| HOLY HELL le 06/11/2009 |
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Nouveau venu sur la scène déjà bien encombrée du metal à chanteuse, Holy Hell arrive à tirer son épingle du jeu avec une forte expérience créée sur les routes en compagnie de leurs ainés de Manowar. Joey DeMaio, bassiste du légendaire groupe américain, a en effet pris Maria et ses compagnons sous son aile et leur a donné un bon coup de pouce à la fois pour la scène et pour le studio. Leur premier album éponyme sorti il y a quelques mois a su attirer l’attention de tous les fans de metal épique. Retour sur un entretien avec Maria Breon (chant) et Francisco Palomo (claviers).
1.Quel temps fait-il à Paris en ce moment ? Maria : Il fait très beau nous passons un super séjour à Paris en ce moment !
Maria : Le groupe s’est monté sur une longue période, j’ai rencontré Joey de Mayo (NDLR : de Manowar) en 1999 dans un studio d’enregistrement alors qu’il mixait le disque Hell on Stage Live. Il s’est montré très intéressé par mon projet. Nous avons commencé à définir le concept de Holy Hell tous les deux. Nous avons ensuite rencontré Joe Stump alors qu’il travaillait sur des enregistrements d’autres projets, il s’est montré tout de suite intéressé par le groupe. Après est venu Francisco, nous avons solidifié le line up et sommes partis sur les routes en tant que special guest pour Manowar.
Maria : Je suis le membre fondateur mais Francisco travaille sur les orientations musicales et je m’occupe de toute la partie business. Je pense être une frontwoman mais ça n’a rien à voir avec une dictature ou quoi que se soit d’autre. Chaque membre du groupe a son importance, nous formons une bonne équipe et apprécions travailler ensemble.
Francisco : La réaction du public a été superbe, c’était un honneur de participer à ce festival puisque nous partagions la scène avec des groupes d’anthologie. Après ce concert, nous avons commencé à recevoir des tonnes d’e-mails de la part de fans français. Nous leur en sommes très reconnaissants pour leur soutien. Nous étions un peu des nouveaux venus pour vous mais nous avons pu faire reconnaitre notre musique, ça a été un grand pas pour nous.
Maria : Il était très important pour nous de consolider nos talents de compositeur en tant que groupe pour produire quelque chose de frais. En 2005 nous sommes partis sur les routes sans avoir de disque à promouvoir, nous n’avions pas énormément répété et nous voulions fortifier le côté live du groupe dans un premier temps. Nous passions beaucoup de temps sur les routes et il était difficile de planifier l’enregistrement de l’album. Nous voulions vraiment offrir quelque chose aux fans quand nous sommes repartis sur les routes en 2007. Nous avons utilisé les titres The Last Vision et The Apocalypse pour sortir un EP. A ce moment là, il était clair qu’il nous fallait garder cette énergie en studio, Francisco et moi sommes devenus les compositeurs principaux du groupe tout en se servant des idées de Joe Stump. Nous avons pris le temps d’affiner nos talents d’écriture et nous avions pour ambition que tous les titres de l’album nous représentent musicalement.
Maria : Absolument. Nous avons pu tester les morceaux sur scène, nous avons pu voir les réactions des fans, découvrir leurs attentes. Le groupe a alors grandi, nous avons développé une meilleure cohésion. Il y a toujours des jours meilleurs que d’autres mais toutes ces expériences nous ont forgées. Comme tu l’as dit, c’est comme ça que les groupes faisaient dans les années 70 et 80.
Francisco : Nous avons été produits par Joey de Maio, nous avons effectué les prises de son au Hell Studio à New York. Ca nous a pris beaucoup de temps, tout a été étudié, pesé, réfléchi. Des squelettes des morceaux, jusqu’aux grosses orchestrations, solos et vocaux nous avons travaillé chaque partie en détails. Nous voulions les meilleures prises possibles, que l’énergie soit présente. Quand tout a été enregistré les pistes ont été envoyées au Galaxy Tracks en Belgique. Nous avons travaillé par échange de fichiers et avons réussi à nous créer un son très personnel, ce qui était l’objectif. Le disque ne sonne comme aucun autre groupe.
Francisco : Il y a beaucoup de groupes dans ce style de musique mais ils produisent quelque chose de différent par rapport au metal à chanteuse européen. Le son est différent, l’approche musicale n’est pas la même. Je pense que ce que nous proposons est plus proche du style européen. Les américains sont plus attirés par les grosses parties rythmiques alors que les européens préfèrent les mélodies et les orchestrations chiadées. Nous voulons pouvoir nous adapter à n’importe quel marché même si nos racines musicales appartiennent à la scène européenne.
Maria : Oui bien sûr, nous ne nous arrêtons jamais de composer, les vannes sont constamment ouvertes. Nous voulons promouvoir ce disque autant que possible, partir en tournée, rencontrer les fans, parler aux médias spécialisés. Mais nous avons déjà de très bonnes idées pour un second album.
Maria : Nous sommes toujours en négociations pour certains pays. Nous sommes très contents de nombreux marchés, de nouveaux réseaux de distribution sont en train de s’ouvrir pour nous. Pour l’instant, nous sommes distribués dans la plupart des pays européens, ce qui est déjà pas mal et nous espérons encore plus pour le futur, restez connectés !
Merci à Martin d'Overdrive pour cette interview!!!
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Interview réalisée ave Maria (chant) et Francisco (claviers)