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TANEN le 03/04/2008

TANENInterview réalisée par mail avec Seb, le guitariste et Nico, le bassiste.

 

 

Tanen est le nouveau poulain sur lequel le label Trendkill Records compte plus que jamais. Loin de s'enliser dans les "marais poitevins", la région cherchait un successeur à Inside Conflict. Il semble que le flambeau a été repris par ce groupe plein d'avenir!  

 

 

 

1) Bonjour à vous tous, nos lecteurs ne connaissent pas encore votre formation pouvez-vous nous la présenter ?

Seb : Tanen existe depuis 2003 mais au complet depuis 2004. On est basé à poitiers. On est 5, 2 guitares, 1 batteur, un chanteur et un bassiste. On a quelques demos à notre actif mais on ne les a jamais diffusé hormis pour les démarches du type label, ou orga de concert. En 2006 on s’est lancé dans la réalisation d’un premier vrai album, sans avoir de label . La démarche aboutit à la fin du mois avec la sortie de Fragments sur Trendkill recordings et là on se prépare à partir en tournée au mois de Mars ! On a pris le temps de faire les choses mais au final ça a été très bénéfique pour nous.

2) Vous êtes signés chez Trendkill, qu'attendez-vous de votre label ?

Nico - Et bien essentiellement qu'il continue à bosser aussi bien ! Aujourd'hui Trendkill assure la promo, la distrib et le booking. Nous avons été très agréablement surpris. Le mec est hyperactif, on parle de nous un peu partout, la tournée prend forme, avec des premières parties vraiment pas dégueu (CONVERGE !!!!)... En plus on est sur la même longueur d'onde sur la plupart des sujets et quand on est pas d'accord on lui dit et tout se passe bien. Cool, donc.

 Seb : C’est un label à taille humaine en +, donc ça facilite les échanges.

3) L'album fait la part belle au hardcore torturé que peuvent proposer les Envy et groupes dans la lignée, ces influences vous inspirent depuis toujours ?

Nico - Oui effectivement. toutefois très rares sont les groupes qui font l'unanimité au sein de Tanen. les influences de chacun sont très variées et couvrent un territoire très étendu allant de Frank Sinatra à Converge en passant par pig destroyer. Le tout c'est d'arriver à travailler ensemble dans la même direction !

 Seb : c’est ça qui est plaisant d’ailleurs, ça évite de ressortir un disque déjà entendu….ça permet d’avoir une identité un peu plus forte. Et musicalement, ça permet d’être un peu plus créatif aussi. Même si, j’en conviens, certaines influences ressortent par ci par là….mais qui n’en a pas ? eheh

4) Vous avez été masterisés par l'illustrissime Magnus Lindberg (Cult of Luna) en Suéde, vous êtes-vous rendus sur place pour bosser avec lui et racontez-nous votre collaboration ?

Nico - On voulait le faire mais on a vite réalisé que le voyage du disque par la poste était plus économique... On a produit l'album sur nos fonds propres, Trendkill n'est intervenu qu'au moment du pressage, nous ne pouvions pas nous permettre de nous rendre sur place, même si on aurait adoré ça. Toutefois Les gens de Tonteknik sont très pros et très disponibles. La distance n'a donc géné en rien notre collaboration.

Seb : Et puis sur le mastering on avait pas grand chose à contrôler…pas comme sur un mix où il y a des choix à faire etc…
Là, Luc (qui a enregistré l’album) a bien échangé avec eux pour leur donner quelques indications techniques etc…Eux ont fait le reste et l’ont bien fait…..comme d’habitude !

 

5) De même la cover a été élaborée  par Derek Hess qui crée pour In Flames, Sepultura et Converge, comment en êtes-vous venus à travailler avec cet artiste et pensez-vous que le choix d'étrangers étaient primordial pour obtenir une certaine qualité ?

Nico - Au départ on était parti pour faire l'artwork nous mêmes ou faire travailler des potes. Les résultats ne nous ont pas convaincus. Après un mois passé à se creuser les méninges sur ce sujet on a contacté Derek, dont le travail plaisait à tout le monde. Il nous a répondu très rapidement et a accepté de travailler avec nous. Après je pense que des artistes français auraient été tout à fait capable de nous faire un artwork terrible.

Seb : Exactement, là c’est pas la nationalité qui a compté mais plus le fait que ce soit Derek Hess. On s’est fait plaisir en quelques sortes, c’est un artiste dont on adore tous le travail, et vu son passé, on était très content qu’il collabore avec nous.
En plus, c’est vraiment un mec super gentil et généreux.

 

6) Vous semblez être de vrais bêtes de scène car de nombreuses dates se profilent, est-ce là que vous êtes le plus à l'aise ?

Nico - Oui, Trendkill s'est vraiment bien bougé et la tournée de mars commence à avoir de la gueule. On adore la scène. L'album au départ était un moyen de stimuler tout ça. C'est un moment magique ou on débranche tout et où on se laisse totalement aller. On mouille le maillot quelque soit l'endroit où on joue ou le nombre de personnes dans la salle. Je pense que les gens qui sont venus nous voir n'ont pas l'impression d'avoir vu un groupe qui ne s'est donné qu'à moitié.

Seb : Le truc, c’est qu’on prend tellement de plaisir à jouer tous les 5, qu’à chaque fois c’est un super moment, j’espère que c’est communicatif !

 

7) Le groupe est basé à Poitiers, au niveau situation est-ce pratique pour un groupe de votre genre ?

Nico - Bah c'est ni mieux, ni pire... Et puis c'est joli le Poitou.

Seb : Ben disons qu’on aurait bien aimé Boston mais ça fait un peu loin…… Blague à part, Poitiers c’est une scène de malade, il y a tellement de bons groupes, on est très content!
 

8) Vous connaissiez le BCS Café (salle de concert de Poitiers) je suppose, une si belle salle ayant fermé ses portes n'est-ce pas galère de vous produire dans votre région ?

Nico - Oui en effet on connaissait le BCS. Il est vrai que pendant son existence, sa programmation a été impressionnante. Toutefois, Poitiers, comme toute les villes étudiantes, bénéficie d'un tissu associatif très riche. Trouver des dates dans le coin est tout à fait faisable. Et puis l'idée c'est aussi d'aller jouer au delà des frontières de notre belle région !

Seb : Et puis pour avoir discuté un peu avec des mecs qui font de l’orga dans d’autres villes, c’est le même problème partout… c’est le problème des musiques amplifiées de toute façon…..soit les bars sont trop petits et les voisins trop proches, soit les salles sont trop grosses et ne se risquent pas à faire des premières parties de « petits groupes ».
Malgré tout il reste quand même des personnes de bonne volonté pour palier ce manque…..

 

9) On continue avec la région Poitevine, Inside Conflict  a splitté, ce groupe a-t-il été un moteur pour vous et que pensez-vous de leur séparation ?

Seb : On a pas trop cette influence death/grind donc c’est vrai qu’on s’est jamais pris de passion pour Inside Conflict par contre il est clair qu’ils ont apporté une grosse pierre à l’édifice de la scène de Poitiers et de la scène française en générale…comme ont pu le faire Sevenhate à une époque et comme est en train de faire Hacride en ce moment. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai apprécié leurs albums et split avec Judoboy, et que scéniquement c’était une putain de claque….

10) Pourquoi ce choix  de chanter en Français, ne pensez-vous pas que cela va vous fermer des portes ?

Nico - Dam à carte blanche sur les textes. Il a fait ce choix car il était plus à l'aise en écrivant en français. Sincèrement je ne pense pas que ça nous ferme des portes, dans la mesure où on es dans un style où les gens prêtent peu d'attention aux textes.

Seb : je pense que le fait de mettre en avant sa nationalité ne devient plus un problème. Le public comme les groupes se sont un peu  affranchis de ce complexe j’ai l’impression. Et puis vu le style, je crois pas que ça fasse grande différence eheh.
On a une des plus belles langues du monde que beaucoup de pays nous envient, on serait con de ne pas en profiter ! Suffit de se donner la peine d’écrire des textes qui ont un peu de gueule, et sur ce point on est tous très content du boulot de Damien.

 

11) Une vraie envie de s'exporter hors de nos frontières et  de vivre de votre musique ?

Nico - On adorerait vivre de notre musique, mais il faut être réaliste.... dans ce style de musique c'est quasiment impossible sauf en montant un label ou un studio en parallèle. En revanche, il y a moyen que Tanen nous fasse vivre des moments terribles comme par exemple aller jouer à l'étranger, chose qui nous plairait énormément.

Seb : Je pense que le public étranger est carrément ouvert à ce que la France peut proposer ! et puis ça serait une bonne opportunité pour aller jouer à l’extérieur de nos frontières. De là à penser  en vivre ….faut rester réaliste, je connais pas beaucoup de groupes dans notre style qui peuvent se le permettre….je crois que j’en connais pas un d’ailleurs !

 

12) Merci pour cette entrevue, à vous de conclure sur une note optimiste…

Nico - Merci à vous. Donc, une note optimiste... Seb, une petite blague peut-être ?

Seb : A froid là ça me vient pas… par contre merci à tous ceux qui nous ont lu jusqu’au bout ! Et merci à toi pour l’interview !

 

Evildead
 

 

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