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EPICA + Amberian Dawn + Kells au Transbordeur (Lyon) le 11/11/2008

L’air est froid et humide et une foule importante m’accueille lorsque je me présente aux portes du Transbordeur. J’entre à peine dans la salle que déjà résonnent les premières notes de de Kells. Emmenés par la voix juste et l’énergie débordante de Virginie , le groupe envoie une musique sympa aux accents neometal et aux mosh parts plutôt bien réparties sur leur set d’une demi heure. La fan base est bien présente durant le show et le groupe se montre bien disponible (mention spéciale à Virginie). La chanteuse nous confiera que Kells a ce soir privilégié les morceaux violents de leur répertoire, ce qui est effectivement le cas, puisque  l’ensemble ressort puissant, quoique parfois un peu linéaire et manquant de nuances…  On regrette par exemple certaines envolées, qui pourraient donner un côté, certes plus lyrique, mais aussi moins conventionnel que ce que l’on a pu entendre ce soir. Quoiqu’il en soit, Kells, qui suit Epica dans sa tournée française et prépare un deuxième album (février 2009) où devrait apparaître Candice de ETHS, semble promis à encore faire parler d’eux…

EPICA

Clope/Bière
Arrivée sur scène de Amberian Dawn, qui pour être franc, sonne comme un choc après Kells. Métal symphonique plus classique, tendance Nightwish, il est de ces groupes où les voix féminines passent définitivement bien…. Bon, disons immédiatement que Heidi Parviainen est vraiment photogénique (sic) et qu’elle fut parfois (et à mon sens) un peu en deçà durant le set… Belle implication des musiciens, qui prennent apparemment un pied d’enfer, multipliant les poses de guitar-heroes…! Ces frontmen font le show (dommage que le son ne soit pas assez rentre-dedans), prenant la peine de sortir quelques mots en français, toujours forts appréciés ici…! Ça hume bon le Grand Nord, finesse et brutalité se fonde l’un dans l’autre, sans laisser trop de répits à un auditoire emballé… On sortira du lot River Of Tuoni, l’un des singles du groupe, un vrai et grand moment ici…!

EPICA

Bref, un set complet (10 chansons, une pêche hallucinante) et vraiment accessible pour les néophytes du groupe. Séance photo pour finir la soirée… L’esprit du Nord par excellence…

Image

Clope/Bière
Pour son 4ème passage à Lyon, Epica ne se fait pas attendre et c’est sur Indigo (intro formatée pour le live) que le groupe entre en scène. Suivent Obsessive Devotion et Sensorium qui, sans surprise, nous promettent un set ravageur. Le groupe est en forme, mais Simone semble peiner d’entrer.  Elle a du mal a accrocher ses notes aiguës, habituellement plutôt à l’aise sur ces dernières. Son apparente aisance vocale comble cependant l’essentiel du concert… Les anciens morceaux se mêlent aux plus récents pour donner au final un set équilibré. Pour le plus grand plaisir des fans, toujours plus nombreux ici, se succèdent donc Menace Of Vanity, Fools Of Damnation, Cry For The Moon, Solitary Ground et Crystal Mountain, sans coup de mou et avec une envie extraordinaire des musiciens.

EPICA 

Nous flirtons parfois avec le Death Symphonique, le son est excellent et donne quelquefois une impression de fin du monde au Transbordeur. Le public est acquis à leur cause et la fosse répond bien lorsque l’on nous demande si nous sommes fatigués (re-sic)... Arrivent alors Seif Al Din, où nous retrouvons Simone aux sommets, puis Mother Of Light et Chasing The Dragon, où Simone semble encore un peu juste (problème de micro HF?) mais où l’interaction avec le public et l’implication du groupe font de ce morceau un très beau moment ici. The Phantom Agony clôture le set d’une façon  incroyable, avec des refrains rythmiquement revus et groovy à mort… Epica reviendra pour Sancta Terra, génialissime en live et pleine d’une  puissance sous-jacente réellement perceptible, puis enchainera sur un remake de La Marche Impériale de Star Wars (!!!) sortant de nulle part et démentiellement placée ici… Un autre grand moment…! Quietus suivra, à mon sens un peu mal venu à ce moment précis du concert, enchainé avec un duel synthé/batterie marrant avant que Consign To Oblivion vienne définitivement sonner le glas de cette soirée placée sous le signe de la féminité. Peut-être n’avons-nous pas assisté au meilleur concert d’Epica, mais force est de reconnaître que le travail, le talent et le charisme rattrapent parfois bien des situations.

EPICA

Alors même s’il manque définitivement à Epica un hymne  tel que Ice Queen pour Within Temptation ou Wishmaster pour Nightwish qui pourrait enfin les asseoir en tant que grand groupe, ces derniers sont vraiment doués pour vous en mettre plein la vue et vous faire quitter la salle avec l’envie de revenir, quoiqu’il arrive, la prochaine fois.

Hervé

 

Merci à Base Prod pour l'accréditation!

 

Commentaires
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Mike  - Excellente chronique !   |2010-02-02 20:59:13
On s'y croirait ;-)
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