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DEAFENING SILENCE le 05/02/2007

ImageDans le paysage français du heavy français, les groupes se font trop peu rares. Deafening Silence nous prouve le contraire avec la sortie de son nouvel album "Backlash" qui sortira en mars prochain. Le groupe a gentiment répondu à toutes nos questions et nous dévoile tout sur l'actualité du groupe...

 

 

 

 

 

1) Bonjour les Deafening Silence, nous vous interviewons pour la première fois alors pouvez-vous rapidement nous présenter votre groupe : son histoire, son origine ?

Phil (basse): Le groupe s’est formé en 1997 au lycée. Avec Guillaume (guitare), on était dans la même classe et déjà à l’époque, on était les deux seuls à écouter du heavy. Au départ, je me foutais de la gueule de sa coupe de Jackson five blond et lui de mes lunettes de Jacques Chirac, et puis au fur et à mesure, on s’est découvert la même passion pour le metal. C’est donc tout naturellement qu’on a décidé de jouer ensemble. Le groupe se composait alors de Seb Spadafora (guitare), Julien Milbach (chant) et Romain Silvano (batterie). Seb nous a quitté en 2000, Julien en 2005 et Romain dernièrement en décembre 2006. Ils ont été remplacés par Mika (guitare), Nico (chant) et Eric (batterie).  On a sorti notre premier album « Edge Of Life »  en 2003 et il nous aura fallu quatre ans pour sortir notre second disque. Mais au final, je sais que « Backlash » n’aurait pas été si bon si on l’avait sorti en 2004 ou 2005.

2) Pourquoi ce nom de groupe ?

Guillaume (guitare) : Pour le contraste. Enfermez vous dans une pièce sans aucun bruit, au bout de 2 minutes vous devenez dingues à cause du silence. L'absence de bruit devient assourdissante. Le thème est assez sympathique je trouve. Tout autour de nous n’est que bruit et agitation, mais sans cela, on devient fou !
Phil : C’est surtout qu’on avait besoin d’un nom et on en a écrit quelques uns sur un tableau et le nom Deafening Silence est celui qui sonnait le mieux !!

3) Quel est le processus de composition d’un de vos albums ?

Guillaume : Nous n'avons pas de ligne de conduite particulière. Nous avons essayé par le passé de faire des concepts, de raconter des histoires, mais cela ne fonctionne pas vraiment avec nous. Au final, la "couleur" de nos compos reflète notre inspiration du moment. Le fait de devoir composer autour d'un seul thème nous limiterait à un seul style, et serait réducteur. L'inspiration est quelque chose d'éphémère, alors se poser des jalons limite encore plus la marge de manoeuvre. Nous avons l'état d'esprit d'un groupe de rock sur ce point là. Ceux qui ont vu en nous des guerriers du heavy suite à notre premier disque ont en fait perçu notre envie d'en découdre, d'en mettre plein la vue, ce qui était légitime pour un premier effort. Notre nouvel album est beaucoup plus personnel, plus réfléchi.
Phil : Quand quelqu’un amène un morceau, on prend le temps de le mettre en place et puis on le fait tourner. C’est à ce moment là qu’il prend vraiment forme. Chacun y ajoute sa touche et ses petits arrangements et c’est ce qui fait qu’on ne se lasse jamais de nos morceaux. Parce que si on veut espérer toucher du monde avec notre musique, il vaut mieux qu’elle nous plaise en premier.

4) « Backlash » votre nouvelle galette sort le 6 Mars chez Brennus Music (un peu de pub !), présentez-le : lieu d’enregistrement, thèmes des paroles …

Nico (chant) : Un album différent du premier, plus heavy, plus rentre-dedans ,tout en gardant le coté mélodique mais cette évolution est quelque chose de naturel et non une volonté délibérée du groupe de changer à tout prix.
Guillaume : L'enregistrement est le fruit d'un mélange entre du studio pour les parties Basse/Batterie, du home studio pour les vocaux et les guitares et du studio à nouveau pour le mixage. Toute la partie studio s'est faite au Studio Amper (Ange, Alifair...) à Clouange. Pour les paroles, les thèmes abordés sont assez personnels en tout cas pour les miennes ! J'ai passé beaucoup de temps sur ce point, surtout pour essayer d'apporter quelque chose qui soit vraiment propre à chaque chanson. Le plus dur est de trouver le thème approprié à la musique.
Phil : Le fait est que quand Julien est parti, il a fallu remplacer les textes qu’il avait déjà écrits et je m’y suis attelé. Les thèmes que j’aborde sont divers mais ils me touchent tous. Ce sont des expériences (Nothing remains), des tranches de vie (When will the black day end ?, Hellbitch), des coups de gueule (Promised land). Par exemple pour Backlash, je parle de ma passion pour le catch mais chacun peut l’interpréter comme il se sent.

5) Chacun lors du processus de composition amène ses idées ou un membre du groupe trace les grandes lignes (un petit Steve Harris en herbe chez vous ?)

Nico : La plupart du temps chacun compose dans son coin puis le groupe dans son ensemble donne son avis et chacun peut proposer des modifications qui font que souvent le morceau définitif ne ressemble plus vraiment à l’idée de départ. Pour Meltdown par contre nous sommes juste partis d’un riff et nous avons jammé dessus en répète et ½ h plus tard le morceau était fini ; je pense que nous aurons à nouveau recours à ce processus car il a quelque chose d’assez magique.
Guillaume : Après avoir vu les derniers DVD de Maiden, je me suis rendu compte que nous avons la même manière de fonctionner qu'eux. Chacun est libre de ramener ses riffs, idées, compos. Phil, Mika et moi somme les plus prolifiques, mais tout le monde compose et donne son avis. C'est une manière de montrer sa motivation. Chacun trouve sa place est son utilité au sein du groupe.

6) Pour promouvoir le nouvel album, il va falloir tourner, des plans se profilent à l’horizon ?

Guillaume : Rien pour l'instant, pour la simple raison que nous avons un nouveau batteur depuis 2 mois, et qu'il y a des choses à mettre en place avant de se lancer. La scène reste notre objectif principal, nous ferons tout pour jouer un maximum. Nous devons être à notre meilleur pour assurer, c'est pourquoi il n'y a encore rien de prévu.
Nico : Quelques petites dates en perspectives mais nous sommes ouverts à toutes propositions.
Phil : Il va surtout ne pas falloir faire les mêmes erreurs que pour « Edge of life », c’est à dire d’attendre que les concerts tombent du ciel. On a déjà commencé la promo avec un outil que l’on n’avait pas pour le premier album : internet. Grâce à des sites comme Myspace ou Youtube, on peut se faire connaître dans le monde entier sans dépendre de la promo d’un label. Il y a tellement de groupes sur le marché que les labels ne savent plus où donner de la tête. C’est à nous de prendre notre destin en mains et de faire le maximum pour que les gens s’intéressent à nous. C’est ce que tous les petits groupes font en général. Ils contactent directement les médias et les promoteurs de concerts.


7) Des projets annexes musicaux ?

Nico : Pour ma part je participe au côté d’autres chanteurs et chanteuses (entres autres Marie d’Edenfall et Max de Fairytale)à l’enregistrement de l’album solo d’un pote (Guillaume le bassiste d’Edenfall pour ne pas le citer)
Guillaume : Aucun. Deafening Silence est depuis toujours ma priorité, malgré quelques errances dans le passé.
Notre nouveau batteur a un autre groupe : Orphée, qui n’a rien de sorti pour l’instant.


8) Comment expliquez-vous qu’avec une carrière déjà relativement longue, vous ne soyez pas plus reconnu dans le paysage musical Français (c’est d’ailleurs pour cela que nous vous exposons aux feux de la rampe !!) ?

Guillaume : Vu le peu d’intérêt des medias pour notre musique, ça ne risque pas de changer, sauf coup de chance. Le plus facile pour ce faire reconnaître en temps que musicien dans notre pays, si attaché à sa liberté culturelle, c’est de faire une musique formatée « top 50 ». Très peu pour moi. J’en n’en tirerai aucune satisfaction, ça serait malhonnête.
Nico : Sans doute le manque de chance mais maintenant que je suis là tout va changer (à fond dans la modestie)
Phil : C’est exactement ça… le manque de chance. J’ai même un exemple ! L’an dernier, on a participé à un tremplin organisé par Emergenza et il fallait que chaque groupe fasse des pré-ventes de billets. Manque de chance, on n’en avait pas suffisamment fait. On a donc joué et le public votait à main levée. Il y avait peu de monde ce soir là et il était facile de compter les votes pour chaque groupe. La suite du concert se déroule et au verdict final, on se retrouve avant dernier avec une différence d’environ quinze voix en moins par rapport à la réalité. J’ai trouvé ça injuste de se faire léser parce qu’on n’a pas vendu assez de billets… bref, c’était juste une histoire de fric. Si tu vends plein de billets, tu gagnes même si tu joues comme une merde.

9) Aucune inspiration pour le chant en Français ? Vous pensez mieux faire passer votre message dans la langue Shakespeare ?

Nico : Ce n’est pas une question d’inspiration mais de musicalité car de mon point de vue l’anglais m’apparaît plus adapté que le français pour notre style de musique mais c’est juste mon avis personnel.
Phil : C’est un avis que je partage. Le français est une langue magnifique pour la poésie ou la grande littérature mais elle n’a que très moyennement sa place pour le heavy. Certains groupes comme Manigance ou Killers le font très bien mais pour ma part, je trouve que ça fait trop kitsh.

10) Comptez-vous grâce à ce chant en Anglais percé le marché international et avez-vous démarché des distributeurs étrangers pour diffuser « Backlash » ?

Guillaume : Brennus se charge de distribuer l'album. Nous avons essayé de démarcher à l’étranger. Figurez vous que « groupe de Heavy Metal » et Français ne vont pas ensemble, et peu de gens prennent ne serait-ce que le temps de vous répondre. Brennus reste pour nous la meilleur alternative. Etre présent sur le marché tout en nous laissant une totale liberté artistique.
Phil : Ils le regretteront, ah, ah !!

11) Vous n’avez pas trop tourné jusqu’à présent, est-ce un choix délibéré ou un manque de propositions ?

Nico : Manque de propositions !
Phil : Et les circonstances ont fait que l’on n’a pas pu jouer à cause des derniers changements de line up.

12) Une fée vous dit ; demain tu pars en tournée avec le groupe de ton choix…

Nico : Maiden, Judas Priest
Guillaume : Iron Maiden !!!! Dave Murray se casse le pouce droit en jouant au poker, je le remplace au pied levé pour le reste de la tournée… Plus sérieusement, nous avons assez d’expérience pour assurer des premières parties de groupes comme Primal Fear, Edguy, ou Helloween. C’est tout à fait envisageable. Weikath, si tu nous entends…
Phil : Il faudrait que je passe un petit coup de fil à Marty McFly pour qu’il ne ramène en 1988 pour je puisse monter sur scène avec Helloween.

13) Merci à vous pour votre disponibilité et à bientôt sur les routes…

Guillaume : Merci à vous et à tout ceux qui nous soutiennent.

 
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