| CANNIBAL CORPSE + Dying Fetus + Obscura + Evocation au Transbordeur (Lyon) le 12/10/2009 |
|
Ce soir, tout le monde est averti, ça va pilonner sec dans le Trans Club (le bar du Transbordeur), deux groupes en devenir accompagnent et deux des maîtres du Death Brutal des scènes américaines (Tampa et New York) ne sont pas venus faire de la figuration. Que l'on se le dise, il y aura peu de rescapés, promis juré.
« Evocation » un groupe de pur Death Suédois a la lourde tache d'ouvrir les débats de cette soirée très rythmée. Ce très vieux groupe formé en 1991 mais qui est resté de 1993 à 2006 en suspens vient tenter de convaincre le public lyonnais avec leur musique tout à fait honorable sur album mais qui en Live est un peu moins efficace. En effet, les balances doivent y être pour quelque chose, mais le rendu des titres est triste à mourir et cela devient vite pénible tant l'ensemble est pauvre sur scène. Le public ne s'est pas trompé car peu de monde reste dans la fosse à écouter cette chose aussi désespérante qu'inintéressante. Et pourtant, comme je vous le disais plus haut, sur album, les compos sont de qualité et on est loin de s 'attendre à ça en Live. Peut être est-ce dû à la fatigue ou simplement un jour sans? On aura certainement l'occasion de les recroiser à un festival ou dans une tournée pour voir l'évolution scénique.
« Obscura » prend le relais de ce mini désastre pour sérieusement relever le niveau, en effet, on se croirait sur une autre planète tant la différence est flagrante. Les bavarois nous distillent leur Death Metal avec des influences progressives pendant les 40 minutes qui leur sont imparties. Un vrai délice musical avec des musiciens au top. C'est vrai qu'avec deux ex-Necrophagist et l'ancien bassiste de Pestilence dans les rangs, la sauce prend mieux et surtout le professionnalisme règne dans cette formation à tout point remarquable. Les passages plus calmes ou progressifs alternent à merveille pour laisser respirer la musique et surtout éviter la redondance. A noter également, un son de Basse tout à fait excellent qui apporte un vrai plus à la formation allemande. Le public passe un bon moment en compagnie d'Obscura, cela se voit et s'entend entre chaque morceaux. Un groupe à voir d'urgence et surtout un CD à écouter sans limite tant le résultat est bon. Une bonne surprise en live même si l'album annonçait clairement la couleur. Changement de dimension et de continent, les Américains de « Dying Fetus » foulent les planches de la scène pour délivrer un set d'une haute densité, en effet, à trois, ils font vibrer le Trans Club et son public à grands coups de blasts et autres voix gutturales sans jamais s'arrêter ou juste pour annoncer le titre du prochain morceau. Ils sont pressés et ont véritablement envie d'en découdre avec le public et ne leur laissent pas un moment de répit. Une véritable communion s'installe entre les deux parties. Efficacité et pogos, voilà les deux maîtres mots de ce concert. Le fait qu'il y ait deux chanteurs apporte un réel plus visuellement, pas de répit, il y en a toujours un pour prendre la suite de l'autre pour le plus grand malheur de nos cervicales. Un set que l'on s'imaginait d'avance des plus dur et qui a tenu toutes ses promesses. Le seul léger regret est la durée de la prestation de américains, il me semble qu'elle ait été un peu trop courte à mon goût. Seulement 10 titres joués avec la discographie conséquente qu'ils ont, ce n'est pas normal. Dans le désordre, « Homicial Retribution », « Your treachery will die with you », « Grotesque Impalement », « Intentional Manslaughter », « Justiciable Homicide », « One shot, One kill », « Sheperd's Commandment », « Pissing in the mainstream », « Kill your mother/Rape your Dog » et « Praise the Lord »...
Le moment si attendu va arriver, George « Corpse Grinder » Fisher et ses Cannibal Corpse commencent à prendre possession de la scène pour ne plus la lâcher pendant un petit moment. Dès les premières notes, le public est à fond et un pogo géant, voilà ce que devient le Trans Club, avec de beaux gabarits dans le lot. Des montagnes de corps s'accumulent par ci, par là, pas de place pour les faibles ou les perdants, la vie est dure à l'intérieur de ces amas humains. Georges s'en donne à coeur joie, délivrant un set des plus violent, alternant le headbang circulaire à la vitesse d'un ventilateur pris d'une crise de folie et le chant des plus agressif qui soit possible d'exister. C'est réellement impressionnant à voir en Live. Aucun effort n'est ménagé, le tout va à 300 km/h. Derrière le front man, les musiciens ne sont pas reste non plus, ça poutre sévèrement, entre la batterie qui imprime le rythme infernal, les deux guitares et la basse de Webster l'accompagne à merveille. Pas de temps mort, peu de discussions, que des titres les plus rapides, les uns que les autres. Les bouchers de Floride éviscèrent le public pendant l'heure qui leur est impartie. Voici quelques titres joués, « Evisceration Plague », « The time to kill is now », « Dead Walking Terror », « I cum Blood », « Fucked with a knife (dédicacé à l'assistance féminine de la salle)», « Sentenced to Burn » « The wretched Spawn », « Make them Sufer », « Priests of Sodom », « A skull full of maggots », « Hammer smashed face » et « Stripped, Raped and Strangled ». Que de jolis hits singles.
Un concert remarquable où le retour à la réalité est difficile après une telle claque reçue ce soir. Vivement leur prochain concert. Merci à Roger pour l'accréditation et à Ozirith pour les photos! Légion
Powered by !JoomlaComment 3.26
3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
|||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|





