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DARKSPACE "Darkspace-II" (Suisse)

DARKSPACE Darkspace IIIAprès une brave matinée radieuse, annonciatrice d’une température pré estivale, nimbée de gazouillements divers et autres éclats de rires illuminants la gaieté immaculée des insouciants bienheureux… pour un peu on se serait cru au Paradis.

Vous rentrez mornes, après cette décharge de bonheur, après avoir eu envie d’exploser l’astre solaire pour n’en faire qu’un fracas immense de DCA qui anéantirait la totalité de la planète que vous auriez comprise l’approche d’écoute qu’aborde Darkspace.

Non Darkspace, après avoir cinglé excessivement fort nos tympans meurtris avec "Darkspace- I", "Darkspace- II", n’a pas choisi de demeurer confiné à une simple épreuve auditive.
Darkspace I n’était qu’une « simple » escapade heuristique, une sorte d’annonciation à l’apocalypse d’une décadence morale tirant vers le bas, vers des abîmes dont le fond nous est ici, je pense, dévoilé.

Inutile donc de préciser qu’il sera ridicule d’infliger à vos esprits emplis d’un trop-plein de sociabilité qui quoi qu’on en dise peuple notre réalité, cet album qui s’écoute seul, et résolument seul.
Inutile de lancer le brûlot dans le mange disque dans une soirée arrosée, euphorique et bruyante, car au-delà de plomber l’ambiance et de faire vomir les quelques poivrots parvenant encore à retenir leurs premiers renvois, vous ne vous contenterez dans ce contexte que d’en sentir l’essence, sans en saisir la profondeur.

Indéfinissable, insaisissable donc l’obscurité que révèle l’expérience – au sens propre – Darkspace.
Au travers d’une seule et unique œuvre s’écoutant là encore d’une manière monolithique, Darkspace assoit ce que devrait être le black metal.
Il respire son essence, sa conception, le vecteur dramatique et émotionnel dont ce genre doit faire preuve, et qui s’illustre en l’espèce mieux que tout autres.

3 pistes, pour environ 60 minutes de dépression. Le ton est donné, le trou noir est béant et absorbe toute source de lumière qui oserait défier cet hymne à la noirceur et à l’ésotérisme.
D’une sonorité étouffée et asphyxiante, la musique de Darkspace constitue a elle seule les diverses facettes du black metal, chassant néanmoins sur des terres plus atmosphériques que véloces.

Darkspace préfère laisser ramper l’ambiance par la découverte progressive de la structure du morceau plutôt que la démontrer par la force brute.
Rampante et vicieuse, la décadence Darkspace s’immisce sournoisement dans vos esprits, comme un venin injecté dans vos veines, qui ne vous achèvera que sur un chemin vers une mort lente et douloureuse, atteignant son paroxysme 60 minutes plus tard, heure H de la cessation de la torture pour parachever ce que cet album a commencé.

Criard et en retrait le hurleur se fait discret et se fond parfaitement dans la masse sonore pour participer activement à cette flagellation dont les instruments sont les premiers acteurs, mêlés et confus, scandant à l’unisson l’amour profond pour les ténèbres.

Un Darkspace III est sorti.
J’entrevois d’ores et déjà le combo, après vous avoir achevé, tenter un massage cardiaque diabolique, afin de vous infliger encore et toujours ce petit jeu.

870621345

 

Label: Haunter Of The Dark

Sorti en: 2005

 

 
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