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Kaosguards

 

NEVERMORE + SYMPHONY X +Thaurorod + Mercenary + Psychotic Waltz le 04/03/2011 au Transbordeur (Lyon)

Quel show nous ont offert Symphony X!! Trois jours se sont écoulés depuis cette soirée, et les souvenirs ne décollent pas de ma tête. Mais commençons par le début…

Le Transbordeur accueille le festival Power of Metal… 5 groupes dont deux têtes d’affiche : Symphony X et Nevermore. Ces 2 groupes résument à eux seuls le festoch… Car, ceux qui nous ont été offert en première partie étaient de loin dispensable !!
Je ne veux pas être contre les premières parties, mais où est l’intérêt quand la plupart du public retournent au bar de la salle au bout de 2 morceaux ?? On pourrait supposer que les gens ne s’intéressent pas aux nouveautés, mais non, je vous assure que la qualité des groupes, tant au niveau compo qu’au niveau scénique était bien au-dessous de la moyenne.

Et puis, comme je suis dans le coup de gueule, j’en profite pour crier mon ras-le-bol au son ultra-moyen fourni aux premières parties en général. Je sais que les têtes d’affiche se réservent souvent la meilleure part du gâteau sonore, mais un peu de respect pour le public que diable ! Ecouter 3 groupes au son cradingue pendant 2 heures, puis envoyer les têtes d’affiche avec un son énorme, comme c’était le cas ce soir…c’est se moquer du monde.

« Thaurorod », ouvre le bal dans une salle encore clairsemée, pour jouer une demi-heure de heavy speed mélodique. Rien de nouveau mais leur set est carré et ils sont bien souriants.

Puis, c’est au tour de « Mercenary », du Death Mélo agrémenté de passages heavy, mais surtout une musique qui part dans tous les sens ! On ne voit pas l’intérêt de leurs compos, ni dans quel style ils officient vraiment. Ces gars veulent jouer du metal, c’est clair, mais le metal ne se résume pas à un assemblage de riffs bourrins. Où est la passion déchaînée, la gestion des silences et les montées en puissance ? Cette liste n’est pas exhaustive, et vous m’aurez compris.

Enfin, arrive la « dernière » première partie, « Psychotic Waltz », dont la particularité est d’avoir leur guitariste handicapé, sur une chaise roulante. Oui, c’est la seule particularité, car leur metal, (peut-on encore dire « metal » ?), bref, leur musique, officie dans un style progressif psychédélique proche du somnifère. Le chant mielleux et les morceaux s’enchaînent au loin, alors que les trois quarts de la salle sirotent leurs bières au bar. Comment s’appelait ce groupe déjà ? « Pathetic Waltz » ?

Mais voilà enfin, le premier but de la soirée : NEVERMORE !! Et cette fois, la salle se remplit pour de bon. Les fans sont nombreux, et dès le premier riff d’« Inside Four Wall », la fosse se déchaîne !! Puis, ils vont enchaîner 3 titres de leur dernier album (The Obsidian Conspiracy ) : « Moonrise », « The Termination Proclamation », « Your Poison Throne » (avec ces Rise ! Rise !). Le public est aux anges et heureusement pour le frontman, Warrel Dane…

En effet, suite à des problèmes de santé, il laissera chanter de nombreuses fois le public, et il ira régulièrement s’asseoir au court de leur set, tout en s’enfilant des canettes de redbull et en buvant du thé ! Mais loin de moi l’idée de critiquer Warrel Dane, car il a été au bout de ses limites pour assurer le show alors chapeau bas Monsieur!
Autre détail à signaler, l’absence du bassiste Jim Sheppard, opéré récemment d’une tumeur au cerveau, et remplacé par la magnifique Dagna (elle avait joué pour l’album solo de Warrel Dane). En tout cas, que les fans se rassurent, Warrel a annoncé que l’opération s’était bien déroulée…

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Mais revenons au concert, où malgré tout, le son énorme, et les solis monstrueux de Jeff Loomis ont comme toujours retourné nos sens ! L’arrivée du 4ème titre, le tubesque « Born » convaint les derniers réticents à pogoter avec les premiers rangs puis à chanter le refrain à gorge déployée ! La ballade, « The Heart Collector » vient ensuite calmer les esprits, suivi du classique « The River Dragon Has Come ». Enfin, c’est au tour de leur dernier single « Emptiness Unobstructed » qui relance à  nouveau une vraie chorale dans le public.
Pour terminer, nos amis de Seattle envoient un bon vieux « Enemies of Reality » avant de se retirer sous les acclamations et l’étonnement, car en effet, ils n’ont joué que 40min !! La déception se fait sentir surtout quand on aperçoit sur la setlist que le morceau « This Godless Endeavor » était prévu !! Apparemment, l’état de santé de Warrel aurait eu raison du show.

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Après, une courte pause clope / pinte, nous voilà de retour pour Symphony X. Et autant être clair, je ne m’attendais pas à un show exceptionnel. Bien qu’écoutant ce groupe depuis plus de dix ans, je ne les avais jamais vu en concert, et on m’avait toujours signalé des performances au son moyen, loin des tueries qu’ils nous balancent en studio. Hé bien, j’ai pris une sacrée claque !! C’est un Russel Allen charismatique qui arrive sur scène tel un catcheur sans déguisement, accompagné d’un son énorme. Pendant tout leur set, il va faire des allers retours sur scène, balancer des bouteilles d’eau au public et créer une ambiance incroyable !

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Il faut dire que leur set list est sacrément catchy. Jugez en plutôt : Of Sins and Shadows, Domination, Serpent’s Kiss, End of Innocence (nouveau titre), Paradise Lost, Inferno (Unleashed the Fire), Dehumanized (nouveau titre), Set the World on Fire, Smoke and Mirror, Evolution (The Grand Design). Les plus malins d’entre vous auront remarqué la présence de 4 chansons qui ouvrent chacune les 4 avant-derniers albums !! Bref, un show ultra puissant avec peu de répit. Les 2 nouveaux titres offerts ce soir nous promettent un album déjà culte, et comme le dit Russel : « ce sera notre meilleur album!! ». Bon, OK, c’est une phrase réchauffée, mais vu le concert, je n’ai aucun mal à le croire. Alors, bien sûr, pas de chronique sur Symphony X, sans parler du maître à penser, guitariste de génie, Michael Romeo. Donc, oui, il est fort. Voilà, c’est fait.
Sérieusement, au-delà du concert excellent vécu ce soir, je retiens aussi que Symphony X, c’est un groupe de pote, qui n’a « quasiment » jamais changé de line-up, et sur scène cette complicité se ressent fortement. Russell Allen ira régulièrement chanter à côté de chaque musicien, jouer avec la basse de Michael Lepond, ou discuter avec Romeo alors que ce dernier continue au même moment à envoyer des solis ultra-techniques!

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Je ne peux donc que vous inciter à guetter le prochain concert de Symphony X, et à foncer les voir…Vous me trouverez au premier rang…

The Count

 
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