| PARADISE LOST + Samael + Adagio au Transbordeur (Lyon) le 14/12/2009 |
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La cloche a sonné et le dernier concert de 2009 arrive. Pour conclure cette année riche en musique, Paradise Lost, Samael et Adagio viennent à nous au Transbordeur en cette mi-décembre glaciale. Deux groupes au statut international et Adagio qui commence à faire son trou dans le Heavy Power pour nous faire patienter avant la reprise des concerts avec Hypocrisy en Février pour certains et Stratovarius en janvier pour d’autres. Chacun ses goûts ! C’est dans la grande salle mais en petite configuration (avec le rideau) que le Transbordeur accueille ce soir une foule pas vraiment nombreuse avec environ 700 personnes au plus fort du combat. Comme vous pouvez vous l’imaginer, il y avait de la place pour circuler aisément pendant le concert d’Adagio. Quelques fans étaient présents mais la plupart des personnes qui se sont risquées à rentrer écoutait bien sagement, ce mélange des genres. Au début de leur carrière, le Heavy Symphonique était leur principale source d’inspiration avant de muer vers quelque chose de plus Power et Dark. Un concept très à la mode mais qui leur va mieux et surtout, donne plus d’accroche aux titres que la performance technique des claviers afin de savoir combien de notes ils peuvent jouer à la seconde. Une petite chose m’a surpris, le chanteur est certes étranger mais il pourrait peut être faire un effort pour apprendre quelques mots de français mis à part « Bonsoir Lyon » et « Comment ça va Lyon », je pense que cela pourrait certainement amener un peu plus de communion entre le groupe et le public. Mis à part cet élément quelque peu surprenant, le groupe était venu faire la fête et cela s’est bien ressenti, ils étaient vraiment content d’être là et ont beaucoup donné durant leur court temps de représentation. Un groupe généreux dans l’effort, le chanteur courait de partout, montait sur les retours, parfois en équilibre précaire, sillonnait la scène afin d’aller voir chaque musicien pendant les chansons. Une attitude de « Happy Metal » bien différente d’avec le reste de la soirée.
Samael, je connais par cœur et surtout j’adore. Je les ai vus 7 fois en concerts et à chaque fois, ce fut fabuleux. Excusez moi si ce soir, je manque d’objectivité mais je n’y peux rien, c’est comme ça. Et c’est parti pour 40 minutes de Metal Suisse, toute la discographie sera visitée ce soir, du premier au dernier album en l’espace de 10 titres. Je ne vous fais pas trop attendre voilà la set list « Rain – Solar Soul – Reign of light – Infra Galaxia – Exodus – Baphomet’s Throne – Black Hole – Into the Pentagram – Slavocracy – The Ones who Came Before ». Du lourd, du très lourd comme vous pouvez le voir. Le seul regret est d’avoir « Infra Galaxia » alors qu’un petit « Shining Kingdom » aurait été du meilleur effet. On ne va pas trop être perfectionniste. Que dire de cette cérémonie entre les Suisses et le public ?
Ce fut un grand moment, car ces temps-ci, le groupe a tendance à ressortir du placard pas mal de vieux titres géniaux qu’ils ne jouaient plus. Il est toujours fort intéressant de voir un petit « Into the Pentagram, Exodus ou encore Baphomet’s Throne ». Le tout agrémenté de jeux de lumières tout à fait splendides, à la fois froids et martiaux par moment, tout en restant chauds et « ritualistiques » dans d’autres, afin de recréer au mieux l’ambiance des morceaux, le tout agrémenté d’un écran vidéo en fond de scène qui renforçait ce show. C’est certainement le plus « beau » concert de leur part depuis 7 ans. Cependant le son était mal mixé avec une batterie et des samples qui avaient parfois tendance à écraser les guitares. Ce n’est pas grave, cela rajouta une note plus spatiale à la musique de Samael.
Une dernière chose, le concert ne s’est pas fini avec « My Saviour » mais avec « The One Who came Before », certainement, la chanson la plus violente de « Passage ». Un peu de changement, ça fait toujours du bien. A noter également que « Black Hole » est beaucoup plus digeste en live que sur l’album, la voix et les guitares sonnent beaucoup mieux car la production n’est pas minimaliste . Les 15 minutes de repos au bar pour se remettre de ce que l’on vient de se prendre par Samael sont plus que les bienvenues. Avant d’attaquer un autre monument du Metal Gothique en provenance de Halifax, la ville où les corbeaux refusent d’aller car il pleut sans discontinuer.
Ce soir un petit événement est à l’ordre du jour, le guitariste Greg Mackintosh est absent pour cause de maladie grave dans sa famille. C’est son technicien guitare qui le remplace. Cela ne changera en rien l’issue du concert car ce n’est pas le charisme effacé du guitariste qui nous manquera mais plutôt le créateur génialissime de 90% de la musique de Paradise Lost. Son remplaçant de luxe s’en tire avec les honneurs surtout que c’est sa première date ce soir.
« Host » et « Believe in Nothing » sont passés également à la trappe mais c’était quelque chose de prévisible à plus ou moins long terme et sincèrement ce n’est pas une grosse perte. Il est préférable d’avoir des titres comme « Pity the Sadness » voir « Eternal » joués rarement que d’autres dispensables. C’est dans une certaine homogénéité que cette set list se déroule sans encombre. L’accent est donné aux morceaux plus Dark et Gothic qu’à certains autres plus Pop. Tant mieux, cela permet de renouveler les plaisirs et surtout d’entendre des choses dont on n’avait plus l’habitude de voir. Un concert de très bonne qualité pour conclure cette année 2009. Merci à Base Production pour l’accred et à Véro pour les photos.
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