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MOTORHEAD + Skew Siskin à la Halle Tony Garnier (Lyon) le 27/05/2007

Motörhead est encore vivant et bien vivant. Après plus de 30 années à promener sa carcasse sur toutes les scènes (et les bars) du monde, le père Lemmy et ses deux acolytes Mikkey Dee et Phil Campbell se portent comme de jeunes premiers. Preuve en est cette tournée marathon française qui a accompagné le nouveau disque « Kiss Of Death ».

Pour faire patienter le public qui rentre gentiment dans la halle Tony Garnier, le tourneur a confié la tâche de chauffeur de salle à Skew Siskin. Emmené par une donzelle, le quatuor allemand est sans doute une formation idéale pour mettre le public en condition. La voix de Nina C. Alice se marie bien avec le rock graisseux que délivre les instrumentistes. Idéal pour une concentration de bikers abreuvés de bière par 40° au soleil. Tous les poncifs du genre sont revisités et remis au goût du jour version 2007. Grosses guitares, batteries vrombissantes et déguaine de « Born to be Wild » agrémentées d’une voix dégoulinante de feeling. Skew Siskin a bénéficié d’un bon tremplin, à eux maintenant de prendre leur envol !

Le temps de changer le matos et d’installer le backdrop, les lumières s’éteignent pour laisser entrevoir une silhouette de la légende du hard-rock : Mister Kilmister et son gang. Dire que les Lyonnais et la région les attendent est un doux euphémisme. Et dès les premières mesures, on est en droit de s’attendre à une soirée mémorable. Le son est énorme et la basse claque comme un moteur de  Messerschmitt, la voix de Lemmy fracasse les murs de la halle Tony Garnier, la batterie soutient habilement le barbu à chapeau.

Et que dire de Phil Campbell qui manie sa guitare avec une dextérité qui force l’admiration de tous. Les solos sont perceptibles dans les moindres détails et ne font que magnifier les morceaux qui intrinsèquement n’en avaient pas vraiment besoin. Quand les Anglais ont attaqué sur « Ain’t my Crime » et « Doctor Rock », tout était dit d’emblée. Et quand l’implacable machine continua de dérouler sa puissance de feu sur « Stay Clean », « Sacrifice », « Métropolis » et les légendaires « The Ace of Spades » et « Overkill » les nombreux pogoteurs du pit et les autres furent abasourdis par l’avalanche de décibels déversés sur l’assistance. Même les titres plus récents comme « Be my Baby », « One Night Stand » et « Soldier » sont les dignes successeurs de cette set list de folie.

Dites moi quel est le groupe au monde qui peut s’enorgueillir d’une telle carrière illustrée par cet enchaînement de pièces plus indispensables les unes que les autres et ayant marqué d’une pierre blanche (ou noire selon les goûts) l’histoire du metal. Une seule main suffira pour les compter, et croyez nous Motörhead, malgré son parcours déjà long fit preuve en ce 27 mai, d’une vigueur incroyable. A croire que le Jack Daniel's fortifie les hormones dévolues au rock’n’roll.

Vous pouvez enlever votre chapeau, Mr Kilmister et nous saluer, nous vous remercierons jamais assez et à notre tour, nous nous prosternons devant les dieux du hard rock !!!

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