| STRATOVARIUS + Mystic Prophecy + Tracedawn au Transbordeur (Lyon) le 19/01/2010 |
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Premier gros concert à Lyon de l’année, un revenant venait rallumer le feu du live dans la capitale des Gaulles : j’ai nommé Stratovarius ! A notre grande surprise la salle est copieusement remplie (environ 800 personnes aux dires de l’organisateur Roger Wessier de Base Productions) et l’on aperçoit donc que le pouvoir d’attraction des Finlandais est resté intact malgré le départ de leur mentor-fondateur Timo Tolki. Bon point pour cette soirée en tout cas moi qui croyais que la désaffection allait être de mise. Tracedawn ouvrait la danse avec un métal assez extrême et qui détonnait un peu avec le reste de l’affiche heavy de la soirée. Déjà aperçu en première partie d’Ensiferum, les Finlandais sont plus efficaces sur scène que sur cd. Un bon petit set de musique à headbanguer en cadence pour ce groupe qui jouera bientôt les premiers rôles.
Mystic Prophecy est lui plus expérimenté mais pas forcément plus intéressant pour cela. Un heavy power basique nous est servi sans véritable génie mais avec un professionnalisme sans faille par contre. Un déluge de décibels s’abat quand même sur le Transbordeur qui commence à monter en température…
Stratovarius arrive avec son backdrop relativement modeste ce qui prouve bien que l’accent va être mis sur la musique et non sur le superflu. Disserter sur la qualité des titres n’est pas de mise puisque nos Finnish boys ont créé quelques classiques comme « Black diamonds » ou « Speed of light ». Donc il faut maintenant s’atteler à la critique de la performance en concert de la vie après Timo Tolki. Le feeling n’a pas radicalement changé et dès le premier titre « Destiny » rallume immédiatement la magie qui s’opère une fois de plus sur la cohorte de fans acquis à leur cause. Même « Hunting high and low » un peu mièvre sur disque se durcit par le biais du live. « King of Judas » et « Deep unknown » (tiré du nouvel album « Polaris ») finissent de convaincre les derniers sceptiques quand à la pérennité du groupe à l’avenir. Les classiques s’égrènent à vitesse grand V : « Paradise », « Eagleheart », « Black diamonds », « Speed of light » déroulent leurs implacables mélodies sans que rien ne vienne les entraver.
Stratovarius maîtrise son sujet et les nouveaux venus ont déjà trouvé leur place dans cette machine de guerre du heavy speed métal. Monsieur Kotipelto multiplie les «merci beaucoup» en Français , ah le bougre il sait y faire pour se mettre le public dans sa poche en leur délivrant même une petite chanson slow façon romantique qui mettra tout le monde d’accord. En tout cas, malgré le fait que le set soit ultra classique et revu, on prend encore du plaisir à voir un groupe qui possède dans ses valises tellement de bons titres que les petits errements d’énergie (moindre que par le passé) sont vite pardonnés.
Stratovarius entame une nouvelle ère, débarrassé de ses soucis dus au split avec Timo Tolki qui ont alimenté les gazettes métal tels les épisodes de « Plus belle la vie », ils peuvent désormais voir la vie en rose car leurs bagages sont tellement chargés de classiques que le succès continuera à leur coller aux basques. La meilleure réponse a été apportée par les fans qui ce soir du 19 Janvier étaient encore nombreux à avoir fait le déplacement. L’hypothétique curiosité qu’aurait pu susciter cette nouvelle mouture a fait place à la satisfaction, sans nul doute.
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