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Kaosguards

 

SYMAKYA le 29/07/2011

ImageLa tête pensante de SYMAKYA en la personne de Matthieu Morand est bien connu dans les colonnes de KAOSGUARDS. En effet le bougre officie dans ELVARON et AKROMA deux formations dont nous avons évoqué les destinées au sein de notre webzine. Voici donc le projet symphonique heavy métal du stakhanoviste lorrain.

 

 

 

1. Salut à toi, pour commencer, Matthieu, comment as-tu été amené à monter le projet SYMAKYA, alors que tu joues déjà dans ELAVRON et AKROMA?

En fait j’ai mis un terme à Elvaron en mars 2008 mais je poursuis toujours l’aventure AkromA avec mon frère d’armes Alain « Bob » Germonville et d’autres sybarites dépravés qui ont vendu leurs âmes à ce projet. Je suis également engagé dans d’autres aventures Rock (avec Louka), Hardcore (avec La Horde) et j’aspire de plus en plus en retourner derrière mon kit de batterie avec une renaissance du phénix MoXiD puisque notre guitariste sera bientôt de retour en France après un exil non loin du bagne de Cayenne. Donc tu comprends maintenant que j’ai monté Symakya parce que je m’ennuyais ferme…

Plus sérieusement, quand j’ai commencé à travailler avec l’auteur française Asphodel sur le concept de « Gravitation Control System » d’Elvaron, nous avons imaginé faire apparaître plusieurs personnages dans la trame de l’histoire (nouvelle téléchargeable ici : http://www.elvaron.net/GCS/GCS.pdf). Donc pour évoquer tout cela, rien de tel que de faire appel à quelques chanteurs interprétant chacun un rôle précis, comme une sorte d’opéra-rock. J’ai sollicité, entres autres, Kevin Kazek qui officiait alors dans Seyminhol. Nos routes s’étaient croisées auparavant dans les loges de Blaze Bayley. Durant l’enregistrement de l’album, je crois que nous avons pris un plaisir mutuel à travailler ensemble. Il m’a contacté courant 2008 justement pour me proposer une collaboration sur un album entier. J’avais rencontré Thomas Das Neves, alors fraichement ex-Heavenly, à un concert d’Angra par le biais d’un ami commun théologien. Accroche mutuelle indéniable, j’ai donc profité de cette rencontre pour l’attirer dans nos filets en lui proposant de rejoindre ce qui allait devenir Symakya. Avec le bassiste d’Elvaron et un 2ème guitariste, nous avons cherché un style et nous nous sommes égarés. Nous avons donc avorté notre pré-production et sommes repartis du néant, sous la forme d’un quatuor et vers une démarche clairement symphonique. Quelques mois de travail acharné et « Majestic 12 : Open Files » était enfin né.  

2. Présentes-nous les musiciens qui composent le groupe...

Kevin a officié pendant 15 ans dans Seyminhol avec quelques albums et plusieurs centaines de concerts. C’est un frontman né, avec un charisme avéré et surtout un excellent interprète et parolier. Son intelligence et ses connaissances sont des atouts qu’il a su mettre au service de la musique. Thomas a été impliqué dans de nombreux méfaits dont le plus remarquable est l’album « Virus » d’Heavenly. Il a une grande expérience de la scène et a partagé l’affiche avec quelques grands noms. Son engagement et son implication dans Symakya sont sans failles et il sait marier talent, pensées et indépendance ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Nicolas Pélissier a rejoint Symakya au poste de bassiste peu de temps après la sortie de l’album. Ses prédispositions à l’écriture et sa capacité d’adaptation seront des atouts que nous utiliserons pour notre prochaine production, c’est indéniable. Et pour terminer, votre serviteur, Matt avec déjà 18 années au service de la cause.
 
3. Pour ce qui est de l’écriture des titres, comment t’es-tu investi dans le processus de composition ?

J’ai composé la plupart des chansons et écris les arrangements et les orchestrations. Mon investissement est donc à 100%. Je suis parti de la trame du concept et des textes de Kevin Ca m’a grandement aidé à avoir un fil conducteur et à développer au mieux les ambiances et les thèmes autour des idées abordées par Kevin. J’avais déjà travaillé ainsi pour « Seth » d’AkromA et je trouve que c’est finalement la manière la plus confortable pour moi d’écrire. Pour composer de bonnes chansons, je pense qu’il faut que le compositeur s’adapte au parolier et non l’inverse. Ce processus me semble au final le plus naturel alors que j’avais écris mes précédents albums sans avoir de paroles au préalable. Concernant le processus d’écriture, il est identique depuis une quinzaine d’années maintenant à savoir une écriture directe sur partition ce qui permet d’avoir un rendu en temps réel et m’autorise à laisser mûrir la musique, d’y revenir, de la modifier, de l’agrémenter au fil de mon inspiration.  

4. Pourrais-tu nous présenter « Majestic 12 : Open Files » ? Quels thèmes abordez-vous dans vos chansons ?

MJ12 est un disque de heavy Symphonique. Il a pour thème les manifestations extra-terrestres dans l’Histoire. Il a pour référence la Bible bien sûr mais également d’autres courants religieux et pensées aussi bien philosophiques que métaphysiques. La création de l’homme par une puissance supérieure est au centre de l’intrigue. Comme Kevin te dirait lui-même : certains textes de l’Ancien testament sont assez troublants, puisqu’ils évoquent les agissements de Dieu sur terre et l’aide qu’il apporte au peuple juif dans sa lutte quotidienne pour la conquête de la terre promise. Très souvent, c’est un Dieu martial qui est décrit qui se manifeste de manière spectaculaire. La description du Dieu d’Ézéchiel rappelle un vaisseau spatial, le fameux deus ex machina. L’idée de départ du concept est donc simple : des dieux créent la terre, y placent l’être humain et observent ce qui se passe. L’évolution, la manière de vivre et de penser des habitants, le rapport de l’homme à la mort et sa conscience aiguë d’une force suprême. Ces dieux sont appelés Elohim dans la Bible. L’usage du pluriel laisse perplexe, alors qu’on nous explique l’existence d’une seule entité et qu’on évoque le monothéisme. Il y a bien plusieurs dieux finalement que l’on peut considérer comme des extra-terrestres… Je ne fais que paraphraser bien entendu ce que Kevin pourrait en dire.

5. En tout cas, le disque bénéficie d'une belle production…

Oui c’est sûr qu’on a voulu se faire plaisir, ne rien regretter et donc s’en donner les moyens. Simon et Sascha ont vraiment fait du superbe travail d’orfèvre car ce n’est pas si évident de mixer ce genre de musique avec des orchestrations, des thématiques… Nous avons parfois eu des échanges animés sur telle ou telle partie qui me semblait primordiale et que Simon avait abordé différemment. Mais au final, son oreille externe de producteur a été parfaite pour encadrer nos idées.

6. Vous avez apporté un soin particulier au livret… C’est là un bon argument de vente, non ?

A l’air du tout numérique, proposer un produit de qualité pourra certainement inciter les gens à se procurer l’album physique. Qui plus est, je pense que MJ12 ne peut réellement s’apprécier à 100% qu’avec une immersion complète dans le concept via les paroles et les images du livret. Alors est-ce qu’on vend davantage grâce à cela, difficile à dire… la conjoncture est mauvaise, pour tous les artistes.

7. Avez-vous déjà des retours sur « Majestic 12 : Open Files » ?

Sans vouloir paraître prétentieux, les médias et le public sont assez unanimes sur la qualité du disque. On a déjà des pistes sur les petites choses à fignoler pour que l’adhésion soit sans équivoque. Tant de soutien de la presse nationale et internationale ne fait que renforcer notre envie d’aller de l’avant et de proposer rapidement un successeur.

8. Aura-t-on un jour la chance de voir SYMAKYA sur scène ?

C’est déjà le cas et d’autres dates vont arriver durant le dernier trimestre 2011.

9. Comment as-tu été amené à bosser avec Simon Oberender (EPICA, KAMELOT, EDGUY, AVANTASIA)?

Au départ nous avons travaillé avec Ad Sluijter d’Epica. Thomas avait rencontré le groupe et passé quelques jours en Hollande pour les auditions au poste de batteur. Il n’a pas été retenu mais il avait bien sympathisé avec les membres d’Epica et notamment avec Ad. Ils ont gardé des liens et Thomas l’a sollicité pour travailler sur le mixage de MJ12. Il nous a proposé des tests mix sur Other Keys et Inner Control. Nous voulions travailler avec lui mais pour des questions d’emploi du temps, il n’a pas pu aller au bout du processus. Ayant bossé avec Simon et Sascha, il nous a recommandé auprès d’eux et le tour était joué. Simon a particulièrement accroché à notre style. Il a su se rendre disponible et abordable en dépit du fait que c’était pour nous un premier disque et qu’il a bossé avec des grands noms…   

10. Peux-tu nous parler de cette structure qui vous soutient, Musea…

La structure qui nous soutien c’est Fantai’Zic, notre propre Label. Muséa est notre distributeur, c’est-à-dire qu’il met les disques dans les bacs et en référencement sur les sites Internet qui vendent des CDs. Mais concrètement c’est bien nous qui nous chargeons de toute la promo, des relations avec les médias, la presse, de A à Z ce qui demande beaucoup d’investissement, de temps et de contacts. C’est également notre structure qui gère en direct les ventes en ligne sur Itunes et les autres plateformes de téléchargement du même type.

11. Quels sont vos projets maintenant ?

Nous allons nous concentrer sur les dates qui vont se concrétiser fin 2011 et début 2012 et réfléchir très sérieusement à donner un successeur à MJ12.

12. Je profite de t’avoir sous la main pour te demander des nouvelles d’AKROMA et ELVARON…

Comme je te l’ai dit, Elvaron n’existe plus. Je vais cependant sortir une nouvelle version de l’album « The Five Shires » car 2011 marque les 10 ans de ce disque. Il s’agira d’un tirage très limité pour les die-hard fans et les proches. Je ferai surement de même en 2015 pour les 10 ans de « The Buried Crown ». Concernant AkromA, nous travaillons activement sur le 3ème album qui prend une incroyable tournure. Je suis entouré d’excellents musiciens et le concept que nous développons pour ce 3ème méfait va être très surprenant et machiavélique bien entendu !

13. Je te laisse le mot de la fin

Merci à toi pour cette interview. J’espère que la lecture de ces quelques lignes par les coutumiers de Kaosguards leur donnera envie de se rendre sur notre MySpace (www.myspace.com/symakya) et de jeter une oreille sur notre musique.

Evildead

 
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