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SEPULTURA au Nouveau Casino (Paris) le 13/07/2009
 

Le Nouveau Casino est quasi-blindé (mmm..en même temps, c’est pas bien difficile à remplir) pour ce passage parisien de Sepultura, qui continue son bonhomme de chemin, mine de rien, après avoir tant été décrié, tant haï, enfin, de toute façon, la bande à Andreas Kisser a toujours fait parler d’elle, et franchement, vu le show de ce soir, ce n’est que mérité. Votre serviteur, bien que soutenant largement le Sepultura version Derrick Green depuis ses débuts, n’attendait bizarrement pas grand-chose de cette prestation, et la surprise fut d’autant meilleure.

 

Pas de premier acte ce soir. Je n’ai pas enquêté sur les raisons à cela, et cela même si le ticket annonçait des guests. Qu’à cela ne tienne, de toute façon, je ne suis pas certain que qui que ce soit s’en soit formalisé ce soir. Entrée dans la salle, le set de batterie de Jean Dolabella occupe une bonne partie de la scène, et je commence à avoir de la peine pour le groupe qui va avoir bien peu de place pour évoluer, mais ce qui va suivre va me rassurer.

SEPULTURA

 

Sur le fond, d’abord : Sepultura pioche ce soir dans tout son répertoire, chaque album (ou presque) est représenté. Sans tomber dans le piège de la retranscription intégrale de la setlist (et j’en serai bien incapable, mes amis), c’est toujours un sentiment étrange, même quand on continue à admirer ce groupe, d’entendre des titres comme « Troops Of Doom » ou « Arise » pour ne citer que ceux-là interprétés par ce groupe tellement remanié, cela peut donner l’impression d’avoir un cover band de luxe devant soi, mais ces « méchancetés » toute relatives une fois mentionnées, on est surtout soufflé par la qualité d’interprétation de ces titres, joués encore plus vite, plus puissant (le son ce soir est exceptionnellement brut de décoffrage et clair), et ces mauvaises pensées ont vite fait de quitter l’esprit. Surtout que, pour aborder la forme maintenant, Derrick Green et Cie, d’abord rentrés sur scène de façon « pro », finissent par être eux-mêmes « pris dans la danse », car son public ce soir est déchaîné.

SEPULTURA 

Le circle pit aura pour ainsi dire été quasi-constant, les gens hurlent comme des damnés, c’est vraiment la grosse fête, et toute la soirée, Kisser et Green en particulier affichent une bonne humeur contagieuse, le grand chanteur n’hésitant même plus à plaisanter, à faire participer, à faire hurler un mec du public dans le micro, et son charisme s’affirme ainsi pleinement, ça fait plaisir. Andreas headbangue en permanence, et c’est fait sincèrement, ça se sent. Entre parenthèse, ce n’est pas étonnant, quand on entend parler le bonhomme aux médias (et j’aurai pu lui causer dans l’après midi, si je n’avais eu d’empêchement, rhaaaa), Kisser est un type intègre comme peu aujourd’hui, l’homme est à lui seul une leçon pour les apprentis métalleux, les guitaristes et les détracteurs de tout poil. Ce qui n’est pas le cas malheureusement, par exemple, d’un certain frontman (allez, je vous aide, il a fait partie du groupe, et ses initiales sont M.C…comment ça, toujours pas ?), qui accumule les prestations vides de sens et les discours démagos non à propos. Mais revenons à notre concert : Dolabella est totalement possédé derrière ses fûts, et n’a de toute évidence rien à envier à son illustre prédécesseur. Paulo Jr, plus discret, comme à l’accoutumée, est toutefois étonnant, il n’y a qu’à regarder son visage, après toutes ces années, semblant vivre la moindre de ses notes.

 SEPULTURA


Excellente soirée, surprenante et revigorante, pour le public comme pour le groupe je pense, tant et si bien qu’on se prend à espérer deux choses, d’abord que Sepultura survivra encore longtemps, et qu’il restera un groupe à club, tant cette configuration semble lui aller à ravir. Pour les réfractaires à Sepultura version 1.2, redonnez leur chance à ces très bons disques que sont "Dante XXI" et "A-Lex", voire à "Against". Ouvrez vos esprits mes enfants, et vous savourerez, comme tout le monde a pu savourer ce soir.

Loki

 

 

 
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