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WATAIN + Destroyer 666 + Otargos le 03/10/2010 au Ninkasi Kao (Lyon)

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 Watain, la star du moment dans le Black Metal, revient à Lyon, six années après son dernier passage, à l'époque avec Dissection, en compagnie des vétérans australiens « Destroyer 666 » et d’un Otargos irrésistible, en pleine ascension. Tout cela annonce une soirée palpitante où il sera difficile de s’ennuyer avec un plateau de ce calibre et cette qualité qui va écumer l’Europe durant tout le mois d’Octobre pour trente cinq dates.

« Otargos » ouvre le bal dans un nuage de fumée avec son True Black Metal glacial et surpuissant. Les Bordelais ne lésinent pas sur les moyens avec backdrop, étendards et même lasers rouges qui donnent une impression qu’une petite dizaine de snipers se sont invités au show. L’effet est garanti malgré le côté statique des lumières qui auraient gagné à être articulées. Passons par le côté musical de l’entreprise, avec un set de trente minutes rempli de haine et avec ce côté froid, machinale à la limite brutale. Dagoth, le front man, rugit sous ses corpse paint et le faux sang qui couvre son crâne.
Lorsque l’on voit Otargos sur scène, une identité visuelle assez forte se dégage par les tenues, avec notamment leur plastron en cuir. La disposition des musiciens avec les deux chevelus, le bassiste et le second guitariste, de chaque coté de la scène, laissant la colonne vertébrale au chanteur et au batteur permet de créer une unité comportementale assez intéressante à observer. De même, le fait qu’ils soient assez immobiles et, majoritairement en retrait du bord de la scène fait penser à une croix inversée. Le groupe est content d’être là, cela se voit, la débauche d’énergie est permanente, les titres sont enchaînés à grande vitesse ce qui a pour effet, malheureusement, de ne laisser aucun moment de répit aux spectateurs et surtout de faire défiler le temps trop rapidement.


Après une bonne demi-heure de pause pour préparer la scène, les Australiens de Destroyer 666 déboulent sur scène pour quarante petites minutes de musique comme ils savent très bien faire. Les clous sont de sortie sur les bras, épaules, vestes et tout ce que vous pourrez imaginer. C’est dans une ambiance bien sympa que va se dérouler le set des vétérans de l’hémisphère sud. En effet, entre l’agitation de son leader K.K., les musiciens qui changent de position sur scène et un public des plus respectifs, tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment avec eux.
Le son est très bon, on reconnait sans difficultés les titres qui s’enchainent à une vitesse démoniaque. Leur musique vous donne envie de taper du pied, d’headbanger, de trinquer dans ce vrai moment convivial partagé avec Destroyer 666 qui se fait de plus en plus rare en France.
C’est avec une belle brochette de titres lourds, que les Australiens ravissent un public acquis à la cause du groupe, sans trop forcer, juste en laissant parler leur talent.


Encore une bonne demi heure de préparatifs pour enjoliver la scène, allumer les bougies, installer les tridents, les bannières, les chaines, les dizaines d’ossements disséminés un peu de partout sur la scène, les bougeoirs géants… Un véritable temple à la gloire de Satan.

Les hostilités sont commencées avec « Malfeitor », titre fleuve, hypnotisant, rapide et à la fois lent durant lequel nous pouvons admirer le décor scénique, la prestation des musiciens, l’accoutrement du chanteur Erik Danielsson, véritable serviteur du malin. On peut noter une odeur pestilentielle qui se propage durant le concert, un mélange de mort, de pourriture et d’excréments. La faute aux ossements qui ne sont pas de première jeunesse, au sang coagulé dont ils se peinturlurent le visage pour faire plus Evil.
Durant tout le show, on pourra noter une ambiance surnaturelle à la limite du rituel, le tout baignant sous des lights rouges ou plus simplement par un éclairage fait de bougies et de tridents enflammés. Cela met une dose supplémentaire de mysticisme à cette célébration déjà quelque peu préoccupante.
Les titres s’enchainent, accompagnés par le rythme saccadé des compositions et des ambiances. Erik s’amuse à allumer de plus en plus de bougies, de coupelles ou encore de montrer son dernier jouet, un crâne de bouc, à l’assistance. On peut également remarquer que le fait de jouer en salle avantage le show de Watain car en plein air ou sous un chapiteau, le spectacle perd de sa superbe et de son impact sur les spectateurs.

Un concert à la hauteur du groupe avec un son, des lumières impeccables et surtout un décor imposant, riche et surtout magnifiquement bien pensé pour rendre gloire à Satan par ses humbles serviteurs.

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