Accueil arrow Live Reports arrow NACHT DEN DROHENDEN SCHATTEN le 19/02/2011 à la Halle 101 (Speyer / Allemagne)

Kaosguards

 

NACHT DEN DROHENDEN SCHATTEN le 19/02/2011 à la Halle 101 (Speyer / Allemagne)

Après moult détours et demi-tours, c'est avec près de deux heures de retard que nous arrivons à la Halle 101 à Speyer en Allemagne, pour assister à la fameuse « Nacht Den Drohenden Schatten » ou en français , « La nuit qui menace l'ombre ». Voilà qui annonce la couleur!

Au programme pas moins de sept groupes se succèderont, avec Freitod (D), Chaos Invocation(D), Infinity (NL), Throne Of Katarsis (No), Gehenna (No), Strid (No), Nehemah (FR).

Une programmation triée sur le volet pour offrir au public des groupes sombres et très mystiques. L'atmosphère de la salle est chargée de fumée d'encens, et des bougeoirs trônent sur la scène. Les intro rituelles aux allures de préparations sacrificielles s'enchainent et aide à se mettre dans l'ambiance.

Image

A mon arrivée, Freitod et Chaos Invocation ont déjà terminé leurs sets, j'attaque donc ma soirée avec Infinity. Pour ma part, je ne connaissais rien à ce groupe, mais ceux ci m'ont agréablement surprise. A vrai dire c'est la prestation que j'ai préférée car de morceaux en morceaux, ils ont su rester impressionnants tant techniquement qu'au niveau des compos. J'ai souvenir de riffs exceptionnellement bons et de l'aura du batteur/chanteur totalement impressionnante. Rapide et carré comme un métronome, tout en restant expressif et impliqué dans le chant. A voir en live!

Image

Arrivée de Throne of Katarsis. Pour le coup on est vraiment plongé au cœur d'une messe noire, avec croix inversée enflammée, chandeliers, encens à gogo... Pour ce qui est de leur prestation, ils ont eu le cran de jouer un set plutôt lent et même hypnotique selon certain. Une vraie approche de la Catharsis qui fait honneur à leur nom. Malgré tout, je dois avouer que j'ai trouvé cela un peu long par moment et qu'il m'est arrivé de décrocher totalement sur certain morceaux.

Image

Puis la soirée se poursuit avec Gehenna. Les Norvégiens nous ont proposés un set correct même si pour ma part, je ne suis pas réellement parvenue à rentrer dans le truc. Peut-être la mollesse ambiante qui m'a un peu refroidie. Mystère et boule de gomme car la salle paraissait plutôt apprécier.

Malheureusement cet état de décrochage musical se poursuit avec Strid. Alors que je m'attendais à entrer dans une transe profonde, j'ai fini par fuir la scène tant l'ennui était profond. Je ne garde aucun souvenir de leur passage à part la sensation de longueur et de répétition. Une impression désagréable d'écouter le même morceau pendant 30 minutes.

Image

Puis vient le tour de Nehëmah. LE retour du groupe de Black Metal Français par excellence, et là c'est plus que de l'impatience que j'ai de les revoir, d'autant plus que le concert que j'avais vu en 2002 était resté gravé dans ma mémoire. Une prestance à tomber par terre, l'immobilité glaciale de Corven, le chanteur et bassiste, et une qualité sonore et musicale à en faire frissonner un esquimau.

Image

Mais hélas...hélaaaas, ceux qui ont choisi de rester silencieux pendant plus de 5 ans m'ont terriblement déçue sur ce coup là. Alors problème technique ou pas? Je ne saurai le dire.

Tout ce que je sais c'est que j'ai n'ai pas entendue la voix (sauf les quelques passages de chants clairs où les grattes jouaient sans disto), que j'ai bloqué sur les fausses notes continuelles de la basse et l'absence de son de l'un des guitaristes sur tout un morceau...Du coup, guitariste énervé, chanteur pas super à l'aise...Difficile d'imposer froideur et mal de vivre dans ces conditions.

Quoi qu'il en soit, cela n'a en rien affaibli l'envie que j'ai de les revoir. Pour ma part? Cet accident de parcours restera en Allemagne, Nehëmah je vous aime!

Frigid Bourin

 
< Précédent   Suivant >

Myspace

En ecoute

start Player