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HELIOSS "Confessions" (France)

HELIOSS  ConfessionsHelioss est une toute jeune formation parisienne, créée en 2009. Le groupe est composé de deux membres, un vocaliste et un multi-instrumentiste qui assure tout sauf la batterie. Autant le dire d'emblée, la batterie programmée sonne d'une façon beaucoup plus synthétique et plate. Elle ne donne aucun relief aux compositions et n'a aucun impact. C'est malheureusement le fléau des jeunes formations, qui ont tendance à utiliser à outrance la programmation là où une batterie acoustique apporterait une dimension organique indispensable.

Bon la programmation ruine un peu l'ensemble, on a compris. Mais au fait, quel style pratique le groupe ? D'accord, j'aurais dû commencer par là, mais honnêtement, dès les premières secondes, ce problème de batterie gâche l'écoute. Oui bon j'arrête…Donc le style; et bien on peut dire qu'Helioss délivre un black/death symphonique, très ancré dans la veine des premiers Dimmu Borgir, Cradle of Filth ou bien encore Graveworm. C'est d'ailleurs à ce dernier que font le plus penser les vocaux. Pierre nous propose en effet une alternance agréable entre des grwols et des voix plus criardes typiques du black metal. Je dois avouer que ce sont les vocaux qui m'ont le plus séduit dans cet EP. Dynamiques, bien placés et de qualité, ils réhaussent de façon indéniable le niveau des compositions. Malgré tout ils restent assez convenus et manquent un peu d'originalité.

Et cet écueil s'applique malheureusement également aux chansons présentes sur ce premier effort. Car si l'on sent une certaine disposition à produire de bonnes chansons, le groupe ne parvient pas à se détacher de ses influences. On pense souvent au Dimmu de la première période ("Enthrone Darkness Triumphant" particulièrement), aux débuts de Cradle, Agathodaimon ou Graveworm. Seulement le black sympho de la fin des années 90 c'était bien…à la fin des années 90 !!!! En premier lieu, les claviers sonnent horriblement datés et synthétiques. Si les arrangements basiques et le son du clavier bontempi fraîchement acheté chez carrefour nous emballaient il y a 15 ans, aujourd'hui ce n'est plus possible. Bon, même mal utilisés et avec un son pourri, dans un certain contexte ça pouvait passer (les remarquables premiers albums de Lucifugum), mais là, ça ne fonctionne pas. Les arrangements sont trop pompeux et veulent donner dans le grandiloquent, mais sans les moyens et les talents de composition d'un Dimmu, par exemple, et bien ça passe difficilement. Du coup l'ensemble paraît bien gentillet pour du metal extrême et seuls les vocaux amènent un peu d'agressivité.

De plus les claviers sont mis en avant au détriment des guitares, ce qui n'aide pas. La batterie est également trop en avant et, avec le rendu, et bien…oups je me répète ! Les riffs sont globalement bons, mais une fois encore beaucoup trop imprégnés du black sympho de la première vague. Exemple flagrant sur la deuxième piste, "Falling", ou les guitares heavy auraient pu figurer sur "Vempire" ou "Dusk…", puis on nous gratifie d'un lead et d'une partie clavier qui ne laissent aucun doute sur les influences.

En somme, ce premier EP n'est pas mauvais, mais présente un manque flagrant d'originalité. En souhaitant s'ancrer dans un style légèrement suranné, qui plus est avec une batterie et des claviers programmés qui sonnent très mal, le groupe a pris un gros risque. Le black/death fonctionne à merveille pour des machines de guerre comme Belphegor ou Arkhon Infaustus, mais le côté pompeux symphonique semble superposé mais ne s'intègre pas. Et oui n'est pas Anorexia Nervosa qui veut ! Ne soyons pas trop négatif non plus, les vocaux parviennent à sauver quelques moments et l'on sent bien de belles qualités de composition. Il reste encore au groupe le difficile travail de se forger une identité…et de se trouver un batteur nom d'un chien !!!!

Sunwheel

 

Style: Black Symphonique

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