| MARILLION + Demians au Transbordeur (Lyon) le 02/02/2009 |
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A chaque fois que Marillion passe en France, mes yeux s’illuminent et je ne peux résister au fait d’y aller. Tout cela est certainement dû au fait que je suis fan du groupe depuis pas mal de temps déjà et que celui ci ne m’a jamais déçu. Il est le Rock progressif, ne fait rien comme les autres, allant même à se priver de maison de disque depuis le double album « Marbles » financé en partie par la vente anticipée de ce bijou auprès des fans. On voit l’attachement de ces derniers à leur groupe. Alors un concert de Marillion aux portes de chez vous, ça ne se refuse pas. Pour introduire ce délicieux moment, Demians, se joint à l’affiche.
Lors de leur dernier passage, au CCO de Villeurbanne, Demians ne m’avait pas enthousiasmé. Je trouvais leur musique trop Rock pour Anathema, qui fait toujours partie du Metal même si leurs dernières réalisations se radoucissent avec le temps. J’avais pensé qu’un groupe comme Radiohead ou Marillion (tiens, tiens) ferait une bien meilleure affiche pour eux. On dirait que mon souhait a été réalisé ce soir.
Alors que donne Demians dans un contexte plus favorable ? La réponse est simple, c’est exactement le contraire de ce qu’il a proposé au début novembre. En trois mois, le groupe a bien changé en ayant plus d’assurance sur scène, le chanteur fait participer le public et celui là le lui rend bien en étant généreux avec lui. Le groupe semble moins timide et surtout moins perdu sur cette grande scène. Cela vient certainement du fait qu’ils ressentent la demande du public à leur égard. Il n’est jamais très évident de jouer devant un parterre non concerné et qui attend avec impatience la tête d’affiche. Heureusement, ce soir, ce n’est pas le cas pour Demians.
La set list n’a pas évolué d’un poil depuis la dernière fois mais on sent un groupe plus au point et surtout moins terrorisé devant un public accueillant qui n’hésite pas à applaudir entre les chansons pour montrer sa satisfaction et pour encourager ce jeune groupe français, qui a choisir de ne pas faire de variété mais du bon Rock un peu prog. Lors de la sortie des musiciens, le public les remercie par une standing ovation. Une bonne surprise qui n’en est pas réellement une car j’avais pu détecter un petit quelque chose chez eux que seuls certains groupes possèdent. Après une pause bien méritée, la cloche retentit, les lumières s’éteignent et la scène revêt son habit de lumière pour accueillir Steve Hogarth dans une tunique de sultan elle aussi de lumière.
Marillion est le groupe à voir un jour sur scène, au-delà du show du Front man, l’ambiance qui se dégage de leur concert est unique, tout comme le jeu de lumières qui crée une part de magie supplémentaire à l’ensemble déjà féérique. Avec des fans uniques par leur fidélité, le quintet anglais joue chaque soir comme s’il s’agissait de leur dernier concert. Il ne connait pas le mot s’économiser et délivre toujours des prestations de haute volée.
Pendant le concert, les cinq membres de ce groupe hors du commun, s’en donnent à cœur joie comme pour récompenser le public d’être venu ce soir aussi nombreux et d’aussi loin. La paire Trewavas/Hogarth déborde d’humour et surtout de joie de vivre en essayant de parler français ou en se moquant l’un de l’autre sans arrêt comme dans un sketch, tout cela dans un très bon esprit et dans une finesse du meilleur goût. De son côté, Steve Rothery nous distille des vagues de mélancolies et de mélodies avec sa guitare, il semble dans un monde bien à part. Le seul qui peut le suivre semble être Mark Kelly, le clavriériste. Il apporte son soutien au guitariste par ses ambiances très planantes.
Ce soir, Marillion a décidé de faire la part belle à son dernier album, le sublimissime « Happiness is on the Road » avec plus de la moitié des titres jouée ce soir. On retrouve « this Train is my Life », « Woke up », « Asylum Satellite », « Nothing Fills the Hole »… et bien évidemment, « Happiness is on the Road », le morceau qui termine le concert dans une ambiance toujours aussi magique et avec son refrain chanté par le public pendant quasiment dix minutes pendant lequel le groupe fait ses adieux à la salle. Entre temps, d’autres albums ont été mis à l’honneur pendant cette soirée. « Marbles » avec « Neverland » et l’incontournable « The Invisible Man ». Dans un registre un peu plus ancien, « Afraid of Sunlight » avec ses « Beautiful » et « Out of this World » viennent mettre une dose de nostalgie dans ce monde de nouveautés. Pour l’accompagner « Brave » et « Seasons End » sont de sortie avec des extraits magiques tels que « Mad », « Great Escape » ou « Easter ».
Comme vous aurez pu le constater, plus rien de l’époque de Fish, le groupe semble vouloir renouveler sa play list. Même sort pour la période entre « The Strange Engine » et « Anoraknophobia », la trappe a été ouverte. Il est vrai que l’on peut admettre que c’est loin d’être leur meilleure période, surtout la fin des années 90, mais un extrait de ce dernier m’aurait grandement fait plaisir. Il faut être juste et admettre que sur les dernières tournées, on en avait eu pour notre plaisir.
En résumé, un concert tout en douceur, qui vous berce de bonheur d’être présent ici, ce soir. Legion Merci à Vé pour les photos et Base Production pour l’accred!
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