| WACKEN 2007 les 02, 03, 04 Août 2007 |
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Wacken !! Rien qu’à l’évocation de ce festival mythique tout les yeux des metal freaks s’illuminent. Il faut au moins avoir fait une fois cette expérience dans sa vie pour se rendre compte de la dimension et de l’incontournable nécessité de s’y rendre. Véritable lieu de pèlerinage de dizaine de milliers de chevelus de tous horizons (tout les continents sont représentés c’est tout dire…). Il offre aux adorateurs de l’agression sonique non seulement un plateau de groupes incomparable mais aussi l’occasion de dénicher fringues, bijoux, gadgets et autres cds et vinyls rares grâce à son « metal market ».
Et puis l’ambiance….. La bière ainsi que moult alcools coulent à flots (mais vraiment à flots), les gens sont ici pour faire la fête et les discussions sont relativement faciles à nouer. Lorsqu’il pleut (ce qui fut peu le cas cette année, on a même eu droit à un soleil de plomb deux jours durant) le site se transforme en véritable champ de boue à ciel ouvert donnant lieu à des « pitreries » qui font passer les bains de boue de thalasso pour de la rigolade. La petite bourgade tranquille habituellement est le lieu d’un déploiement de force qui la transforme en plaque tournante de la crème de notre musique adorée. Encore pour cette édition les combos présents étaient de grande qualité. Jugez plutôt pêle-mêle : Iced Earth, Sodom, Napalm Death, Cannibal Corpse,Blind Guardian, Amorphis, Dimmu Borgir,Stratovarius, Moonspell Type O Negative (l’année prochaine est prévu Maiden,Lordi etC.O.B !!!) pour ne citer qu’eux. Bien sûr la multiplicité des concerts ne permet pas de tout voir mais voici quand même un tour exhaustif de ce qu’il nous a été donné d’apprécier.
Jeudi 2 Août :Le temps mi figue –mi raisin nous fait craindre le pire mais trois gouttes sur quatre pavés ne viendront que perturber cette première mise en jambe pour les deux jours de folie qui vont suivre. La prestation des groupes ne commençant qu’à 17 heures nous nous rendons sur l’une des scènes principales pour assister aux premiers concerts : BLITZKRIEG : Plus connu pour être une influence majeure des four horsemen, les anglais malgré leur 27 ans de carrière sonnent vraiment très bien et leurs « tubes » résonnent à nos oreilles comme au premier jour. Ce heavy certes peut paraître obsolète mais compte énormément dans le paysage musical allemand…
ROSE TATOO : Que dire sur Rose Tatoo qui n’ait pas été dit ? Toujours avec la « niaque » légendaire qui les caractérisent, ils font chanter tout un public qui ne les a manifestement pas rangé au rang de groupe culte pour des nèfles…
SODOM : Avec un show de 1h 45 qui voit monter sur scène un des derniers représentants du thrash à l’ancienne avec Destruction et Kreator, les Sodom ne vous feront jamais la nique et proposeront une set list qui fera s’emplir de joie tout l’auditoire. A domicile évidemment les germains s’en donnent à cœur joie et l’ambiance monte d’un cran. SAXON : Les anglais qui reviennent au Wacken aussi sûrement que la cuite journalière de nos voisins de tente, sont aussi malgré leur nationalité presque « at home ». Ici en Germanie, leur aura est énorme et l’interprétation de leurs classiques du hard rock ne va les faire descendre de leur piédestal de sitôt… WARGASM : En bon « franchouillard » je me devais de voir le show des Parisiens. Participant sous la Wet Stage (la seule scène couverte du festival) au Metal Battle qui donne le droit au vainqueur de signer un « deal » discographique, les parisiens nous offrirent une bonne dose de black pagan. La communauté bleu blanc rouge était fortement présente évidemment et le pit s’emballa sévère aux premier accords. Agressifs et puissants à souhait, nos compatriotes ont largement les moyens de faire parler d’eux dans le contexte musical de ce style en 2007. A suivre de très près…
OVERKILL : Overkill est au thrash américain ce que Sodom est au thrash allemand à savoir un incontournable et indéboulonable maître du genre. Les titres n’ont pas pris une ride et ça dépote sec « on stage ». Overkill ne joue donc pas du thrash Overkill est le thrash ! Certes avec ce petit goût de déjà entendu mais n’est ce pas dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ?
Fin de cette « peu chargée » première journée, nous nous préparons pour celle de demain qui s’annonce plus mouvementée…
Vendredi 3 Août :Le beau temps s’est installé sur le Nord de l’Allemagne et le festival s’annonce sous les meilleurs auspices mais attention aux coups de soleil, ça va chauffer et pas que sur les scènes !!! On se retrouve en début de journée sous la Wet Stage. SUIDAKRA : Les allemands ouvrent le bal. Ce black folk à forte consonance celtique est désormais bien en place. Le dernier album (Caledonia) est fortement influencé par l’Ecosse et ses légendes. Le décor avec ses deux guerriers en témoigne, les germains bénéficient d’un chapiteau qui résonne aux hymnes guerriers des gars de Monheim.
AMORPHIS : Beaucoup attendent la prestation du nouveau chanteur qui doit débarquer incessamment sous peu… C’est alors que la paille dévolue à l’éradication de la boue s’enflamme accidentellement. Mais on est en Allemagne et tout est super bien organisé ; le feu de joie est rapidement maîtrisé et dans le calme en supplément ! Après cette odeur acre qui a envahi le site, viennent enfin avec une heure de retard (Napalm Death a joué en attendant sur la scène d’à coté) les finlandais sous une chaleur qui est devenue accablante. Et bien dites-moi, on n’a pas perdu au change ! Pasi est presque oublié et Tomi Joutsen le remplace haut la main. L’alternance des chants clairs et des growls (véritable marque de fabrique du groupe) est du meilleur effet, la musique s’accordant parfaitement.
NAPALM DEATH : Pas grand-chose à reprocher aux plus extrêmes des groupes brittons, si ce n’est leur manque de diversité dans les morceaux proposés. Mais bon Napalm Death ne fera jamais du Stratovarius, qu’on se le dise !
THERION : Toute l’artillerie est sortie avec le décor de la tournée qui est passée par la France. Le nombre important de personnes sur scène semble encore plus grandiloquent sur un espace de cette envergure. Peu de formations à l’heure actuelle peuvent leur disputer le « leadership » dans le genre qu’il pratique.
POSSESSED : Des manifestations comme le Wacken sont l’occasion de reformer des vieilles gloires et ce dans tous les styles confondus. Possessed en ait la parfaite illustration avec ce statut de précurseur du thrash à l’américaine. Une potion certes qui date mais qui fait encore recette avec des riffs en veux tu en voilà, ça envoie du bois ! Quelle belle opportunité pour les nombreux metalheads qui n’ont jamais pu les voir d’enfin assister à un de leur show (groupe ayant splitté au début des 90’s). VOLBEAT : Un groupe danois qui fait dans le rock au sens large du terme, c’est un peu atypique pour un festival comme le Wacken. Mais les nordistes séduisent par la bonne humeur et leur musique très enjouée. Bonne surprise pour le moins… GRAVE DIGGER : Inutile de préciser que Grave Digger est à l’Allemagne ce que Saxon est à l’Angleterre : un monstre vivant. Et leur power heavy metal super calibré à l’allemande recueille toujours les mêmes suffrages. SABBAT : Là aussi il s’agit d’une reformation, Martin Walkyier après années dans Skyclad a remis en route ce projet qu’il avait créé avant son intégration dans la bande de Newcastle. Retour en force avec un thrash des plus élémentaires mais qui déchaîne la passion du pit. Votre serviteur en sortira d’ailleurs tout courbaturé mais tellement heureux de revoir ce groupe renaître de ces cendres. TURBONEGRO : A l’instar de Volbeat, Turbonegro fait figure d’ovni dans cette programmation globalement heavy et extrême. Mais du punck rock accompagné d’un concept assez délire ne fait que nous procurer du plaisir. LACUNA COIL : Les italiens en journée perdent un peu de leur essence. Mais Christina Scabbia est suffisamment charismatique pour se mettre le public allemand dans la poche. Encore une prestation classique mais efficace.
DIMMU BORGIR : Les norvégiens sont attendus de pied ferme par nombre de leurs fans, si l’on en juge par les nombreux t-shirts qui fleurissent aux quatre coins du festival. Du black metal symphonique comme savent en délivrer les gars d’Oslo.
ICED EARTH : Retour aux affaires pour Tim « Ripper » Owens qui présente avec son groupe le nouvel album «Framing Armageddon ». Les nouveaux titres sont dans la droite lignée de leur riche passé et c’est un régal de les voir sur scène. Citez moi un groupe de pur heavy metal qui soit au dessus de leur niveau ? BELPHEGOR : Nom de dieu ! Si le black metal devait avoir un seul et unique représentant sur terre, les autrichiens postuleraient pour cette place. Une véritable démonstration de haine de fer,de feu,d’acier qui inonde la Wet Stage pleine comme un œuf et qui résonne aux sons des trompettes de Jéricho. DIE APOKALYPTISCHEN REITER : Le parfait mélange de la folk et du black, une énergie à revendre avec ses paroles dans la langue de Goethe qui ravissent le public local. SAMAEL : Les suisses ont rarement déçus ces dernières années et cela grâce à des albums d’égale qualité. Un metal cybernétique à la frontière de plusieurs styles de metal qui assoit définitivement les helvètes sur le trône du roi du genre.
Samedi 4 Août :On attaque en ce samedi le plat de résistance, avec la journée la plus prolifique en matière de groupes de qualité. Le soleil est toujours de la partie ce qui est fort agréable pour un open air (remember 2005 et son déluge !).
SONIC SYNDICATE : Même si tout a été dit en matière de néo thrash metal les suèdois apportent une petite touche d’originalité à leurs compositions. Les « guys » mettent le feu avec une dextérité instrumentale évidente.
SACRED REICH : le trash metal U.S est incarné par le gang de Phoenix et l’ensemble des titres retrace la longue carrière des « yankees ». Pas très novateur, mais très bien joué, l’assistance de fans qui étaient présente semble apprécier outre mesure le show de leurs protégés. Mais bon dieu que Phil Rind a changé physiquement, le Macdo et la Budweiser doit être passé par là ! MOONSPELL : Un peu le même constat que pour Lacuna Coil et tout ses groupes qui jouissent d’une imagerie « noire ». Dans la journée l’impact est moindre, mais avec autant de hits les portugais ne peuvent pas beaucoup se tromper.
STRATOVARIUS : la première grosse affiche de la journée. Les Finlandais s’entendent pour donner du plaisir et semblent être sur la voie de la réconciliation c’est évident (même si Timo Tolki ne semble pas encore pas super enjoué). Le public est réceptif à leur set même si ils me semblent que les petites salles leur sied mieux. On a même le droit a du matériel tout neuf qui promet… DIMENSION ZERO : Autant sur disque ce groupe m’avait convaincu, autant sur scène ils ont du mal à décoller. Peut être est-ce dû à cette Party Stage où bon nombre de groupes ne semblent pas avoir le son qu’ils méritent. Anecdotique en tout cas…. RAGE : Comment critiquer un groupe comme Rage ? En comité restreint ou en festival son répertoire est toujours aussi percutant. C’est par la même occasion un des derniers shows avec Mike Terrana derrière les fûts, dommage (on croisera la « bête » en backstage, impressionant !) DESTRUCTION : Thrash till’death !!!! A la maison et en forme peu de groupes font une meilleure impression que les princes du trash. En Allemagne Destruction rime avec Thrash ultime. Carré, efficace, puissant rien à redire sur cette performance. Avec une pléiade d’invités qui retrace toute l’histoire de Destruction nous nous régalons pendant 1h15.
TYPE O NEGATIVE : déception sans doute de ce festival. Les américains semblaient peu à l’aise et assez statique malgré une setlist intéressante. NORTHER : On n’avait pas Alexi Laiho et sa bande cette année, qu’à cela ne tienne ! Tout son public est venu pour Norther. Ressemblant comme deux gouttes d’eau autant dans le style musical que dans le look, les finlandais (pour changer !) assurent plus qu’honnêtement. IMMORTAL : Si il y a un groupe qui était attendu (et c’est peu dire !, pour preuve la séance de dédicace trop courte au goût des fans se transformant en manif syndicale), c’était bien Immortal. Après un split qui plongea des milliers de fans dans la tristesse, les rois du black mélodique étaient de retour ! Comme pour beaucoup de groupes cependant les salles servent mieux l’ambiance d’un band comme Immortal, mais quelle classe quand même… Si ils le souhaitent ils peuvent repartir comme en « 40 » tant leurs admirateurs sont subjugués.
STORMWARRIOR : Les « petits » Helloween version 2007 sont « broyés » par ce satané son de la Party Stage. Le « live » au Japon sorti l’année dernière nous les avaient montrés plus en forme. Mais qui s’occupait du mixage sur scène : un GI revenu de la guerre d’Irak avec ses tympans crevés ? Une bouillie inaudible à laquelle même Kai Hansen ne pu rien faire malgré son talent. Ce set aura eu au moins le mérite de faire revivre les morceaux de « Walls of Jericho » et du maxi « Judas ». A revoir dans des conditions plus adéquates…. MUNICIPAL WASTE : Vous avez déjà vu un pit « like » le cratère du Vésuve, et bien rendez-vous sous la Wet Stage. Incroyable, ici les américains font revivre l’esprit de SOD, Anthrax, Gang Green et Nuclear Assault en seul groupe. Les spectateurs sont littéralement en transe et on constate que le thrash à l’ancienne à encore de grandes années devant lui. Démentiel ! MOONSORROW : Si les vikings avaient fait du black/folk ils se seraient appelés Moonsorrow ! Tout l’esprit des terres du grand Nord est résumé dans chaque chanson qu’interprète ce groupe. IN FLAMES : un des gros morceau de la soirée attendu comme le messie. De l’autre côté du Rhin ils ont amassés de nombreuses récompenses concernant leurs ventes de disques. Et bien au-delà on peut remarquer que tout le public européen « Wackenien » était présent en masse. ![]() CANNIBAL CORPSE : Encore un monolithe mais cette fois ci du death metal. Egal à lui-même sans surprise mais bougrement efficace. Les adorateurs du « metal de la mort » sont de nouveau prêts à en découdre. ![]() Fin de la messe du metal avec comme à l’habitude une multitude d’images dans la tête et une affiche de grande qualité. Il faut opérer un retour sur terre et notamment en France, tout autre ambiance car on ne peut pas dire que les rues soient dédiées au metal chez nous contrairement à cette petite ville. Coupés du monde « normal » pendant quatre jours la triste réalité semble atrocement fade : vivement l’édition 2008 avec Maiden en point de mire…
Evildead
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