| 20 ans d'OPETH le 03/04/2010 au Bataclan (Paris) |
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Le Bataclan fait ce soir salle comble, et cela fait déjà quelques mois que cette soirée affiche « complet ». La courbe de notoriété d'Opeth, groupe suédois fondé il y a donc maintenant 20 ans, est plus que jamais exponentielle. Cela certainement grâce à la capacité de Mickael Akerfeldt, son leader et compositeur principal, de créer des ambiances si particulières, mêlant beauté, violence et mélancolie, et étant toujours parvenu à faire avancer son projet dans une direction intéressante et gagnant en maturité et en musicalité. Ce soir donc, on fête les 20 ans du groupe, et ce sont pas moins de trois heures de show (break entre deux sets compris) auxquelles nous avons droit, Paris faisant partie des heureuses élues de cette mini-tournée commémorative, à laquelle seulement quelques villes importantes auront droit (notamment Londres deux jours après, date selon mes sources filmée pour une sortie ultérieure...décidément, ces anglais ont toujours eu de la chance). Pas de première partie donc, et le premier set démarre sur « The Leper Affinity », premier titre de Blackwater Park, dont la totalité sera jouée ce soir, sans temps mort, et sans les fameux discours comiques d'Akerfeldt qui ont fait la réputation scénique (entre autres) du groupe. L'interprétation de ces fantastiques morceaux est donc sans faille, et les membres du groupe les plus récents font preuve ici de l'assimilation parfaite de l'esprit musical d'Opeth, en délivrant chacun une prestation concentrée et précise. A noter que « Harvest », morceau acoustique sur l'album, est intelligemment proposé dans une version quelque peu repensée, à une sauce plus douce encore et adaptée au contexte électrique. Après 20 minutes de pause, le groupe propose un titre de chacune de ses productions, choisissant ainsi « Forest of October » issu de « Orchid », ou encore « Advent » de « Morningrise », «April Ethereal » extrait de « My Arms Your Hearse », puis « The Moor » de « Still Life », « Deliverance » de l'album du même nom, le splendide et calme « Hope Leaves » de « Damnation », Harlequins Forest » de « Ghost Reveries » et enfin « The Lotus Eater » issu du petit dernier, « Watershed ». Akerfeldt, à l'occasion de ce second set, réveille enfin son côté facétieux et entre chaque morceau, y va de ses blagounettes tantôt incisives tantôt donnant dans l'auto-dérision «(déclarant par exemple « ces chansons étaient parmi les premières que j'ai composées, ce qui explique qu'elles soient merdiques! »), mais surtout, le charismatique chanteur/beugleur à la voix si reconnaissable propose un voyage dans le temps, racontant des anecdotes et des « faits historiques » du groupe entre chaque morceaux, ce qui donne vraiment une impression d'un voyage musical réussi à travers les époques si variées de ce groupe, dans toute sa progression...progressive justement. Belle soirée donc d'un groupe très professionnel, offrant une musique totalement libre et empreinte d'influences des plus diverses, du death au progressif des années 70, confirmant le statut maintenant bien assis d'Opeth en tant que grosse pointure du métal novateur de ces dernières années. Vivement la suite de l'histoire...
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