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POWERMETAL.NO le 09/03/2019

ImageDirection la Norvège pour un webzine qui consacre ses pages au heavy et ses dérivés. Petit pays par sa population, grand par sa superficie cette contrée Scandinave est une de' celles qui produit un nombre de groupes et de fans impressionnants. Rencontre avec des activistes...

 

1- Pour commencer, peux-tu nous présenter ton webzine, combien êtes-vous à travailler sur POWERMETAL.NO, vous vivez tous dans la même ville ?
 
L’idée derrière PowerMetal.no m’est venue cet été. Je me suis dit qu’il y avait beaucoup de webzines, de magazines et de pages Facebook sur le metal et le hard rock en général, mais très peu qui se focalisaient uniquement sur le power et le metal mélodique. Tout du moins dans ma langue ! Donc, je voulais un magazine qui chroniquait la musique que j’aime, qui interviewait les groupes que j’aime et qui diffusait les news sur le genre. Le plus gros problème étant que je n’avais aucune connaissance en conception de sites Web et tout ça, donc ça m’a pris un certain temps d’apprentissage. Mais, au bout d’un moment j’ai finalement réussi à mettre PowerMetal.no en ligne – le 1er aout 2018 pour être exact. PowerMetal.no est mon hobby, et je suis le seul à y « travailler ». Je fais ça sur mon temps libre, en général après avoir couché les enfants. Mais ça prend beaucoup de temps, et c’est difficile d’être à la page quand les nouvelles se répandent aussi vite. Alors je me suis dit, pour me démarquer des magazines consacrés uniquement aux news, je devais aussi faire des interviews – créer quelque chose d’exclusif à ce magazine uniquement. Et c’est aussi ce que je préfère faire, les interviews. Ça me permet d’être en contact avec les groupes et les musiciens que j’adore !
 
2- Comment choisis-tu les groupes dont tu vas parler dans ton webzine ?

D’abord, je ne veux pas que PowerMetal.no soit un webzine uniquement consacré aux groupes les plus importants et les plus célèbres ; ils ont assez de reconnaissance comme ça. Je veux aussi faire connaître les groupes les moins connus ! Mais, ce que j’ai remarqué après avoir lancé PowerMetal.no, c’est qu’il y a une nouvelle vague de power metal dans le monde entier ; il y a tellement de groupes ! Mais pour répondre à ta question : je n’ai pas de stratégie spécifique concernant les groupes dont je parle. Je parle des groupes que j’aime et des groupes que je trouve intéressants et qui, je l’espère, ont des choses intéressantes à apporter. Il y a des groupes que je découvre par hasard sur Facebook, d’autres qui me contactent par mail ou sur Facebook, et à l’occasion je reçois des mails de maisons de disques. Sinon, je suis des centaines de groupes sur Facebook, et bien sûr je me tiens au courant sur l’actualité de mes groupes préférés.

3- Combien de chroniques faites-vous en une semaine ?

Les chroniques c’est ce qu’il y a de plus difficile, car ça prend beaucoup de temps ; je dois trouver le temps d’écouter vraiment la musique comme il faut (ce qui est difficile quand tu as un travail et deux enfants). Je n’aime pas écrire une chronique quand je n’ai pas le temps de me poser pour apprécier la musique. Et puis je trouve ça difficile parce que je ne suis pas un expert de la musique – je suis juste un fan. Je n’y connais rien en son, en enregistrement, etc. ; je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas, mais c’est parfois difficile d’expliquer pourquoi – tu vois ce que je veux dire ? J’essaie de vraiment prendre le temps de faire des chroniques parce que j’estime que les groupes le méritent, mais je ne chronique que les albums que je reçois des maisons de disques (ce qui ne fait pas beaucoup)…
   
4- Comment recrutes-tu tes chroniqueurs ?

Oublie ce que j’ai dit sur la rédaction de chroniques : le plus difficile c’est de recruter des lecteurs et des abonnés ! Mais que je sois clair : je tiens PowerMetal.no pour mon plaisir personnel avant tout ; je ne prévois pas de quitter mon travail et de m’enrichir en mettant de la pub sur mon site ! Mais, bien sûr, c’est pas motivant de passer des centaines d’heures à écrire pour ensuite constater que personne ne me lit. Alors oui ; j’ai cédé aux appels du capitalisme et j’ai acheté quelques pubs sur Facebook. Mais c’est comme ça que marche Facebook : tu dois payer pour être remarqué. Autrement, le bouche-à-oreille fonctionne quand même, et les groupes et les lecteurs qui partagent mes publications Facebook m’amènent aussi de nouveaux lecteurs. Donc, comme tu peux le voir : je dépends totalement de Facebook.

5- Quelles sont les difficultés à gérer un webzine comme le tien ?

Pour répondre simplement : tout. D’abord il y a tout ce qui touche au fonctionnement d’un site ou d’un webzine ; les difficultés techniques que ça entraîne. Lorsque j’ai commencé je n’avais aucune espèce d’expérience dans ce domaine, alors j’imagine que le service d’assistance de mon hébergeur en a marre de moi et de mes questions. Une autre chose importante est l’écriture. Et je veux dire, vraiment écrire ; faire de bonnes phrases, rendre ça concis et compréhensible, éviter les fautes de grammaire, etc. J’écris aussi des interviews et des résumés en anglais, et parfois ça amène aussi son lot de difficultés. Et puis le « temps » est un facteur important. Comme je disais, ce n’est qu’un hobby, et c’est difficile de trouver le temps de s’y consacrer correctement. Mais au final, tout se goupille bien. Je dois juste me rappeler parfois que c’est seulement pour le fun, et pour parler de la musique que j’aime. Ce n’est pas une question de vie ou de mort, et le plus important pour moi reste ma vie et ma famille.   
 
6- La Norvège est un petit pays (5,2 millions d’habitants), mais vous avez beaucoup de groupes. As-tu une explication ?

Oui, la Norvège est pas grande. Mais je peux pas dire si on a tant de groupes que ça. Si ? Haha !  

7- Pourquoi seules les interviews sont en anglais ? Les news et chroniques sont en norvégien.

Quand j’ai lancé le webzine je savais que la plupart de mes lecteurs ne seraient pas norvégiens. Comme tu disais au-dessus ; la Norvège est un petit pays. Donc, pour les groupes que j’interviewe comme pour moi, je savais que les interviews devaient être écrites en anglais pour être comprises par le plus grand nombre. Pour ce qui est des news, je les rédige en norvégien, mais j’écris un petit résumé en anglais – encore une fois pour que ce soit compris par le plus grand nombre. J’écris les chroniques en norvégien parce que j’estime que mon anglais n’est pas assez bon. Mais là aussi j’ajoute une petite phrase en anglais, juste pour que les lecteurs hors de Norvège comprennent mon ressenti sur le disque.

8- Je n’ai vu aucun live report, à croire que tu vis dans la forêt à 500 kilomètres de la civilisation, ahaha !

Haha, non pas à ce point-là. Je vis à Trondheim, qui est en fait la troisième plus grande ville de Norvège. Mais cela étant dit, la scène n’est pas tellement grande, en tout cas pas en ce qui concerne les concerts de rock et de metal. En général les groupes qui passent en Norvège font un seul concert, et c’est à Oslo. Mais, Trondheim se développe à un bon rythme niveau concerts, et aujourd’hui on a un nouveau festival metal appelé Trondheim Rocks, où se sont produits l’année dernière Iron Maiden, Sabaton, Volbeat, entre autres. Cette année on aura Kiss, Def Leppard, Iggy Pop, In Flames, Within Temptation et Amaranthe, entre autres. On a aussi un nouveau tout petit festival à l’extérieur de Trondheim appelé Ørland Rockfest, où Masterplan, Pyramaze, Seventh Wonder et d’autres passeront fin aout. Et on a une salle, le Byscenen, qui fait beaucoup de concerts, mais peut-être pas tellement de metal. Donc pour répondre à ta question : non, les live reports ne sont pas une priorité car dans la plupart des cas je dois me déplacer jusqu’à Oslo. Mais j’ai des concerts prévus cette année – et bien sûr j’irai au Trondheim Rocks et au Ørland Rockfest.  

9- D’après toi, quel est le style de metal qui se développe le plus dans ton pays ?

C’est une question difficile car je ne m’intéresse pas énormément à la scène musicale norvégienne. Pour un fan de power metal, la Norvège n’est pas le pays idéal. Mais, comme tout le monde le sait, le black metal est toujours à la mode en Norvège. Et on a aussi beaucoup de groupes et de chanteurs/compositeurs de rock. Mais pour être honnête, j’en ai pas la moindre idée…haha !

10- Combien de lecteurs te suivent ?

J’ai environ 2000 abonnés sur Facebook, mais ça ne veut pas dire que tout le monde lit ce que j’écris. Sur mon site, j’ai en moyenne 100 sur chaque interview, news et chronique. Et pour être honnête, je trouve ça pas mal. Quand j’ai commencé je me disais que « personne » ne me lirait, et que tout le monde s’en foutrait. Mais, PowerMetal.no n’existe que depuis cinq mois, donc peut-être que ça va se développer avec le temps ?
 
11- Peux-tu nous conseiller des groupes norvégiens prometteurs ?

En tant que fan de power metal, je dois mentionner Marius Danielsen’s Legend Of Valley Doom, pour les fans d’Avantasia. On a aussi les excellents Guardians Of Time, qui jouent du power traditionnel façon Helloween. Et les fans de rock apprécieront sûrement les Stage Dolls de Trondheim, un pur groupe de power rock années 80.   

12-  Le webzine a des projets à venir ? Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

Mon plan pour l’avenir est de continuer à promouvoir le power metal. Durant les cinq mois d’existence du webzine j’ai fait 57 interviews ; je ne sais pas si je pourrai garder ce rythme sur une année entière, mais il y a toujours beaucoup de groupes que j’ai envie de mieux connaître. À part ça, j’ai un projet sur lequel je bosse, mais c’est trop tôt pour en parler.

13- Un dernier mot pour nos lecteurs français...

Fight the good fight, stand up for your rights, and never surrender!

 

ImageEnglish Version

1- To begin can you present us your webzine, how much are you to be worked for POWERMETAL.NO, do you live all in the same city?

The idea behind PowerMetal.no came to my mind this summer. My thought was that there are a lot of webzines, magazines and Facebook pages about metal and hard rock in general, but very few that concentrates on power and melodic metal only. At least in my own language! So, what I wanted was a magazine that reviewed the music I like, interviewed the bands that I like and spreading the news about the genre. My main problem was that I had no expertise in making a homepage and all that, so I used quite some time figuring that out. But, after some time I finally managed to get PowerMetal.no online – August 1st 2018 to be correct. PowerMetal.no is my hobby, and I’m the only person “working” with it. I do it on my spare time, mostly after the kids have gone to bed. But it takes a lot of time, and it’s difficult to be on top of things when the news spread so fast. Therefore I figured out, to stand out from the news only magazines, I also had to do interviews – to create something exclusive for this magazine only. And that is also what I enjoy the most; make interviews. By doing that I get in touch with the bands and musicians that I love!


2- How you choose the bands about which you are going to speak in your webzine?

First of all, I want PowerMetal.no to be a webzine that not only writes about the biggest and most famous bands; they get enough recognition as it is. I also want to spread the word about the bands that are not so famous! But, what I have noticed after I started PowerMetal.no is that there are a new wave of power metal around the world; there are so many bands! But to answer your question: I don’t have any special strategy regarding the bands I write about. I write about the bands that I like and bands that I find interesting and that, hopefully, have something interesting to bring to the table. Some bands I accidentally find on Facebook, other bands contacts me by mail or on Facebook, and occasionally I receive mails from record companies. Other than that, I follow hundreds of bands on Facebook, and off course I keep a track on my favorite bands.


3- How many reviews are a week put?

Reviews are what I find most difficult because it takes a lot of time; I need to find time to really listen to the music properly (and that is not easy having a daily job and two kids). I don’t like to write a review when not having had the time to sit down with the music. And I also find it difficult because I’m not a music expert – I’m just a fan. I don’t know anything about sound, recording processes etc.; I know what I like and what not, but it’s sometimes difficult to explain why – if you know what I mean? But, I really try to make some time to do reviews because I think the bands deserve it, but I only do reviews of albums that I receive from the record companies (and that is not that much)…   


4- How do you recruit your reviewers?

Forget what I said about writing reviews: recruiting new followers and readers are the most difficult! But, just to be clear: the reason for running PowerMetal.no is first and foremost for my own enjoyment; I have no plans quitting my daily job and get rich by ads on my homepage! But, of course, it’s not fun spending hundreds of hours writing just to find out that no one reads it. So yes; I have fallen into the big cooperate clammy hands by spending some money on Facebook ads. But that is how Facebook works: you have to spend money to get noticed. Other than that, word of mouth still works, and when bands and readers spread my Facebook posts also attracts some readers. So, as you can see: I am totally depended on Facebook.
5- 5- What are the met difficulties when we manage a webzine as yours?
The simple answer is: everything. One thing is actually running a website or webzine; the technically difficulties that it brings. When I started I had no experience what so ever with that sort of things, so I bet the support team at where I have my homepage is pretty tired of all my questions. One other important thing is to write. And then I mean actually write; create good sentences, make it short and understandable, avoid grammar mistakes etc. I also write interviews and short summaries in English, and that can also create some difficulties sometimes. And then you have “time” as an important factor. As I have mentioned, this is only a hobby, and finding time to do it properly is difficult. But, all in all everything works out fine. I just have to remind myself at times that this is just for fun, and is all about spreading the word about the music that I love. It’s not about life and death, and the most important thing for me is still my personal life and my family.    
6- 6- NORWAY it's a small country (5,2 millions people), but you have many bands. Have you explication?
Yes, Norway is quite small. But whether or not we have many bands I can not say. Do we? Haha!  


7- Why only the interviews are in English? The news, reviews are in Norvegian.

When I started up the webzine I knew that most of my readers would be people outside of Norway. As you mentioned in the questions above; Norway is a small country. So, for the sake of the bands that I interview, and myself, I knew that I would have to write the interviews in English so that most people can understand it. Regarding the news, I write them in Norwegian, but I write a short summary in English – once again so that as many people as possible will understand. The reviews I write in Norwegian just because I don’t feel my English is good enough. But also here I write a short sentence in English, just so that my non-Norwegian readers will understand what I think about the record.


8- I saw any live reports, you live in the forest at 500 kilometers of civilization, ahaha!

Haha, no it’s not that bad. I live in Trondheim, actually the third biggest city in Norway. But, that being said, the live scene is not that big, at least not when talking about rock and metal concerts. Usually the bands visiting Norway have one concert, and that is in Oslo. But, Trondheim has steadily grown as a concert town, and now we have a new metal festival called Trondheim Rocks, where last year we had Iron Maiden, Sabaton, Volbeat among others. This year Kiss, Def Leppard, Iggy Pop, In Flames, Within Temptation, Amaranthe among others will come. We also have a new, and very small festival just outside Trondheim called Ørland Rockfest, where Masterplan, Pyramaze, Seventh Wonder among others will visit in late August. And we have a concert venue called Byscenen, that have a lot of concerts, but maybe not so many metal bands. So, to answer your question: no, I have not prioritized live reports as that means I have to travel to Oslo in most cases. But, I have some concerts planned for this year – and of course I will visit Trondheim Rocks and Ørland Rockfest.  


9- What is according to you the style of metal which develops most at the moment in your country?

That is a difficult question as I don’t pay so much attention to the Norwegian music scene. Being a fan of power metal, Norway is not the country to live in. But, as you all know, black metal is always big in Norway. And we also have great number of rock bands and singer songwriters. But to be honest, I have no idea…haha!  


10- How many readers follow you?

I have almost 2000 followers on Facebook, but that doesn’t mean that everyone reads what I write. On my homepage, I have around 100 readers on average on every interview, news and review. And to be honest, I think that is quite good. When I started I thought that “no one” would read it, and that no one would care. But, PowerMetal.no has been around for only five months, so maybe my followers will increase?


11- Can you recommend us promising Norvegians bands?

As a power metal fan, I have to mention Marius Danielsen’s Legend Of Valley Doom, for fans of Avantasia. We also have a great band in Guardians Of Time, who plays classic power metal ala Helloween. And the rock fan would probably appreciate Stage Dolls from Trondheim, a true 80’s power rock band.   


12- The webzine has projects to come? As for us whom can we wish you for the continuation?

My plan for the future is to still spread the word about power metal. In the five months the webzine has been around I have conducted 57 interviews; I’m not sure I can keep that pace throughout a whole year, but there is still a great number of bands I want to learn more about. Other than that, I have one project that I’m working on, but that is too early to say anything about.


13- Last words for the French readers...

Fight the good fight, stand up for your rights, and never surrender!

 

 
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