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Affiche pour le moins éclectique puisque en cette froide soirée de janvier nous ai donné la possibilité d’assister à un show réunissant du heavy metal burné (Grave digger + Sabaton) combiné à du théâtral. Bonne initiative qui permet d’explorer différents territoires musicaux en un seul concert. Sabaton, devant une salle qui vient juste d’ouvrir débarque avec son heavy metal configuration « char d’assaut ». Les Suédois sont au point grâce à un nombre maintenant conséquent de concert, c’est carré et ça joue, c’est sûr ! Courte mais bonne prestation !
Grave Digger est le premier poids lourd de la scène. Les Allemands qui bénéficient d’un nombre inconditionnel de fans en France, sont encore en quête de reconnaissance totale chez nous. Le dernier opus sorti « Liberty or Death » est largement survolé. Les arrangements sur les nouveaux titres sont particulièrement soignés et apportent de l’emphase. Quand aux anciennes compositions, elles comptent parmi elles de véritables tubes de heavy metal. Même si sur les parties vocales, les intonations pourraient être plus rugueuses pour une musique de ce style. Le « creuseur de tombes » avance implacablement sans rien laisser de vivant sur son passage. Le « Heavy metal breakdown » nous ramène dans la machine à remonter le temps et est encore sacrément détonnant. Du travail bien fait à l’allemande tout simplement !
 Therion, pour qui la plupart du public s’était déplacé, investit la scène soutenue par un décor bleuté, d’inspiration gothique (arches, squelettes, candélabres) ma foi fort agréable à admirer. Et là attention les yeux et les oreilles, on est dans la première division des groupes épico- death symphonique. Pas moins de quatre voix (deux hommes et deux femmes), c’est la grand messe du metal grandiloquent. La musique est balancée elle aussi avec une puissance digne d’un réacteur atomique. Les gratteux sont en grande forme et assènent des mélodies qui allient force et subtilité. Au regard de la réaction et du nombreux public, on peut considérer que les Suédois sont devenus une formation majeure dans leur créneau. On ne peut que s’incliner devant un tel talent qui a su rendre possible l’accouplement de la musique dite classique et des sonorités électriques gorgées de basses, guitares et batteries. Therion s’est imposé ce soir là comme un champion dans sa catégorie. Incontestablement!
Evildead
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