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FERADUR le 05/08/2019

FERADURLa scène death mélo est aussi embouteillée que florissante. Mais il faut dire que quand une formation aussi talentueuse que FERADUR balance son premier album à la face elle retrouve toutes ses lettres de noblesse. On a voulu en savoir plus sur le groupe qui va secouer son pays d'origine dans le futur, et bien au-delà on l'espère pour eux!

1- Pour ceux qui ne vous connaissent pas, d'où venez-vous?

FERADUR: Mario vient de la Forêt Noire en Allemagne, le reste du groupe vient du Luxembourg. La base d'opérations est Cologne. Notre bassiste habite et travaille à Hambourg, d'où il vient toujours en voiture pour les répétitions.

2- Comment vous êtes-vous rencontrés?

MH J'étais dans la même classe que Mich Thunderstrock à Cologne pendant mes études d'ingénieur de son. Nous deux faisons des productions musicales sous le nom de "Colour Radio". J'ai appris à connaître le reste de la troupe pendant la production de “Epimetheus”, le premier album de FERADUR.

FK: À l’exception de Mario, nous nous connaissons grâce à des amis communs. Comme on fait quand on est jeune, on boit ensemble et on arrive à des idées, les unes plus idiotes que les autres. Celle-ci était moins idiote.

MS J'ai été recruté en 2006 par Yannick, notre ancien chanteur, pour rejoindre des répétitions d'un groupe non défini qui plus tard deviendrait Feradur. Dans ce cadre, j'ai connu Fridtjof. Mich et Dan se trouvaient dans un grand cercle d'amis dont je faisais parti et peu à peu on s'est connus. Apparemment Dan et moi étaient dans la même école primaire, mais je ne me rappelle pas l'avoir rencontré consciemment.

DG : Je connais les gars depuis un bon temps mais c'est au cadre du premier album de FERADUR qu'ils m'ont accepté dans leurs rangs.

MW :L’ancien batteur du groupe m’avait demandé si je voulais prendre sa place. Je connaissais déjà la plupart des autres gars à ce point-là.

3- Votre pays est au carrefour de plusieurs scènes métal reconnues. De qui vous sentez-vous le plus proche?

MH J'ai quelques contacts en Forêt Noire et alentours, où j'ai enregistré des groupes de Black Metal et de Hardcore ; d'abord seul, après avec l'aide de Mich Strock. Je me sens bienvenu au Luxembourg, mais je n'y suis pas aussi souvent que les autres mecs.

FK Pour moi, c’est surtout le Luxembourg lui-même. Nous avons une scène qui est intime mais où il y a pour tous les goûts. En deuxième place serait l’Allemagne, c’est dû au fait que j’y passe la plupart de mon temps. Malheureusement je ne m’y connais pas très bien pour la France ou la Belgique.

MS Je dirais aussi qu'à part la scène luxembourgeoise, je me sens au plus proche de la scène allemande, simplement parce qu'on y a joué plus de concerts, nous connaissons plus de groupes et nous y passons la plupart de notre temps. Mais nous aimerions passer un peu plus par la France et la Belgique (amis co-musiciens, n'hésitez pas à nous contacter !).

DG La scène au Luxembourg est bien présente avec des nouveaux groupes qui se forment dans tous les coins du pays. Je dirais que pour nous, on se sent très proche à la scène allemande car c'est là où nous vivons et où nous avons eu la chance de nous connecter à beaucoup de groupes et localités.

MW: La scène luxembourgeoise ainsi que quelques groupes allemands.


4- Quels groupes vous ont poussé à faire de la musique?

MH: La collection de disques de mon père : Pink Floyd, Joe Satriani, Deep Purple, Yes, Weezer, etc. Et plus tard des choses comme Cannibal Corpse, Acid Bath, Mastodon et The Melvins.

FK: Je crois que c’était surtout du Black et Death mélodique comme Dissection, Immortal et Amon Amarth. Et sûrement Desdemonia et Seasons of Frost du Luxembourg.

MS: À l'âge de 12 ans, j'ai eu ma première guitare, un peu plus tard suivait ma première guitare électrique sur lesquelles j'ai joué des chansons de Nirvana, Die Ärzte, Metallica, White Stripes, Megadeth, In Flames, Fear Factory et beaucoup d'autres. Au fur et à mesure je me suis plongé dans les genres plus extrêmes et nous en sommes là en ce moment.

DG: Comme pour Mario, mes parents m'ont introduit dans la musique dès mon plus jeune âge. La collection de disques de mes parents, visiter fréquemment des concerts. Les groupes qui m'ont certainement poussé à faire de la musique, c'est les Scorpions, Deep Purple et Black Sabbath.

MW :Pour moi, c’était plutôt des groupes power et folk metal, comme Blind Guardian, Ensiferum et autres. Aujourd’hui, je trouve mon inspiration dans le melodeath, death metal et black metal.

5- Quels sont les groupes que vous nous recommandez dans votre contrée?

MH Firtan! C'est du black metal progressif de là d'où je viens.

FK Définitivement Desdemonia. Pour moi c’est le groupe de métal extrême le plus important du Luxembourg. Pour le genre Thrash je dirais Sublind et Fusion Bomb. Quand j’étais plus jeune, le Luxembourg avait des groupes de Black Metal intéressants comme Seasons of Frost, Vindsval (plus tard connut sous le nom Le Grand Guignol) ou Embryonic Death. Kraton font du bon Death un peu plus posé et pour Death mélodique j’irais avec Sleepers’ Guilt ou Miles To Perdition.  


MS Krähenfeld d'Allemagne et l'autre groupe de Mich, Behold. Inzest du Luxembourg est und groupe relativement nouveau, mais du black metal exquis! Et tous les groupes que les autres gars ont nommés bien sûr !

DG Fusion Bomb (juste un mot à dire: PUTAIN !) et Kraton.
MW : De Luxembourg : Cosmogon, Majestic Unicorns From Hell, Sublind, Fusion Bomb. De Cologne : Frostland, Soylent Black, Ayahuasca.

6- Pourquoi avoir choisi le nom de FERADUR? A-t-il une signification particulière?

FERADUR: À l'origine, c'était censé être un nom sans aucune signification, un peu comme un nom propre. Alors nous avons nous-mêmes "trouvé" plusieurs significations. Par exemple, vous pouvez lire "fer dur" ou "ferradura" (fer à cheval) si vous le regardez en portugais.

7- Un mot pour décrire FERADUR?

MH: Destructification!

FK: Honnête

MS: Débrouillard!

DG: Déterminé

MW: Fate


8- Qui se charge d'écrire la musique et les paroles?

MS: L'idée initiale de la plupart des chansons viennent de Mario et/ou moi. La finalisation d'une chanson est un effort commun puisque chacun entre nous a de différentes idées et d'autres spécialisations qui affluent en ce que vous entendez sur « Legion ». Commencer à « inventer » une chanson n'est pas toujours facile, mais continuer à travailler sur une idée existante est un peu comme remplir un mots-croisé. Pour « Holy Fire » c'est Dan qui a livré la base presque finie, on a juste dû remplir quelques petits trous. Les paroles viennent pour la majorité de Mario, Fridtjof et moi avons contribué quelques vers ici et là.

9- Vous aviez une idée bien précise de ce que vous vouliez retrouver sur cet opus?

MH: Il était important pour nous que les chansons aient leur propre identité, mais qu'elles fassent tout de même un sens dans leur ensemble. Il y a de la transcendance lyrique entre les chansons pour unifier le tout encore plus. Pour nous il était important que la qualité et le son se développent par rapport au dernier album. Notre but était de créer une production qui ne sonne pas trop moderne et trop rigide. Nous avons écouté beaucoup de Black Sabbath et d'une manière ou autre, nous voulions capturer l'ambiance que nous produisons sur scène. Tout le monde a joué ses propres parts, ce qui n'est pas bien entendu de ces jours.

FK: Je crois que par rapport à "Epimetheus", les nouveaux morceaux sonnent plus matures. Nous avons gagné en expérience grâce à nos points forts et, au moins pour moi-même et les lignes de basse, j’ai gagné en confiance pour sortir de ma zone de confort et essayer des choses nouvelles.

MS: Notre idée de base pour chaque chanson est qu'elle soit unique. Puisque nous essayons de nous poser un minimum de contraintes, tout est possible ! Chacun entre nous apporte des aspects uniques à la création ce qui rend difficile de prédire le résultat final. Ce processus est excitant et nous permet d'amasser un tas d'idées. Quand nous mettons ensemble un album, nous essayons de trouver un bon mix d'ambiances différentes et que la suite des chansons soit plaisante et cohérente. Pour les thèmes, nous critiquons les machinations de l'humanité, de manière directe ou « métaphysique ». S'y mêlent des chansons qui racontent une histoire : réelle (« The Night They Were Taken ») ou inventée (« Maelstrom ») ; mythologique (« A Hadean Task ») ou originale (« Amplification Monolith »).

DG: Le but était de créer un album avec une assez grande diversité entre les morceaux mais en même temps que tout s'unifie en son entité.

MW :De l’énergie mélodique et agressive!

10- Avez-vous envie de mettre votre musique en images par le biais d'un clip ou autre?


FERADUR: Nous avons deux clips vidéo à présent: un pour “Deus (Finis Saeculorum)” que nous avons produit nous-mêmes avec l'aide de quelques amis. L'autre est une vidéo lyrique pour “Of Greater Deeds”, faite par “Very Metal Art”.

11- Parlons des concerts, vous en avez déjà filmé quelques-uns pour une future utilisation?

FERADUR: Sur notre Youtube-Channel vous pouvez voir un concert que nous avons joué il y a quelques années à Cologne. Nous avons d'autres enregistrements mais souvent la qualité de l'image ou du son ne sont pas optimales et dans ce cas nous n'aimons pas trop publier le résultat. Mais c'est ainsi que nous sommes - la qualité avant la quantité.


12- Votre groupe a été créé en 2006 et vous avez sorti seulement un EP et deux albums. Un rythme plutôt lent. C'est voulu ou subi?

MH & MS: C'est plutôt subi que voulu puisque toute création de notre part est entièrement dans nos mains. Rien n'a été coordonné par un label ou autres organismes. De plus il y a eu le changement de chanteur après "Epimetheus", qui a aussi vraiment mélangé le groupe - et enfin, et surtout, bien sûr, des catastrophes comme quand on nous a volé les instruments avec lesquels nous allions enregistrer l'album l'année dernière. Cela nous a retardé de plusieurs mois, malgré une généreuse campagne de collecte de fonds de la part de nos fans. (Merci encore mille fois !)

FK: Tout d’abord, je mettrais le début du groupe plutôt dans l’année 2010, où nous avons joué notre premier concert et sorti le premier EP. Malheureusement, ç'était aussi l’année où j’ai fini mon bac et suis parti pour Hambourg. Les relations à longue distance sont compliquées, même s’il n’y a pas de sexe.

MW :Un peu des deux.

13- Je tiens en tout cas à vous féliciter pour votre dernier album, et je vous laisse conclure cette entrevue...

MH: Peace, Love, Death Metal!

FK Merci de nous donner la possibilité de nous présenter aux lecteurs. J’espère que Legion vous plaira et pour le prochain album, nous nous dépêcherons un peu plus.

MS : Merci pour l'interview et la chronique et bonne continuation avec votre webzine. Coucou maman!

DG : Merci pour les félicitations et à tous les lecteurs: n'oubliez jamais à soutenir les groupes et la scène locale. Elle vit à cause de vous!

MW :Spark the flame of greater deeds, les gars!

 

 
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