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Interview réalisée avec tous les membres du groupe qui ont activement répondu à nos multiples questions!!!
The Oath est un groupe lyonnais qui évolue dans un heavy black teinté d'influences scandinaves, à la limite parfois du black, et du dark....Vous l'aurez compris, The Oath est un savant mélange de styles qui pourront accrocher tous fans de metal sans demi-mesure! On vous laisse donc entre les mains de Deströyer, Carcharoth, Peter Pal, Tyrael et Madrignac.... Chez KAOSGUARDS, nous avons fait la chronique de leur premier album. Cliquez ici pour la lire! 1. Pouvez-vous faire un point sur la situation du groupe qui avait été signé chez Shark Records ? Nous avions bouclé l’album en août 2006 « The Ends of Time ». Le label nous a trimbalé jusqu’en février 2007 pour finalement nous dire que l’album ne sortirait pas chez eux et que le contrat était rompu. On va donc se débrouiller pour le sortir seuls. Il est désormais disponible à Lyon au Gibert ainsi que sur notre site ; nous sommes également à la recherche d’autres canaux pour le diffuser. Avis aux amateurs !
2. Comment définiriez vous votre univers musical ? Je dirais que notre musique est un mélange de tous les styles. C’est du black metal au niveau des voix et des rythmes, les guitares sont assez teintées heavy black. On nous définit souvent comme un groupe de black dark et sommes influencés par le death mélodique suédois et scandinave en général.
3. Comment vois tu le concept de la scène ? On essaie der se faire plaisir, c’est la première chose. La deuxième est d’être carré et pour cela, on se donne les moyens de notre ambition. Le contexte aussi est primordial car la prestation est plus ou mois intense en fonction du monde qu’il y a au concert.
4. A propos des textes… ? Les textes sont hyper personnels et laissent transpirer notre introspection. Nous avons une vision du monde et des gens qui n’est pas connotée black metal. On est loin de tous ces groupes satanistes qui inondent le style. On essaie simplement d’être anticonformistes et de penser par nous-mêmes. Les paroles sont assez sombres et misanthropes ; elles pourraient parfaitement coller à de la musique doom ou gothique. Mais effectivement, ce qui marque plus les textes de The Oath est la misanthropie. Nous tentons quand même de glisser quelques messages porteurs d’espoir !
5. La devise de The Oath… Faites attention quand vous signez un contrat discographique…(rires) !
6. Avez-vous du nouveau matériel et comment va t-il évoluer ? La pré-production du deuxième album est en route. La période de 2002 à 2005 est symbolisée par notre premier album. Maintenant que notre line-up a changé, notre style qui s’est radicalisé grâce à la venue de Tyrael à la batterie, est plus extrême, moins linéaire, plus efficace, varié, mature. On a atténué notre côté black pour glisser plus vers le death, ce qui fait tout a plus d’impact et est plus travaillé. Nous avons ce coup-ci fait un vrai travail de groupe et le tout est beaucoup plus homogène. Par le passé, chacun a mené un plan en répet et l’on assemblait le tout ; aujourd’hui, on compose tous ensemble, ce qui fait une sacrée différence !
7. La scène lyonnaise est assez riche en groupe de metal. Quels sont vos rapports avec les autres groupes ?
On prend du recul par rapport à tout ça. Le « milieu » lyonnais est très restreint et les rumeurs ainsi que les « guéguerres » vont bon train. Quelquefois, il peut même y avoir l’effet de clan qui sectarise tout cela. On est copains de loin avec tout le monde et on essaie de ne pas trop rentrer dans le jeu. On ne court pas derrière les groupes et l’opportunisme n’est pas notre truc. On se contente de faire juste notre bonhomme de chemin ! On ne tirera la manche à personne puisque nous ne comptons que sur nous-mêmes pour réussir. Cependant il y a pleins de mecs sympas et on s’entend avec tout le monde.
8. Le fait d’habiter une ville de province n’est il pas handicapant sur le plan de l’exposition médiatique ? Pour la scène underground dont nous faisons parti, je ne pense pas que le clivage Paris/Province soit vraiment existant. Il faut noter qu’à Paris, la profusion de concerts fait que les gens sont un peu blasés et il n’est pas rare de voir des concerts devant 50 personnes. Même si effectivement de grosses maisons de disques se trouvent dans la région. Ceci dit évidemment, il y moyen de rencontrer du monde dans le business de la musique. Même si je constate que l’on est plus sollicité à l’étranger que dans notre propre pays ! Bien sûr en France, il y a des gens supers comme KAOSGUARDS (rires) !!!
9. Que penses- tu du courant musical français ? Il y a vraiment de supers bons groupes et la scène française n’a jamais été aussi riche. Dans chaque région, émergent de nouveaux talents. Les étrangers commencent à s’intéresser à nos formations, alors qu’il y a encore 5 ou 6 ans, nous n’étions pas grand-chose. Les labels allemands viennent piocher chez nous. Par contre, Metallian et les autres médias ont du mal à faire la une de couv’ avec Belenos, Destinity ou Benighted. Par contre, les Allemands mettent en avant les groupes Allemands, les Suédois les groupes Suédois, …etc. On s’intéresse malgré tout à nous lorsque l’on propose de la bonne came. La scène française semble plus tourner vers l’extrême alors que la scène heavy paraît plus discrète. Les combos comme Benighted, Gojira ou Dagoba se sont construits tous seuls sans un appui médiatique franchouillard. Ils reçoivent un meilleur accueil hors de nos frontières.
10. Dans vos rêves les plus fous, quel serait votre producteur idéal ? Pas de producteur particulier. Même si l’on aime bien Dan Swanö et Peter Tägtgren qui ont un son conventionnel mais dont on est nostalgique comme le deuxième Lord Belial qui a été enregistré au Fredman et qui sonne moins stéréotypé que Dimmu Borgir. Malgré toutes nos difficultés, nous nous sommes donnés les moyens d’obtenir enfin ce que nous voulions et nous avons bookés le Kohlekeller (Benighted, Agathodaimon, Crematory, Winds of Torment). Nous espérons par ce biais franchir un pallier.
11. Une conclusion… Merci de nous supporter Phil et Audrey, merci pour la chronique ! Allez sur notre site et procurez-vous « The Ends Of Time ». Et nous espérons pouvoir promouvoir notre prochain disque car avec tous les problèmes survenus pour le premier, nous n’avons pas connus toutes les joies liées à la promotion d’un cd (concerts, etc…).
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