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Kaosguards

 

WINTERFEST au CCO (Villeurbanne) le 12/01/2009

Le Père Noël est passé le 12 Janvier, cette année, à Lyon. Avec une affiche comme celle là, Deicide, Samael, Vader, Devian, Order of Ennead et The Amenta, le succès de la soirée était assuré et ce fût le cas.

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Ce mini festival débuta avec les Australiens de « The Amenta » auteur d’une prestation solide dans une salle se remplissant au fur et à mesure de leur set. Leur Metal expérimental et bourré d’influences Indus passe assez bien l’épreuve de la scène. Les 5 gaillards, couvert d’huile de vidange, se donne à cœur joie et le public, devant une telle ébauche d’énergie commence à se réchauffer en se prenant au jeu. Le chanteur est à plein régime pendant les 30 minutes qui leur sont allouées. Une bonne découverte et surtout, un groupe qui ne lésine pas sur les moyens pour se faire connaître à un public pourtant très exigeant et venu surtout voir la bête en fin de soirée…

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On gardera un bon souvenir de leur passage, ce qui n’est pas forcement le cas pour « Order of Ennead ». J’avais été ravi par leur CD, sorti il y a quelques mois mais scéniquement, ça passe beaucoup moins bien. Cela est surement dû au fait qu’ils tournent depuis peu de temps ensemble. Seulement quatre dates au compteur, cela semble peu pour créer une atmosphère dans un groupe. Cela se ressent d’autant plus qu’on a l’impression, que chacun joue de son côté, sans véritablement se soucier des autres. Mis à part cela, les compos prennent toutes leurs puissances en live, les passages mid tempo et les solos sont joués par le prodigieux élève de Santolla, John Li. On reconnait de suite la patte du maître dans les parties mélodiques, ce qui donne un certain intérêt à la musique d’Order of Ennead. A revoir dans d’autres conditions et surtout lorsque le groupe sera plus en place.

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Legion et Devian arrive pour défendre leur deuxième album sur les planches du CCO ce soir. Le premier CD ne m’avait pas vraiment emballé mais quelle avait été ma surprise de voir un tel show lors de leur dernier passage en France au mois de mai. Alerté par ce très bon souvenir, je me suis jeté sur leur nouvel opus et là, miracle, un super album de Death Trash Suédois. Le ton est donné, le concert, à l’image de celui du Brise Glace d’Annecy, sera d’un très grand niveau. Légion, comme à son habitude, donne le maximum pendant les 30 minutes qui lui sont offertes. Il ne cesse d’arranguer la salle, slamme dans la fosse, fait le show à lui tout seul. Les musiciens sont bien en place, ce qui donne une impression de vrai groupe et plus seulement, d’un front man et de ses exécutants. D’autant plus que les compos du nouveau brûlot de Devian sont faites pour le Live. Elles dynamisent la salle, personne ne reste de marbre devant un spectacle d’une aussi bonne qualité. Petit à Petit, les gens se réveillent et se dégourdissent le corps devant la prestance du sieur Legion, au sommet de son art. Le concert vient vraiment commencer. Génial !!!

VADER

VADER

Peter le leader de Vader annonce la phrase magique, « It’s time to DIE » avec un sourire carnassier. Il n’y aura pas de quartiers, tout le monde à l’abordage pour les XXV ans de carrière du groupe. Les nouvelles têtes ou plutôt, le changement complet de line-up, se défend bien sur scène. Mention spéciale, au nouveau guitariste, Vogg qui officie dans Decapitated, pour ses solos, précis, clairs et mis en avant lors du show. Le rouleau compresseur polonais est en marche et plus rien ne pourra l’arrêter pendant 45 minutes de pure folie. Ah si, maintenant que j’y repense, juste 2 mn de pause sur l’introduction orchestrale de « Shadowsfear ». Vous connaissez le morceau, la suite n’a pas besoin d’être prononcée. Tout le monde aura compris.

Le set est principalement axé sur le double Best of qui vient de sortir. Au menu, du Wings, Crucifies Ones, Silent Empire, Blood of Kingu, Carnal, Lead Us….. Que des succès de la prolifique carrière de Vader, le tout joue à 300 à l’heure. Certainement un des moments les plus violents de la soirée, pour l’instant… Pour faire ses adieux aux spectateurs, un petit « This is the War » de derrière les fagots, qui colle vraiment bien à l’ambiance du concert ce soir. Une réussite totale même s’ils ont oublié de jouer « God is Dead ». On ne leur en voudra pas étant donné le reste du set.

SAMAEL

SAMAEL

L’ovni de la soirée va débuter ses 45 minutes de rituel Indus-Black. Tout le monde l’aura reconnu, Samael, au milieu d’une forêt de blasts, étrange choix, vous me direz mais finalement pas tant que ça car peu de personnes du public ont fuit la prestation des petits suisses. Un signe de l’ouverture d’esprit des lyonnais ce soir car il y a un abyme entre eux et Deicide.

Premier constat, même si cela fait déjà assez longtemps, pas de grosses caisses sur le kit simplifié de batterie, seulement quelques caisses claires et cymbales pour que le pois sauteur de Xy se défoule entre deux bricolages sur sa console de sample ou sur son clavier. Le reste du groupe a décidé de jouer la carte « Vieux morceaux ». En effet, la set-list s’est reposée principalement sur la première période du groupe, jusqu’à « Passage ». Jugez par vous-même, « Black Trip, On the Rise, Pain, Basphomet’s Throne, Year Zero, Reign of Light, The Ones who Cames Before, Jupiterian Vibes, Slavocracy et un My Savior d’anthologie pour conclure la soirée. Le summum arrive lorsque Vorph annonce « un très vieux morceau qui est très heavy et que les fans qui nous suivent depuis longtemps connaissent bien… INTO THE PENTAGRAM » ; mon voisin a failli s’évanouir avec l’annonce d’une si bonne nouvelle. Comme une surprise ne vient jamais seule, le nouvel album « Above » sort le 6 mars. Le groupe s’est refusé à jouer des nouveaux morceaux. Il faudra attendre la nouvelle tournée qui risque de pointer le bout de son nez courant 2009. A surveiller de près tout cela.

C’est sans conteste possible le meilleur concert de Samael qui m’a été possible de voir. Un très grand moment que tous les fans ont su apprécier pleinement car il fallait vraiment être difficile pour ne pas être comblé de joie devant le spectacle proposé par un groupe et surtout un Vorph qui était heureux d’être là et qui a appris à parler. Il en a plus dit en 45 mn que pendant les 4 concerts que j’avais pu voir du groupe depuis 2002. J’ai senti un changement dans le groupe, ils se redirigent vers leurs racines, fini les errances Electro-Metal, retour à l’Indus-Black qui a fait leur succès et surtout une envie de communiquer, de joie de la part du groupe. Peut-être sont-ils guéris de leurs souffrances ? Vivement le 6 Mars, le morceau en écoute sur leur Myspace me fait saliver d’avance.

 

La bête va arriver, elle est dans les loges, certains l’ont vu passer au milieu du public pour aller se désaltérer dans sa tanière avec ses copains Santolla et Owen qui font des allers-retours incessants pour aller polluer, un peu plus, le coin fumeur à l’extérieur de la salle.

DEICIDE

Le début de concert a été quelque peu chaotique, chacun arrivant à son tour, bricolant dans son coin, l’ampli de son instrument respectif sous l’œil attentif d’un Steve Asheim fin prêt depuis un petit moment.

Tout à coup, la double et le blast se mirent en branle et la machine DEICIDE, jugée comme une dérive musicale commerciale et parodique de la philosophie sataniste par les groupes de Black Metal scandinaves, commença à délivrer son message et sa musique toujours aussi délicate comme pourrait l’être un marteau piqueur. La bête ou plutôt Glen Benton, assure ses vocaux d’outre-tombe à la perfection. Il ne lâche rien malgré, sa croix inversée, scarifiée de travers, sur le front, le fait qu’il est doublé de volume depuis ses débuts et une haleine chargée en Jack Daniels à faire disjoncter la sono de la salle. On a beau dire ce que l’on veut mais le bougre assure sa place et son statut de demi-démon n’est pas usurpé.

DEICIDE 

Qu’on se le dise. Steve, à la baguette, est toujours aussi impeccable, il joue tel un métronome pris d’une crise de folie. Au niveau des guitaristes, la situation est quelque peu différente. Owen est dans un sommeil profond, il headbangue du menton pendant que ses mains délivrent des riffs de malade et que le reste du corps est en veille. Entre chaque chanson, il se retourne et voit une bonne gorgée de sa réserve personnelle de bières. L’ami Santolla est décidément incorrigible, il va fumer en cachette entre chaque chanson derrière les amplis et boire un coup par la même occasion. On sent qu’il n’est pas vraiment net ce soir, il a parfois du mal à se diriger correctement sur scène et arbore le joli sourire bête des alcolos notoires. Attention, ceci étant, son jeu de guitare est parfait même s’il lui arrive d’avoir un peu de mal sur les solos, la dextérité lui manque ce soir.

Une heure de souffrance pour le commun des mortels mais une heure de bonheur pour les personnes présentes dans la salle. Aucun moment de répit, les titres s’enchainent à la vitesse de l’éclair. Glenou ne prend même pas la peine d’annoncer les titres des morceaux en début de concert, il préfère embrayer directement sur les chansons suivantes, sans doute que le rythme est trop lent pour lui. Après une vingtaine de minutes compactes et un « Scars of the Crucifix » très pénible à subir dans la fosse tellement le pogo est dense, le sire Benton s’adresse enfin au public pour balancer un « Serpents of the Light » d’anthologie. La fosse devient impraticable et s’étend sur toute la largeur de la salle. Une jolie vision d’apocalypse. Le set fait la part belle aux anciens titres comme « The Stench of Redemption, Homage for Satan, Crucifixion, Bastard of Christ, Dead but Dreaming, Kill the Christian, Death to Jesus…

DEICIDE

Heureusement, le nouvel album est visité avec "In the Eyes of God" et "Till Death Do Us Apart". Une soirée bien remplie pour tout le monde même lorsque Glenou fait la police sur la scène et met un coup de pied à un gamin désireux de slammer et qui s’attardait un peu trop longtemps à son goût à ses côtés. On a vu le mythe devant nous, Deicide a été très bon dans ce qu’il a fait. Ca restera un très bon souvenir avec le groupe au grand complet. Merci Deicide pour cette prestation très solide et irréprochable.

Une soirée géniale qui donne un avant gout des festivals estivaux. Un bon compromis pour tout le monde avec des temps de jeu correct pour chacun des groupes présents ce soir. 6h de concert d’affilées, ça a de quoi rassasier le plus difficile des gourmets.

Legion

 

Merci à Thierry pour les photos et à My Reference Events pour l’accred!

 

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