| MAYHEM + Pantheon 1 + Aldaaron au Transbordeur (Lyon) le 18/12/2007 |
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Cette année, le Père Noël est passé plus tôt que prévu sur Lyon pour apporter son lot de cadeaux. Après Marduk au début du mois, Shining et Maniac hier, Mayhem et ses bouchers débarquent dans la capitale des Gaules pour la plus grande joie de ses fans. Pourtant, à quelques heures du concert, nous étions plus proche de l’annulation que du Blast d’Hellhammer. A cause d’un nombre de réservations insuffisantes, la salle prévue initialement, le Transclub, a muté au marché gare, joli lieu, coincé entre le ballet des semi-remorques venus décharger leurs marchandises sur cette célèbre plateforme commerciale régionale… Il faut dire que la France n’a pas été épargnée, 8 dates, cela commence à faire beaucoup et tout le monde ne s’appelle pas Maiden. Maintenant place à la musique.
Pantheon I pointe le bout de son nez vers les 20h30 pour nous endormir durant les 40mn qui leur est imparti. Pas de balance, un son très mauvais, une basse omniprésente et pour finir en beauté, peu de volume attribué au chant, à la guitare et au violoncelle électrique !!! Oui, Oui, vous l’avez bien lu, entre quatre norvégiens venus exposer leurs arguments sonores, la violoncelliste en montre d’autres, beaucoup plus visuels que musicaux. Elle est littéralement prise d’assaut par les photographes qui essayent de lui tirer… le portrait. Devant une aussi jolie attraction, il est difficile de se concentrer pleinement sur la musique de Pantheon I qui commence à devenir de la bouillie sans saveur ni relief. Un régal, comme vous pouvez l’imaginer !!! Ce n’est pas grave, on écoutera leur CD à la maison avec un peu plus de sérénité. Il est 21h15 quand, au bar, une rumeur enfle sur Mayhem (une de plus), suite à des problèmes de transport ou peut-être de réveil, leur tour bus n’est pas encore arrivé, ce qui implique que le concert commencera en retard. La foule s’impatiente de la venue de leur idole lorsque la lumière diminue et un épais brouillard envahit la salle. Le Groupe qui a inventé le Black Metal va investir la scène avec le plus beau des cadeaux, « Deathcrush ».
Attila est en grande forme et bondit de partout sous son déguisement de camouflage militaire qui lui donne des airs de Choubaka. On ne peut voir que ses mains, le reste n’est que franges noires qui volent au vent à chaque mouvement. C’est assez original et ça colle quand même mieux à la musique que la veille, en lapin géant qui distribue des légumes au public. Necrobutcher, comme à son habitude, descend des cannettes dans son coin entre deux lignes de basse, quand à Blasphemer, qui a oublié de se refaire une couleur de cheveux (les racines châtains claires, ça le fait pas trop) arbore un très joli tee-shirt de Pantheon I, peut-être dans le but de fricoter avec la très jeune violoncelliste. No comment pour Hellhammer, invisible derrière sa batterie et un épais nuage de fumée. Jouer avec un masque à gaz, ce ne doit pas être évident ???
Du côté de la set list, rien n’a été épargné, en 1h, tous les albums sont passés au crible. Avec dans l’ordre, Deathcrush, Ancient Skin, Illumate Eliminate, View From Nihil, Freezing Moon, Symbols of Bloodswords, To Daimonion, Time To Die, My Death, Anti, Pure Fucking Armageddon et Life Eternal. La première chose qui saute aux yeux, c’est trois extraits de Declaration, album le plus controversé du groupe et sans doute le moins aimé des fans. Dans un même temps, que deux petites chansons de Mysteriis (où est passé Funeral Fog) alors qu’Attila chantait dessus. On était en droit d’en attendre un peu plus. Le jeu de scène du chanteur hongrois, diffère au plus haut point avec son prédécesseur, Maniac. Fini les couteaux, les têtes de porcs sur scène et les automutilations, Attila joue dans une autre cour, celle de la négativité et du refus total d’ordres spirituels, financiers et moraux. Il déchire, un à un, tous les symboles terrestres (d’ordre religieux, économiques etc…) pour aller dans le chaos le plus total.
Un dernier souhait ? Une petite déclaration belliqueuse, de Blasphemer ou Necrobutcher vraiment saoul, sur la place de Mayhem dans la hiérarchie des groupes de Metal aurait été la cerise sur le gâteau. On se contentera de revoir sans se lasser de leur interview dans le documentaire « Metal : Voyage au cœur de la Bête » ! Mayhem reste un mystère qui ne fait rien comme les autres et qui entretient les rumeurs et autres légendes. On pourra dire que l’on a vu le mythe en pleine action.
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