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Le retour des tourmentés d’Akroma, Alain "Bob" Germonville (Ex-Scarve) et Matthieu Morand (Elvaron) ne passera pas inaperçu encore cette fois. Après un premier album des plus réussi, « Sept » avec 7 titres de 7 minutes portant sur les 7 péchés capitaux et avec 7 guitaristes solistes différents (sympathique idée), la nouvelle sortie qui s'intitule « Seth » (ça me rappelle quelque chose) porte sur les 10 plaies de l’Egypte ancienne (Histoire sur la malédiction de Ramses II pendant l'exode de Moïse et le peuple juif) avec un concept assez proche du précédent.
Comme vous pouvez le penser, les dix titres font appel à 10 guitaristes de renom pour poser chacun leur solo, Christophe Danjon (Exulan) sur "L'eau changée en sang", Benjamin Sertelon (Resilience) sur "Les grenouilles", Victor Lafuente sur "Les moustiques", Thibault Coisne (Syrens Call) sur "Les taons", Alex Hilbert (Nightmare) sur "La peste du bétail", Bertrand Drécourt (Innerchaos) sur "Les ulcères", Thomas Leroy sur "La grèle", Nicolas Soulat (Outcast) sur "Les sauterelles", Pascal Lanquetin (Carcariass) sur "La mort des premiers nés" et Hugo Lefebvre (Anthropia) sur « Les ténèbres ». La seule entorse se situe au niveau de la durée des chansons, ils n’ont pas poussé le vice si loin. La durée totale de l’album se situe autour de l’heure pourtant, on en aurait bien repris un peu plus (ah la gourmandise!). J’allais oublier mais pour les néophytes, Akroma est tel une pieuvre, sa musique empiète sur plusieurs domaines musicaux différents. L’influence majeure reste le Black Metal mais le Progressif, le Symphonique, le Heavy Metal sont très présents et rendent cette musique passionnante, riche, variée et incroyablement intéressante. Cependant, un élément pourra peut être vous surprendre, voire vous rebuter, la voix extrêmement aigüe et surtout très criarde (Attention Dani, la concurrence arrive) avec un chant en français (on cumule?). Après la surprise (préparez vous bien, c’est déroûtant), on est confronté à un terrible dilemme qui tourne assez court, aimer ou détester ? Pour ma part, ce sera aimer, pourtant, je déteste (généralement) le chant français, en plus à la Dani, le Heavy-Prog-Black Metal, légèrement Gothic et Symphonique avec Voix Féminines à tendance acoustique par instants… (Ca m’a passé, vive le « Vrai Metal Norvégien Noir») mais là, il faut s’incliner, le résultat vaut son pesant de cacahuètes (enfin de malédictions). Etre scotché par que l’on aime le moins, ça fait bizarre mais il faut bien avouer sa propre défaite. Sur ce chef d’œuvre, le chant ou les passages narrés par Lulu sont d’une incroyable justesse et vous donnent envie de réécouter l’album juste pour la sensation que vous procure la jeune fille. Pour du Black Metal, la norme est de beugler ou de se prendre pour une cantatrice d’opéra. Là, la magie opère juste avec des brides de phrases chuchotées, superposées dans le plus simple appareil, sans fioritures. A noter également les nombreuses lignes de chant parlées voire growlées (un peu de chant Death, ça fait toujours plaisir) d'Anubis, enfin Patrick Germonville, qui amènent un dialogue entre les cris plein de hargne et les parties parlées. L’apothéose se situe sur le dernier titre lorsque Seth (la voix torturée) taille la causette avec le dieu des morts lors de sa répudiation. On pourra seulement regretter l’absence de musique ou de samples plus en rapport avec le thème de ce concept album comme si bien le faire un groupe comme « Nile ».Alors passez l’étape de la voix de « Bob » et vous pourrez apprécier un CD imparable et digne des plus grands du genre. Légion Date de sortie: 2009 Label: Thundering Records Style: Black Métal Progressif Ecoutez sur myspace
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