| MALEVOLENT CREATION "Invidious Dominion" (Etas-Unis) |
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Ce nouvel opus (portant une sublime cover réalisée par l’artiste suédois Par Olofsson), sorti au crépuscule du mois d’Août 2010, se distingue grandement de leurs précédentes sorties par un travail de production acharné (mené d’une main de maître depuis les studios d’Erik Rutan, les Mana Studios (où des groupes comme Hate Eternal, Nile, Cannibal Corpse ont eu l’occasion d’enregistrer) et par les vocaux -méchant et hargneux- de Brett Hoffmann de plus en plus proche du Thrash qui fleure bon les 90’. Toujours en parlant de la prestation de Brett, on peut remarquer qu’il a apporté un grand soin à jouer rythmiquement avec sa voix, et à saccader ses propos (jusqu’à aller dans des sphères proches du Hardcore de NYC). Chose qui ne m’avait que très peu marqué dans les derniers MALEVOLENT CREATION, c’est leur capacité à créer des passages qui ont une dimension quasiment « tubesque » (si vous me pardonnez l’expression) comme on peut le sentir sur le refrain du titre Leadspitter (avec ces vocables arrachés qu’UNLEASHED ne pourrait renier). A noter que j’ai eu l’impression qu' à partir de Compulsive Facebreaker (qui contient un solo de guitare où l’on pourrait presque humer Kerry King sur certains accents), on entre dans le meilleur chapitre de l’album (je peine à ressentir une chanson qui m’accroche avant ce cinquième titre) ; dès que l’on passe par cette frontière, on commence à dodeliner de la tête, inconsciemment, comme un vieux punk bourré sur des titres comme Target Rich Environment et sa construction revigorante et puissante à la guitare, Antagonized (mon morceau préféré pour ces voix classieuses et son aspect assez Old-School) et ces voix -arrachées en diable- proche d’un UNLEASHED (tiens encore ?) ou d’un Chris Reifert en moins désaxé (AUTOPSY, DEATH, ABSCESS). Avec le portrait que je vous en tire, je vous vois déjà lever un sourcil surpris : Alors, c’est bon ? Meilleur album de Death/Thrash du Millénaire ? Mmh.. Malheureusement, ce n’est pas le cas car il y a une ou deux choses qui fâchent un peu : on dénote une basse occultée (certes, elle grossit le son, elle soutient les fondamentales et elle aide dans le mouvement harmonique des morceaux). Tout le monde n’est pas Steve DiGorgio ou Jeroen Paul Thesseling (le bassiste de Pestilence ou du dernier Obscura), c’est vrai mais il y a aucun moment où elle est mise un peu en avant comme c’était le cas, avec merveille, sur Ten Commandments, leur premier album. Toutes les chansons (sauf une) sont calibrées et ne dépassent pas les 3min55, il y a une prise de risque extrêmement faible, à mon avis. Une grande majorité de ces morceaux semble évoluer dans des lieux entendus et que l’on devine (trop ?) aisément; cependant, ce dernier avis n’est pas pleinement négatif car on sent que les musiciens de MALEVOLENT CREATION sont et resteront des grands fans de musique Metal et cet album a été fait, comme le dit la formule consacrée, par et pour des Metalheads ! Magnus
Date de Sortie : 24/08/10 Label: Nuclear Blast Records Style : Death/Thrash Métal
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23 ans ! Bigre ! Certes, il n’est pas question, ici, de parler des avantages (ou non) des Noces de Beryl ; je veux parler du nombre d’années que les Floridiens de MALEVOLENT CREATION exercent leur brutal et sombre art musical autour du pilier qu’est le guitariste Phil Fasciana (seul membre présent, sans interruption, depuis le début de leur aventure).
