Accueil arrow Interviews arrow INFEST le 11/05/2007

Kaosguards

 

INFEST le 11/05/2007

ImageInterview réalisée avec Flo à l'issue du concert de Saint Etienne

 

Comment ne pas être séduit par ce groupe de grind death "pur sucre" qui fait parti de notre élite nationale en la matière. Les Bayonnais ne peuvent pas vous vous décevoir si vous êtes un fan du style. "Feel the rage" va décaper tout sur son passage...

 

 

1) Salut, Infest évolue dans un death metal Européen ou Américain selon toi ?


Je trouve que tu commences fort ton interview ! Alors on évolue dans un grind death ça c’est sûr, Américain ou Européen je sais pas trop : influences Européennes telles que Napalm Death et Nostromo mais on écoute aussi beaucoup de groupes Américains comme Cannibal Corpse. Donc je dirais quand même que la majorité de nos influences proviennent du vieux continent.

 

2) Où et comment a été élaboré votre album « Feel the rage » ?


« Feel the rage » est un album qui a été travaillé pendant environ deux ans. On a composé pas mal de titres. On a enregistré cela dans un studio au pays Basque et on a ensuite fait deux semaines de mise en studio complètes. C’est sorti en Février chez Hurricane Entertainment pour une distrib nationale en France, mais aussi au Bénélux, en Espagne et en Allemagne.

 

3) Comptez-vous tourner une vidéo et si oui à quoi ressemblera-t-elle ? Avez-vous déjà un concept visuel ?


Tu constateras déjà que nous avons tourné avec l’album un clip vidéo qui a été fait à Biarritz dans une salle assez conséquente. Cela a été monté par des personnes qui bossent dans le montage vidéo ; le mieux c’est donc de prendre l’album et de regarder le clip ! Maintenant de là à faire plus ce n’est pas encore dans nos projets, mais au vu du fait que l’on connaissent pas mal de gens dans ce milieu, c’est fort probable qu’il y aura un clip sur le prochain album mais peut être pas un live.

 

4) Vous avez fait de nombreuses dates. Que vous ont-elles apportés et comment cela s’est-il passé ?


Donc ce soir on est à Saint Etienne ; on a déjà joué à Poitiers puis à Paris avec Deep In Hate, on est monté au Luxembourg puis à Strasbourg au Soul Grinding Festival avec entre autres Inhumate, on est aussi parti en Italie. Cela nous apporté beaucoup de choses : apprendre à vivre ensemble, faire des trucs de la vie de tous les jours hormis la fête et les concerts. Ca permet à Infest de se développer un peu plus sur la scène. Je sais qu’à l’heure actuelle, il y a eu des réactions plutôt positives donc on va essayer de monter une deuxième tournée au plus vite, aussi en Espagne et au Portugal car l’on est proche géographiquement de ses deux pays. Bref le fait de tourner est positif, on a rencontré plein de gens sympas et également quelques petites galères classiques, mais mis à part cela une tournée très positive.

 


5) Faire ce style de musique suppose des sacrifices ?


Des sacrifices puisque l’on a tous une vie de famille évidemment, même si l’on a pas de gamins on a des copines. Mais ça implique aussi quelques sacrifices au niveau professionnel ; prendre des congés c’est pas toujours évident surtout actuellement en France. Mais au bout du compte le résultat en vaut vraiment le coup.

 

6) Vous arrivez sur une scène Française où beaucoup de groupes se sont engagés. Pas trop dur de se démarquer de la masse ?


C’est sûr. Mais pour moi dans le metal, il y a deux scènes Françaises avec des groupes qui sont signé chez certaines majors, que je ne vais pas citer car elles se reconnaîtront. J’en apprécie certaines d’autres beaucoup moins mais peu importe. Pour moi la scène dans laquelle on évolue vraiment est la scène underground et là je vais me permettre de citer quelques noms : Inhumate un groupe que je porte vraiment dans mon cœur, qui fait beaucoup pour la scène underground Française et Européenne, des gens comme Goryptic qui sont vraiment superbes, les gars de Benighted, les gars de Recueil Morbide et je dois en oublier encore certains. En tout cas pour moi c’est dans cette scène là qu’Infest évolue et qu’il faut soutenir. Après, il y a beaucoup d’autres groupes mais je crois qu’on est loin de tout ça tant au niveau business qu’au niveau musical. 

 

7) On remarque une nouvelle génération de groupes Français après plusieurs années de vaches maigres. Pensez-vous en faire parti?


Les rares interviews que je peux faire on en profite pour me poser la question sur Gojira. Donc ce sont des gens qui évoluent dans notre milieu géographique, qu’on apprécie humainement et musicalement mais Infest est bien loin de ce groupe là. Bien que se soit un groupe que l’on respecte énormément et qu’il faut soutenir car c’est un groupe de chez nous qui a réussi à faire quelque chose en se « sortant le doigt ».Et ça c’est vraiment « chapeau » pour eux. Vers chez nous, je tiens aussi à signaler qu’il y a d’autres petits groupes comme Hypnosis : un groupe de death mélodique et Plèbe un groupe de rock qui sort quelque chose de très bien.

 

8) Quand vous composez vous parvenez facilement à un consensus?


On compose vraiment très, très simplement. C'est-à-dire qu’il y a des riffs apportés tant par moi que par le batteur essentiellement. Ensuite Fred le chanteur arrive et propose ses lignes de voix. Les compos se font à quatre et assez rapidement. Fred parfois repropose des nouveaux arrangements aux morceaux. Mais on ne pense pas vraiment à ce que cela va donner ; on compose, cela nous plaît, on a envie de jouer ça et voilà. Bref la compo est très simple et humble.

 

9) Avez-vous des reprises fétiches que vous aimez faire ?


La reprise c’est une bonne question ! On a déjà reprit des titres de Napalm Death. Actuellement nous n’avons aucune reprise dans notre set. C’est pas vraiment prévu mais je sais qu’il y a certains membres du groupe qui sont motivés pour le faire. Après si on arrive à reprendre parfaitement un truc à notre sauce, ce sera sur l’album.

 

10) Bayonne n’est-il pas trop excentré sur le territoire Français pour avoir une promotion du groupe correcte ?


Pour nous qui venons de découvrir un peu la France au niveau metal, je dirais que l’on est super mal placé. On est dans un coin que l’on aime beaucoup mais le problème c’est que l’on ne peut pas être plus à l’Ouest car sinon on joue dans l’Atlantique (rires !!) ; Non mais plus sérieusement on s’est rendu compte que l’essentiel de la scène se passe au Nord de la France, en Allemagne, en Belgique, en République Tchèque, en Ukraine, en Europe de l’Est. On va essayer de monter une tournée  Portugaise et Espagnole. On va voir ce que va donner mais il faut reconnaître que l’on est super mal placé.

 

11) Quel est votre but ultime ?


Tourner avec Metallica dans deux jours car on cherche une date justement ! (rires). Plus sérieusement notre but ultime est que les gens s’intéressent à « Feel the rage » à l’heure actuelle. Essayer aussi de se  prendre la tête  pour sortir un deuxième album de qualité et surtout continuer à se faire plaisir et à rencontrer des gars super sympas comme Inhumate, Goryptic comme vous deux, les organisateurs… Cette tournée nous a d’ailleurs donné de suite envie de repartir. Voilà notre but ultime continuer  à se faire plaisir et à jouer sur scène.

 

12) Penses-tu que la France est encore trop frileuse au niveau du rock et du metal en particulier ?


Entièrement et toi aussi petit voyou je sais que tu connais la réponse ! Par rapport à ce que l’on sait et ce que l’on a pu entendre dans divers pays différents, la France est pour moi vraiment en retard au niveau du metal et du milieu underground. C’est sûr que mis à part les divers fanzines et webzines qui font un travail monstrueux ainsi que les radios, le metal reste une musique super marginale. Et je vois qu’il faut profiter des pays où c’est en développement comme le Japon et la Malaisie… Mais malheureusement je vais être un peu pessimiste, c’est pas près de bouger et d’être à la hauteur de certains pays Européens qui ont une vision du metal underground et du metal extrême en général.

 

13) Quels sont vos projets pour les mois à venir ?


Retrouver nos copines, jouer avec Metallica après demain, beaucoup composer et surtout pendant six ou huit mois jouer partout où l’on peut, partout où l’on nous invitera. J’en profite pour faire une petite parenthèse à toutes les orgas : on cherche à jouer au maximum pour présenter notre album, en faire la promo, composer et sortir un second album très, très vite. Si vous avez écouté Infest et que vous souhaitez nous faire jouer, n’hésitez pas à nous contacter car jouer est un travail indispensable pour faire sortir un groupe de son quartier. Voilà globalement nos projets, merci vraiment à vous deux pour cette interview !

 
< Précédent   Suivant >

Myspace

En ecoute

start Player