| BLOOD OF KINGU "Sun In The House Of The Scorpion" (Ukraine) |
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Les musiciens qui la composent ne sont pas si néophytes que l’on pourrait le croire. En effet, ils ont tous un passé chargé en musique et pour certains des idéologies assez caractérisées et intransigeantes sur la « Grande et Vaste Ukraine ». Le maitre à penser, Roman Sayenko « Hate Forest, Drudkh, Dark Ages » et ses amis Thurios, Krechet et Yuri « Hate Forest, Drudkh, Astrofaes, Lutomysl » ont décidé de refaire parler d’eux au travers d’un projet Black Metal sans compromis qui s’inspire des mythologies égyptiennes, tibétaines, sumériennes et bien entendu babyloniennes. Un petit cours d’histoire, le sang de Kingu, dieu babylonien, après sa mort, a permis à Ea de concevoir le monde actuel. Cependant, le Black n’est pas la seule influence, car le voix propose un chant grave d’une sauvagerie sans équivoque à la limite du Death, enfin, quelque chose de bestial qui accompagne très bien une musique où le blast campe sur quasiment toute la longueur des morceaux et donne à l’ensemble une impression de mur sonore entrecoupé par moments de prières ancestrales, en backing, lorsque les cris de la bête s’estompent. Les hurlements sont, sans rappeler, comparables à ceux que l’ont pourrait retrouver sur l’album « Communion » de Septic Flesh. Le rendu offre une puissance et un coté rugueux rarement atteinte dans un disque de Black. On se remet difficilement de la multitude des assauts sonores, lors de la première écoute. Il faut résister et rentrer au cœur du cyclone pour voir ce qu’il s’y passe réellement. En fait, ce disque est court (ouf, on l’a échappé de peu) avec huit pistes dont deux d’intro « Herald of the Aeon of Darkness et Morbid Black Dreams Bringing Madness » qui occupent trois des trente six minutes que dure cet album. S’il on enlève le dernier titre une reprise de « Beherit », « Gate of Nanna » qui ne se cale pas vraiment dans le moule avec son côté plus incantatoire que Black, il ne nous reste plus que cinq morceaux détonants « Those That Wander Amidst the Stars, Cyclopean Temples of the Old Ones, Guardians of Gateways to Outer Void, Ceremonies to Awake Thy Ageless Hate et Incantation of He Who Sleeps » pour vingt neuf minutes tout en sachant que ce dernier dure plus de 10 mn et tend plus vers une musique plus progressive, plus nuancée, totalement en adéquation avec la philosophie « Drudkh ». Du concentré, pas d’éparpillement, pas de superflu, que du concret, du réel et surtout de ce que l’on veut entendre, de la musique puissante qui ne vous lâche pas pour une ritournelle symphonique ou mélodique dont on n’a à faire. Cette musique s’adresse avant tout aux connaisseurs de l’œuvre du leader cultissime du Black Ukrainien, « Roman Sayendo ». Elle est vindicative et violente comme l’était « Hate Forest » et possède ce coté hypnotisant et parfois ambiancé à la « Drudkh ». Un joli assemblage qui va vous transporter et certainement vous faire replonger dans les travaux antérieurs du Maitre du Black Métal de l’ancienne glorieuse capitale russe.
Date de sortie: 24/05/2010 Label: Candlelight Records Style: Black Métal
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Les revoilà!!! Les fous ukrainiens, après un premier album « De Occulta Philosophia » sorti en 2007 et qui avait mis tout le monde d’accord sur le niveau de cette nouvelle formation venu des pays de l’Est.
