’éclairant à l’aide de nos portables et on va se coucher.

Dès notre lever, on prendra le soleil a revers et avant qu’il puisse nous cuire dans nos tentes, on est déjà en train de les défaire, de les ranger et de réembarquer le matériel dans les voitures. Ça fait bizarre de quitter ces verts pâturages pour rejoindre les gris autoroutes et ces gares anonymes où pullulent les gens et cette salle de bain où j’ai passé presque 1h45 pour démêler les cheveux, la barbe, blablablablabla…

Rah ! Mais quel week-end génial !!

Magnus

 

 
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