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DEATHAWAITS le 14/07/2011

DEATHAWAITSInterview réalisée par mail avec Florian.

Formation lyonnaise, DEATHAWAITS inaugure son premier album *Out of Adversity* à l’aube de cette année 2011. Ils ont de ce fait des titres, des pépites, que dis-je ! des armes massives en main pour continuer leur route et apporter un vrai pandémonium à toutes les salles les accueillant !

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Bien le bonsoir à Vous ! Permettez-moi de commencer de manière quelque peu commune en vous demandant de vous/te présenter et de nous parler Deathawaits pour les personnes qui n’aurait pas l’honneur de vous connaitre ?

De même bonsoir ou bonjour à vous et vos sûrement très nombreux lecteurs de ce remarquable webzine pour lequel vous œuvrez. DeathAwaits a vu le jour courant 2002, Fred a passé un jour une annonce pour trouver un groupe et c’est Flo qui a répondu, au crépuscule de ce même jour ils sont allés boire une boisson fermentée faite avec du houblon et de l'orge dans un magnifique troquet de notre chère nation. Ils ont donc pu s’entretenir sur notre sujet favori qu’est notre musique à tous, soit le Metal !
Dans la semaine suivante ils ont trouvé grâce au temple de la répétition de Lyon-l’hôtel de la musique pour ceux qui ne pourraient nous suivre-, Romain. Le plus dur par la suite fut de créer une entité stable et c’est seulement en 2007 quand Flo qui était à la guitare est passé au chant et grâce à l’intégration de Damien qu’ils ont pu réellement progresser dans leurs œuvres. Ils ont par la suite renforcé leur équipe fin 2009 avec Boris.

2. Après neuf années d’existence, vous sortez votre premier full-lenght ; est-ce que c’était une durée que vous vous êtes fixés à la base avant de sortir votre premier album ?

Non, absolument pas, cela est complètement indépendant de notre volonté ! Par la force des choses, blessures, changement de line up, disponibilité personnelle… on l’a fait quand on a pu ! Ceci dit on n'a pas été inactifs pour autant, on a fait deux démos et un split.

3. Comment naît une chanson typée « Deathawaits » ? Est-ce qu’il y a une formule magique ? Un processus obligatoire à suivre ? Quels sont les acteurs principaux pour l’enfantement d’une chanson ?

Ah non il n’y a rien de magique, et pour rester dans le chant lexical de l’enfantement, ça ressemble plus à une obscène orgie ! Romain amène la plupart des fetus et nous, chacun notre tour suivant nos inspirations lubriques, on viole son travail pendant de nombreuses semaines pour y apporter nos gènes et on obtient, suite à une difficile parturition, ce petit handicapé qui nous ressemble !


4. Qui s’occupe de la rédaction des textes ? et plus précisément, ont-ils des thèmes centraux et si oui, quels sont-ils ?

L’écriture est l’apanage des chanteurs dans la plupart des cas, aussi avons-nous tenu à pérenniser cette belle tradition dans la plus pure lignée des poètes et bardes d’autrefois, mais avec des couilles !! L’exégèse des textes est assez simple puisque le point commun est l’histoire personnelle dudit chanteur.


5. Poser une oreille sur votre premier album « Out of Adversity » équivaut à se retrouver cerné par une foultitude d’influences, par moment, très différentes. Pouvez-vous me donner vos influences principales et est-ce que vous avez l’impression que l’empreinte des groupes que vous  écoutez s’imprime violemment et sans nul doute possible dans vos compositions ?

Nous écoutons et venons d’horizons différents donc notre musique s’en ressent forcément, d’où les différents style abordés au sein de nos compositions, maintenant nous aspirons à ce que ce ne soit que des influences et non du vulgaire plagiat de groupes tels que Aborted, Benighted, Despised Icon, Hatebreed, Pantera, RATM, Born From Pain, Hatesphere et que sais-je encore.

6. Florian, je fus très surpris par ta manière -en mouvement perpétuel- de placer tes chants. Fort intéressant quand on pense que beaucoup de vocalistes de Metal extrême s’évertuent à poser sans cesse le même type de voix, au fil des albums. Est-ce que tu y vas sur l’inspiration du moment pour savoir si tu vas grunter, growler, pig-squealer, etc… ? Ou est-ce que tu prends la peine d’écouter la tessiture des autres instruments pour te donner des idées? Ou la consonance des mots à chanter ?

Nous traitons la partie chant comme un instrument à part entière qui doit trouver son équilibre et sa légitimité au sein de chaque morceau. Nous décomposons le travail en plusieurs parties, dans un premier temps après l’assimilation de l’ébauche du morceau, nous faisons des essais de différents airs, différents types de chants sur les différentes fractions du morceau en improvisation.
Puis à partir de cette base nous plaçons le chant en fonction du rendu que nous souhaitons et adaptons les morceaux si nécessaire ! Si nous souhaitons un refrain plus clair et entrainant nous ferons une voix plus typée HardCore et si au contraire nous souhaitons faire passer un sentiment d’urgence et de brutalité nous choisirons un chant plus typé death/grind.
Tout dépend du ressenti de chacun, ça fait réellement partie du morceau, il n’y a pas de limite ni de ligne directrice dans notre composition.

7. L’interlude « Way to… » est perturbant et inquiétant. Est-ce qu’elle une signification particulière ?

Ce n’est pas un interlude à proprement parler, ce sont simplement les bruitages du véhicule qui emmène le détenu vers sa fatale destination, soit l’intro de District of Isolation qui a pour thème le milieu carcéral.

8. Est-ce qu’il est aisé de faire du Metal en France ? De trouver des dates ? des labels ? des locaux de répétition ?

Tout est relatif, cela dépend des gens, des motivations et des objectifs de chacuns. Si tu vises bas ou si tu t’investis comme un groupe amateur sans objectif réel ne dépassant pas le cadre de quelque concert dans les bars de ta ville comme la plupart des groupes, non.
Par contre si tu fais preuve d’un peu de sérieux, ce n’est effectivement pas toujours évident, mais nous ne nous plaignons pas, nous tournons relativement bien, nous avons un calendrier correct.

9. En parlant de cette scène française, est-ce qu’il des groupes que vous aimez plus que les autres ?

Oui!

10. Est-ce que vous avez un ou des morceaux dans votre répertoire qui sont des constituants obligés d’une « bonne » set-list d’un concert de Deathawaits ? et pourquoi ?

Oui sûrement, mais nous ne fonctionnons pas comme cela, nous avons inévitablement nos préférences qui ne sont pas obligatoirement les mêmes que celles du public mais nous le faisons suivant l’inspiration du moment, on interprète le maximum de compositions dans le temps imparti par l’organisateur. On essaie suivant notre analyse et suivant notre vision des choses de prendre toujours par défauts les plus dynamiques, celles qui ont une énergie des plus communicatives et enfin les compositions les plus récentes pour pouvoir les éprouver en conditions réelles.

11. Quels sont vos projets pour le court, le moyen et le long terme au sein de Deathawaits ?

Nous pensons prochainement nous confectionner nous-mêmes nos instruments en bois d’arbre afin d’obtenir le son idéal qui nous caractérisera en temps que groupe unique et remarquable.
Les représentations scéniques nous mettent dans un tel émoi qu’elles nous suffisent pour nous combler !

12. Est-ce que la signature sur un label vous intéresserait ? ou est-ce que l’on peut tirer des côtés positifs de n’être les obligés de personne ?

Il y a effectivement de grande commodité à travailler seul sur son œuvre, des libertés que nous n’aurions peut-être pas avec un label, maintenant il ne faut point stigmatiser et croire qu’il n’y a que de vils coquins machiavéliques et intéressés dans le milieu des musiques actuelles. Travailler avec un label, nous permettrait de nous libérer du temps et de nous retirer certains soucis, ce qui nous donnerait la possibilité de nous concentrer uniquement sur notre musique.

13. Je ne dois point être le premier à vous demander cela mais est-ce que le mot : *Deathawaits* a une signification particulière pour Toi ?

Oui fatalement, et heureusement sinon je pense que personne ne s’investirait dans un groupe si cela n’avait aucune signification ! Pour résumer en quelques mots parce que nous pourrions nous épancher pendant plusieurs heures sur un tel sujet en épiloguant sur des sentiments mielleux qui feraient pleurer ma petite sœur et qui seraient une injure à ce milieu d’homme dur et viril tout de noir et de cuir vêtu, les bras croisés avec un visage renfrogné, nous dirions dans le désordre : engagement, plaisir, honnêteté, travail, passion, joie, satisfaction, fraternité…

14. Je me permets de te laisser conclure à ta guise pour les lecteurs de Kaosguards !

Nous allons conclure d’une manière des plus communes en faisant le tour des remerciements, à vous Kaosguards et à vos lecteurs dans un premier temps et dans un second temps à tous ceux qui ont contribué, collaboré ou participé de prêt ou de loin à cet album et en espérant vous retrouver dans la fosse sur scène ou au bar pour faire les c** avec nous !!
Nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à lire cette interview que nous à l’écrire, comprenne qui pourra, à bon entendeur, salut ! 

Magnus

 
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