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DARKENHÖLD pour le DARK MEDIEVAL FEST

DARKENHÖLDInterview réalisée par mail avec Cervantes (chant).

C'est au tour de la tête d'affiche du DARK MEDIEVAL FEST du 11 mai 2019 de répondre aux questions sur sa participation au nouveau festival en région Lyonnaise. 

 

 

1- Pour le public qui ne vous connaît pas encore très bien, pouvez-vous nous donner quelques repères? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Cervantes : J’ai rencontré Aldébaran à la fac de Lettres de Nice où nous faisions nos études, en 2002. Je venais de créer alors avec un camarade de classe un petit webzine que nous voulions dédié à la scène Metal niçoise et Aldébaran venait d’intégrer de son côté le nouvellement formé Artefact, groupe qui allait sortir trois albums de haute volée, représenter la France au Wacken, etc. Bref, je l’ai approché pour rédiger un papier sur ce qui était alors la première démo cassette d’Artefact. J’ai encore l’interview dans mes archives ! Et dès lors j’ai suivi de près ce qu’il faisait au sein d’Artefact, devenant un fan absolu du groupe. Quand il a quitté Artefact en 2008, précédant de peu la fin du groupe, puis décidé de poursuivre son travail de création au sein d’un nouveau projet en accentuant encore un enracinement Black des 90’s, nous nous sommes rapidement mis d’accord sur l’imagerie et l’esprit musical du groupe. Ce n’était guère compliqué, nous avions les mêmes références, une vision commune et un excellent batteur, Aboth, prêt à entamer l’aventure avec nous deux.

J’ai proposé le nom Darkenhöld comme bannière et, en 2009 nous publions deux splits-cds en guise de cartes de visites : un avec Fhoi Myore, l’autre avec Naastrand, incluant quatre de nos morceaux et quatre reprises des groupes Abigor, Ancient, Mephistopheles et Wallachia. Nous avons attiré l’attention du label Ancestrale Productions, qui nous a permis de sortir notre premier album, « A passage to the towers », l’année suivante. Puis nous avons enchaîné avec nos premiers concerts et entamé le travail de composition du second opus, « Echoes from the stone keepers », paru chez Those Opposed Records en 2012. Cet album nous a ouvert quelques portes, valu d’autres chroniques encourageantes venant confirmer l’accueil globalement positif du premier album, et permis de nous embarquer sur une tournée française d’une semaine avec Angmar et Fhoi Myore. « Castellum » est paru en 2014, toujours chez TOR, introduisant le chant en français, chose définitivement entérinée sur notre quatrième album, « Memoria Sylvarum », sorti en auto-production en 2017, avec le soutien remarquable et très apprécié des nombreuses personnes qui ont participé au crowdfunding que nous avions mis en place à cette occasion.

Cet album pérennise notre approche « à l’ancienne » du Black Metal, loin des modes et tendances actuelles, et nous sommes fiers de proposer une musique qui nous correspond totalement. En tout cas, notre démarche sincère et le travail de l’ombre accompli ces dix dernières années a commencé à porter ses fruits puisque 2018 nous a vus arpenter les plus grosses scènes que nous ayons jamais foulées de nos pieds et nous venons de sceller un accord satisfaisant avec le label « Les acteurs de l’ombre Productions », avec qui nous avions déjà collaboré dans le passé à l’occasion de certaines sorties, à commencer par la version cassette de « Castellum » et les ré-éditions vinyles de nos albums...

2- Comment définissez-vous votre musique et quelles sont vos influences majeures?

Cervantes : Notre base référentielle commune est le Black Metal des origines et celui des 90’s, particulièrement le Black Metal accordant une place importante aux atmosphères, qu’elles soient sombres, épiques ou oniriques. Pour autant, nous ne sommes pas ce qu’on appelait avant communément un groupe de Black « à claviers », même si nombreux sont nos morceaux qui en contiennent. Les claviers sont là pour renforcer certains climats, densifier les mélodies ou soutenir une atmosphère, mais ils ne dirigent pas la musique, qui reste davantage sous l’empire des guitares. Il serait dommage de se priver des capacités de nos deux guitaristes, et spécialement de l’attrait d’Aldébaran pour une certaine vélocité. Ceux qui veulent en entendre davantage sont d’ailleurs conviés à parcourir sa chaîne youtube, au nom de Guillaume Vrac, pour l’écouter reprendre du Malmsteen entre autre ! Pour autant, les auditeurs ne doivent pas s’attendre à encaisser du shredding dans Darkenhöld, seulement à découvrir un travail soigné sur les guitares. Notre univers est très fortement inspiré du Médiéval fantastique, des contes et légendes locaux, des châteaux forts et des mystères sylvestres.


Nos influences majeures sont donc à rechercher du côté des pères fondateurs du genre, à commencer par Bathory, mais aussi Celtic Frost, Tormentor… et la vague donc des années 90’s, avec en priorité les premiers albums d’Emperor, Satyricon, Dimmu Borgir, Mayhem,  Burzum, Darkthrone, Arcturus, Ancient, Bal Sagoth, Abigor, Godkiller, Enslaved, Sacramentum, Setherial, Gehenna, Diabolical Masquerade, Dissection, Summoning, Obtained Enslavement, Wallachia, Mephistopheles…
Il faut aussi noter, et c’est probablement plus présent sur nos deux derniers albums, que nous avons aussi des influences Heavy Metal à l’ancienne. Aldébaran, Anthony et Aboth ont d’ailleurs formé Castellas, un petit groupe de reprises de standards de l’époque pour officier dans des pubs et se faire plaisir!

3- Et vous, y a-t-il un style de musique que vous préférez ?

Cervantes : Pour ma part, mis à part le Black Metal des 90’s, je suis un gros fan du Heavy et du Thrash des 80’s : Iron Maiden, Manowar, Savatage, Accept, Scorpions, Mercyful fate, King Diamond, Judas Priest, Running Wild, Wasp, Metallica, Megadeth, Slayer, Kreator, Overkill, Testament, Anthrax, Sepultura… il y a tant de groupes à citer ! J’apprécie aussi énormément le Speed mélodique et la vague dite True Metal de la fin des 90’s, à commencer par Helloween, Angra, Rhapsody, Blind Guardian, Avantasia, Edguy, Gamma Ray, Nightwish, Kamelot, Sonata Arctica (les quatre premiers!), Dark Moor, Virgin Steele, Freedom Call, Iced Earth, Hammerfall, Mob Rules, Timeless Miracle, Aina… là aussi trop de groupes à citer ! Mes groupes actuels préférés dans le genre sont Powerwolf, Orden Ogan, Sabaton et Dragonforce.

Sinon, je dois dire que je ne suis pas un immense amateur de Death Metal. J’aime l’esprit, l’univers, l’imagerie et les reliefs sonores des origines et les productions des 90’s mais ne me reconnaîs pas dans les tendances modernes. J’apprécie également le Death mélodique de la grande époque, avec les premiers At the Gates, In Flames, Dark Tranquillity, Dark Age, Soilwork, Amorphis, Arch Enemy… Enfin, j’ai envie de citer quelques artistes dont j’apprécie énormément les créations : Finntroll (dont je suis un immense fan) et Moonsorrow, Misanthrope (mon groupe français préféré depuis toujours), Therion (particulièrement depuis « Theli »), Ghost (que j’écoute depuis la sortie du premeir album), Keldian, le premier opus de Golden Dawn, le Cradle of Filth des 90’s, le Septic Flesh des débuts, le Paradise Lost période « Icon »/ « Draconian times », Empyrium, Stille Volke, Dream Theater, Symphony X, Voivod, Candlemass, Audrey Horne...

4- Parmi les concerts que vous avez déjà donnés, y en a-t-il un qui vous a particulièrement marqués ?

Cervantes : j’ai envie de mettre l’accent sur les trois festivals sur lesquels nous avons été programmés en 2018 : Le Cernunnos Pagan Fest, avec tous nos remerciements pour avoir osé nous programmer sur la plus grande des deux scènes, le Forest Fest (quoi de mieux que de jouer en forêt pour défendre « Memoria Sylvarum ») et, bien sûr, le Hellfest… un week end inoubliable et irréel, tout simplement ! J’espérais secrètement avoir une chance de monter sur scène au Hellfest depuis les tous débuts du groupe, mais le vivre enfin est quelque chose d’exceptionnel, quoi qu’on puisse penser de ce festival. Se retrouver, bracelet « artiste » au poignet, à déambuler en tout liberté, découvrir les coulisses, rôder backstage et parcourir des yeux comme un gosse les flight cases et la moto de Judas Priest, croiser et discuter – en bredouillant ! – avec des musiciens dont tu écoutes la musique depuis plus de vingt ans… et le concert en lui-même.

Nous n’avions pas le droit à l’erreur, dans des circonstances très inhabituelles pour nous, qui nous produisons habituellement devant une centaine de personnes. Nous pensions jouer devant une Temple Stage clairsemée, et c’eut été normal: après tout, nous ne sommes qu’un petit groupe de Black Metal. Mais nous avons déroulé notre set devant une assemblée conséquente, participative et récolté des commentaires globalement positifs, et même enthousiastes pour certains : nous avons eu droit à un compte-rendu élogieux de la part de Guillaume Fleury, journaliste à « Rock Hard France», qui nous a même fait le plaisir de nous désigner parmi ses concerts préférés du festival et de l’année 2018. Un immense honneur pour nous, et pour moi en particulier qui lis Rock Hard depuis le premier numéro.

5- Vous participez au DARK MEDIEVAL FEST 2019 en mai prochain. Qu’est-ce que vous espérez ou attendez de cet événement ? Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?

Cervantes : Avant toute chose, nous sommes fiers de faire partie des têtes d’affiche de ce festival et nous espérons que les organisateurs ne le regretteront pas ! Ce qui me ferait plaisir serait bien sûr que cette édition inaugurale soit un véritable succès, intéresse les gens et permette aux courageuses personnes de l’association Ternand Médiéval qui l’ont monté de pouvoir le pérenniser. Nous nous attendons à vivre une belle expérience, entre spectacles, activités ludiques et concerts de qualité, dans un cadre thématique qui nous sied très bien, idéal pour présenter notre musique à ceux qui ne nous connaissent pas et revoir nos fidèles soutiens.

6- Est-ce la première fois que vous jouerez dans la région de la Vallée d'Azergues?

Cervantes : Oui, nous avons déjà joué à Lyon et Saint-Etienne dans le passé, mais jamais encore en cette contrée sauvage ! J’espère que nous pourrons visiter les villages typiques de Chamelet et Ternand.

7- Que vous inspire l'affiche du DARK MEDIEVAL FEST 2019?

Cervantes : Une envie d’exploration ! Je mentirais en disant que je connais tous ces groupes, et c’est très bien ainsi : un festival n’a pas pour seule mission de rassembler de grosses têtes d’affiche et des noms attendus, mais aussi d’ouvrir le champ de la découverte et encourager la surprise et l’audace.

8- Si tu ne pouvais assister qu'à un seul concert au festival, qui aimerais-tu voir absolument et pourquoi ?

Cervantes : Je suis très curieux de voir les lettons de Varang Nord, qui feront un sacré chemin pour participer au festival. Syn Metalium également ! Mais je compte bien voir au moins une partie de chaque concert, même si nous raterons forcément celui qui nous précède, occupés que nous serons à nous préparer pour délivrer la meilleure prestation possible.

9- Comment convaincre quelqu’un de venir au fest et de voir votre prestation à l’image des 140 signes de Twitter ?

Cervantes : Une échappée artisanale et onirique au son nourri des anciens temps, artefacts et boissons magiques en main : Dark Medieval Fest, 11 mai !

10- Quels sont vos prochains projets ? Y a-t-il parmi ceux-ci un autre événement ou une sortie d’un CD?

Cervantes : Nous avons entamé tranquillement le travail sur le cinquième opus de Darkenhöld et restons à l’affût de nouvelles dates de concert. Dans l’immédiat, nous sortirons très bientôt un enregistrement assez expérimental et inédit pour nous dans le cadre d’un nouveau split-cd. Nous attendons également la livraison de tous nouveaux t-shirts, notre stock commençant sérieusement à s’épuiser. Ceux qui souhaitent se tenir au courant de notre actualité peuvent évidemment se renseigner sur notre page facebook !

 

 
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