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MISTER FOLK webzine folk métal Italien le 25/09/2018

ImageInterview réalisée par mail avec Fabrizio le webmaster du webzine.

 

De retour dans l'antre d'un webzine folk pagan métal transalpin cette fois-ci. Nous avons longuement échangé avec son fondateur qui fait feu de tout bois en produisant des cds et organisant des concerts ayant trait au monde du pagan.  En route sur nos langskips (embarcations Vikings) toutes voiles dehors!

1- Mister Folk est un webzine spécialisé dans le pagan metal, peux-tu me dire combien de personnes y travaillent et pourquoi vous avez décidé de lancer ce projet ?

J’ai fondé ce site en 2013 avec pour objectif d’être aussi libre que possible dans mon travail. J’écris sur la musique depuis 1998, et j’ai bossé pour plusieurs fanzines et webzines, des connus aussi. J’ai bossé trois ans sur mon dernier site avant de devenir indépendant, c’est là que j’ai rencontré celle qui allait par la suite devenir ma femme. J’adorais écrire sur les groupes underground et avoir des milliers de lecteurs et des dizaines de commentaires sous mes chroniques, mais cette manière de travailler – avec les politiques internes, les plannings, les « obligations » etc – commençait à être trop contraignante et j’ai décidé de partir, même si j’étais rédacteur en chef. Le noyau central de Mister Folk c’est moi et ma compagnei, et j’ai fait le choix de ne pas recruter d’autres chroniqueurs. J’ai la chance d’être aidé par des collaborateurs professionnels et patients : Elisa Urbinati s’occupe de l’aspect graphique du site (y compris les logos et les artworks de nos compilations), tandis que Stefano Zocchi et Chiara Coppola s’occupent de traduire les interviews, chose pour laquelle je ne les remercierai jamais assez. Après avoir fini mon premier livre Folk Metal: from Origins to Ragnarok j’ai ressenti le besoin de parler des albums et des groupes, alors j’ai décidé de créer misterfolk.com. C’est le seul site en Italie qui soit entièrement dédié au Folk et au Viking metal, et j’essaie de donner un coup de main à une scène qui a beaucoup de potentiel mais qui n’a pas encore pu décoller.

2- Est-ce que vous parlez d’absolument tous les groupes qui vous envoient des news, ou est-ce qu’il y a une sélection ?

Je publie toutes les news (via ma page Facebook) que je reçois ou que je « découvre » sur le Web, tant que ça parle de Folk/Pagan/Viking metal. Pour les chroniques, malheureusement je dois les filtrer parce que je reçois des packs promo tous les jours et je n’ai pas le temps de bosser sur chacun d’eux correctement. J’essaie de toujours favoriser l’underground : on parle rarement d’albums de Korpiklaani ou de Finntroll sur mon site, parce que tous les autres zines en font déjà la chronique et que les fans écoutent les albums en ligne avant la sortie officielle de toute façon. Je préfère laisser la place aux groupes qu’on ne trouve pas sur les webzines généralistes : on leur garantit toujours des chroniques et des interviews.

3- Le pagan metal a connu un développement considérable ces dernières années, ne crois-tu pas que nous atteignons un point critique où il y a juste trop de groupes ?

En fait, je pense qu’on a atteint l’apogée il y a quelques années, quand le Folk/Pagan metal a commencé à attirer les labels qui ont signé tous les groupes sur lesquels ils pouvaient mettre la main, même s’il n’étaient pas encore assez mûrs pour faire un album complet. À une époque, chaque pays avait son festival folk metal, plus ou moins grand, et on pouvait voir des groupes internationaux se partager la scène avec des petits jeunes qu’on n’aurait jamais imaginé qu’ils puissent avoir un contrat. Le temps a fait son œuvre, et aujourd’hui les groupes qui en étaient parce que c’était la mode se sont séparés et ceux qui y croyaient vraiment perdurent. Ce n’est pas une question de qualité, c’est une question d’aptitude et de sincérité. Je te donne un exemple : je me souviens d’un groupe qui avait enregistré son premier album complet de façon très professionnelle, fait faire la pochette par un artiste mondialement reconnu, et puis avant même de le sortir, ils se sont séparés et maintenant leur chanteur… fait du rap ! Je ne blâme pas les gens pour ce qu’ils jouent ou chantent, bien sûr, mais je me demande ce qui les motive à choisir une certaine voie.

4- Pour vous, le pagan est un mode de vie ou juste de la musique ? Y en a-t-il dans l’équipe qui font partie de troupes vikings comme on en voit beaucoup aujourd’hui ?

Le paganisme et la spiritualité sont des sujets personnels dont je n’aime pas discuter avec d’autres, désolé  En tous cas c’est plus qu’un genre de musique pour moi, c’est quelque chose de bien plus profond. Je ne fais pas partie d’une troupe de reconstitution, mais j’apprécie ceux qui donnent de leur temps à cette passion et la prennent au sérieux.

5- Votre association organise des concerts. Peux-tu nous en parler ?

Grâce à No Sun Music, j’ai pu organiser le Mister Folk Fest ces deux dernières années. 2017 a vu quatre groupes italiens sur scène (Selvans, Vinterblot, Dyrnwyn et Blodiga Skald), cette année nous avons pu faire venir Skyforger – l’un de mes groupes préférés – à Rome depuis la Lettonie et Heidra du Danemark, avec en ouverture les groupes italiens Atavicus et Under Siege. Je pense qu’il est très important de donner leur place aux groupes italiens et de leur permettre de jouer dans un contexte professionnel, avec des groupes internationaux ayant plusieurs années de tournées à leur actif. On travaille actuellement sur l’édition 2019 et entre-temps j’essaie toujours d’aider les petits groupes qui me le demandent à trouver des dates sur Rome.
Dans cet esprit j’ai lancé deux projets dérivés : Mister Folk Distro (misterfolkdistro.limitedrun.com) pour les albums underground et Mister Folk Promotion (misterfolkpromotion.wordpress.com) pour faire circuler les albums de ces groupes et les faire parvenir aux magazines, sites, émissions de radio et fanzines du monde entier.

6- D’après toi, quels sont les ingrédients essentiels pour faire un bon groupe de pagan metal ?

Si on parle de Pagan metal au sens strict, il est essentiel d’avoir des liens forts avec les anciennes traditions et la nature. Je ne pense pas que tu aies besoin « d’invocations » ou quoi que ce soit du genre, prends Negură Bunget : c’était un excellent groupe de Pagan metal dont les albums évoquaient beaucoup la Roumanie et la belle nature transylvanienne qui les entoure (il suffit de regarder les magnifiques photos de Negru, publiées dans l’artbook de Tău). Les textes et la musique représentaient une seule entité, et encore aujourd’hui tu peux voir l’ampleur de l’amour et du sens qu’il y a dans ces chansons.
Si par « Pagan » tu veux dire le reste du genre au sens large (Folk/Viking et tout le tremblement), alors c’est totalement différent. Des instruments traditionnels et des textes évoquant des contes anciens (héroïques ou comiques, romantiques ou rebelles) ont leur importance, mais la scène d’aujourd’hui offre tellement de groupes différents qu’il n’y a plus de manière unique de jouer de cette musique. Regarde Trollfest par exemple : ils jouent un genre de Folk metal déjanté avec un saxophone et des concepts qui évoquent des voyages déments autour du monde inventés par le chanteur Trollmannen.

7- Il y a une tendance de plus en plus agaçante qui consiste à faire l’amalgame entre concerts de pagan metal et rassemblements nationalistes xénophobes. En France, un festival pagan a été attaqué par des groupes antiracistes parce que les Ukrainiens de Nokturnal Mortum étaient à l’affiche. Que penses-tu de ça, et avez-vous le même problème chez vous ?

On confond souvent le nationalisme avec le racisme et le fascisme. Mais il est aussi vrai que certains groupes ont exprimé des opinions « fortes » par le passé, et c’est un boulet qu’ils traînent aujourd’hui avec tout ce que ça comprend. En 2017, ici en Italie, Graveland et Nokturnal Mortum ont partagé la même scène mais l’adresse du show avait été tenue secrète jusqu’au dernier moment pour éviter tout problème. Quoi qu’il en soit, je ne fais aucune distinction par rapport à la politique ou à la religion sur Mister Folk, j’ai une relation ouverte et transparente avec chaque groupe, et pour moi il n’y a que la musique qui compte.

8- La tendance pagan se développe partout dans le monde. À ton avis, un bon groupe de pagan doit-il absolument venir d’Europe du Nord ?

Bien sûr que non. J’ai déjà cité Negură Bunget en exemple, mais il y a aussi beaucoup d’excellents groupes de Pagan metal venant d’autres pays, je pense à Skyforger et Nokturnal Mortum, mais aussi Menhir juste pour piocher dans la vaste scène allemande. Ici en Italie nous avions Draugr, un groupe qui a réussi à sortir deux albums avant de se séparer : De Ferro Italico, enregistré en 2010, est un album qui a encouragé de nombreux musiciens italiens à s’éloigner des concepts scandinaves pour se pencher un peu plus sur la découverte de leurs propres traditions et origines.

9- À ton avis, quels étaient ou quels sont les groupes de folk metal les plus emblématiques ?

Les noms que je porte le plus dans le cœur sont Otyg et Storm, et Windir pour le Viking metal. Chaque fois que j’écoute des morceaux de ces groupes, je suis ému et je souhaiterais que ça dure éternellement. Et enfin j’ai un amour viscéral pour Wardruna, tant pour leur musique que pour leur travail dans l’étude des runes.

10- En France on a des structures pagan qui ont sorti des compilations de nouveaux groupes à découvrir. Avez-vous un projet similaire ?

Quand j’ai fondé Mister Folk en 2013 l’un de mes objectifs était de mettre en avant la scène underground, parce qu’il n’y a pas que Finntroll et Eluveitie dans la vie. Du coup, chaque année en décembre je sors une compilation numérique entièrement gratuite (pour les groupes comme pour les fans) avec environ 20 groupes qui ont sorti une démo/un EP/un album cette année. C’est un plaisir de voir le nombre de téléchargements, parce que ça montre que beaucoup de gens dans le monde écoutent des groupes dont ils n’auraient jamais entendu parler autrement. C’est le but de la compilation : faire circuler des morceaux autant que possible et faire connaître de nouveaux groupes au public. Les lecteurs de Mister Folk peuvent trouver les liens pour télécharger les compilations à cette adresse : https://misterfolk.com/mister-folk-compilation/
Les pochettes et artworks sont peints à la main par Elisa Urbinati, et vous pouvez jeter un œil à son travail ici : www.elisaurbinati.it

11- Beaucoup de groupes parlent d’heroic fantasy, à ton avis peut-on encore parler de pagan metal dans ce cas ?

Si on parle de Pagan metal alors les textes doivent être liés aux anciennes traditions. Ce n’est pas un problème si un album compte une ou deux chansons abordant d’autres thèmes, mais si un album traite entièrement de guerres, de fantasy et de Tolkien alors c’est autre chose. Ça reste peut-être du Folk metal, mais ça dépend de la musique ! Il faut d’abord définir les genres avant de classifier les groupes, c’est ce que j’ai essayé de faire avec mon petit projet, mon livre Folk Metal: From Origins to Ragnarok.

12- Avez-vous des projets pour développer le webzine dans un avenir proche ?

Je cherche toujours à faire du mieux possible, et ce d’une manière qui serve d’abord les groupes. C’est une symbiose : plus le site est suivi, plus les gens seront informés des groupes que j’ai interviewés ou chroniqués. Mais la formule c’est ça : underground et sérieux. Dans les prochains mois j’adorerais écrire sur certains sujets, des trucs de niche comme le Sognametal qui est ma priorité numéro un. Cela m’intéresse plus de faire connaître Mistur, Cor Scorpii, SigTyr, Feigd (en partant du principe que Windir et Vreid sont déjà bien connus) plutôt que d’analyser le déclin musical des gros noms de la scène.
Les projets que j’ai sur le feu demandent beaucoup de temps et ce n’est jamais facile d’y travailler de façon suivie avec toutes les obligations et les centres d’intérêt de la vie. Après mon deuxième livre Tolkien Rocks: A Musical Journey Across Middle Earth j’ai fait une pause dans l’écriture de textes longs, mais je travaille actuellement sur la biographie d’un groupe très important du genre, et elle doit être publiée au printemps 2019 !

13- Veux-tu donner le mot de la fin ?

Ne vous arrêtez jamais aux groupes mis en avant par les gros labels : les clips professionnels et les jolis artworks dissimulent souvent une poignée de titres médiocres. Parcourez l’underground, découvrez le plaisir d’un enregistrement brut avec du grain et pas de trucages de studio. Appréciez les histoires que les groupes veulent vous raconter, écoutez ce qu’ils essaient de vous dire : il y a beaucoup de pépites cachées et c’est à vous de les trouver !
Merci pour cette interview et pour le temps que vous m’avez accordé en la lisant, folk on !

 

 ImageEnglish version


1- Mister Folk is a web-zine specializing in pagan metal, can you tell me how many people are working on it, and why you decided to start such a project?

I founded this website in 2013 with the intention of having as much free reign as possible with my work. I started writing about music in 1998, and worked my way through several fanzines and webzines, famous ones too. I spent three years at my last website before going independent, where I met the person that would later become my wife. I loved writing about underground bands and having thousands of readers and dozens of comments under my reviews, but that way of working – due to internal politics, scheduling, “obligations” etc – was starting to feel constrictive and I decided to quit even though I was a chief editor there. Mister Folk’s main staff is now me and my partner, and I’ve made the choice of not looking for any other reviewer. I’m very lucky in that I have professional and patient collaborators to help me: Elisa Urbinati takes care of the graphic side of the website (including logos and artworks for our compilations), while Stefano Zocchi and Chiara Coppola take care of translating interviews, something that I’ll never thank them enough for. After finishing my first book Folk Metal: from Origins to Ragnarok i felt the need to talk about albums and bands, so I decided to create the misterfolk.com website. It’s the only website in Italy entirely dedicated to Folk and Viking metal, and I’m trying to give a helpful hand to a scene that has a lot of potential but isn’t yet able to take off.

2- Are you talking about absolutely all the bands whose news you receive, or is there a selection?

I’m publishing every piece of news (through my Facebook page) that I’m sent or that I “discover” on the web, as long as it’s about Folk/Pagan/Viking metal. Regarding reviews, sadly I’m forced to filter them as I get digital promo packs every day and I don’t have enough time to do a good job with each of them. I’m always trying to prioritize the underground: you’ll rarely find albums by Korpiklaani or Finntroll on my website, since every single ‘zine is already publishing those reviews and fans are always listening to the albums online before the official release anyway. I’d rather lend some space to those bands that you can’t find on generic webzines: they’re always guaranteed reviews and interviews.

3- Pagan metal has known a considerable development in the last few years, don’t you think we’re reaching a critical point where we’re clogged with too many bland bands?

Actually, I believe we reached the peak a few years ago, when Folk/Pagan metal started attracting labels and they signed any band they could find, even when they weren’t mature enough for a full-length album. There was a time when every country had its folk metal festivals, of varying sizes, and you could see international bands sharing those stages with newbies that you couldn’t believe were under contract. Time did its job, and nowadays the bands that were in it “for fashion” disbanded and those who really believe in the genre kept going. It’s not a matter of quality, it’s a matter of aptitude and sincerity. Let me give you an example: there’s this band I remember that recorded their full-length album very professionally, commissioned a cover artwork to an internationally renowned artist, and then before even releasing it they disbanded and their singer’s now involved in… a rap project! I’m not chastising people for what they’re playing/singing, don’t get me wrong, but I’m questioning what drives them down a certain path.

4- Is pagan a way of life or just music to you? Is your staff part of Viking re-enactment troupes as we see often these days?

Paganism and spirituality are personal matters that I don’t like to discuss with other people, I apologise  Anyway it’s not simply a musical genre to me, but something much deeper. I don’t belong to any re-enactment troupe, but I have a fondness for those who dedicate their time to this passion seriously.

5- Your association organize concerts. Can you speak about?

With the help of No Sun Music, in the last two years I managed to organize the Mister Folk Fest. 2017 saw four Italian bands on stage (Selvans, Vinterblot, Dyrnwyn and Blodiga Skald), this year we managed to bring Skyforger to Rome – one of my favorite bands – from Latvia and Heidra from Denmark, while the gig was opened by Italian bands Atavicus and Under Siege. I feel it’s very important to give Italian bands some space to allow them to play in a professional context, along with international acts with years of touring on their backs. We’re currently working on the 2019 edition and in the meanwhile I’m always trying to help the small groups trying to play live music in Rome that get in touch with me for lending a hand.
With this mindset I put together two minor projects: Mister Folk Distro (misterfolkdistro.limitedrun.com) for underground albums and Mister Folk Promotion (misterfolkpromotion.wordpress.com) to circulate albums by these bands and put them in the hands of magazines, websites, radio shows and fanzines all over the world.

6- In your opinion, what are the essential ingredients for a good pagan metal band?

If we’re strictly talking Pagan metal, I think you absolutely need strong ties to ancient traditions and nature. I don’t think you need “invocations” or anything like that, take Negură Bunget: they were a great Pagan metal band whose albums contained a lot of ties to Romania and the lovely Transylvanian wilderness surrounding them (you just need to look at the wonderful pictures Negru shot, published in Tău’s artbook). Lyrics and music were a single entity, and to this day you can still realize how much love and meaning was embedded in those songs.
If by “Pagan” you mean the rest of the genre at large (Folk/Viking and what have you), then it’s a different matter entirely. Traditional instruments and lyrics evoking ancient tales (heroic or comedic, romantic or rebellious) are important, but today’s scene offers so many different bands that there isn’t a single way to play this music anymore. Take Trollfest for example: they’re playing an insane kind of Folk metal with a saxophone and concepts that talk about crazy travels across worlds that singer Trollmannen came up with.

7- There is an increasingly unbearable trend that consists in confusing pagan metal meetings with xenophobic nationalist gatherings. In France, a pagan festival is being attacked by anti-racist groups because Ukrainian band Nokturnal Mortum is on their line-up. What’s your opinion on this issue, and do you have such things in your country?

We often mix up nationalism with racism and fascism. But it’s also true that certain bands have expressed some “strong” opinions in the past, and they’re now carrying that burden along with all that comes with it. In 2017 here in Italy, Graveland and Nokturnal Mortum shared the stage together but the show’s location was kept secret until just before it started to avoid any issue. Anyhow, I don’t make any distinction regarding politics or religion on Mister Folk, I have an open and clear relationship with every single band, and to me music is the only thing that talks.

8- The pagan trend is spreading all over the world. In your opinion, does a good pagan band absolutely have to come from Northern Europe?

Absolutely not. I use Negură Bunget as an example earlier, but there’s a lot of excellent Pagan metal acts coming from other countries, I’m thinking about Skyforger and Nokturnal Mortum, but also Menhir just to pick names from the vast German scene. Here in Italy we had Draugr, a band that managed to release two albums before disbanding: De Ferro Italico, recorded in 2010, is an album that pushed a lot of Italian musicians to move away from Northern European concepts towards discovering their own traditions and origins.

9- In your opinion, what is or are the most iconic Folk-metal band(s)?

The names I keep closer to my hearts are Otyg and Storm, and Windir for Viking metal. Every time I listen to these bands’ songs I get emotional and wish they would last forever. And lastly I have a visceral love for Wardruna, both for their music work and their work in studying runes.

10- In France some pagan structures have released compilations of newest bands to discover. Do you have any similar project?

When I founded Mister Folk in 2013 one of my targets was showcasing the underground scene, because man does not live by Finntroll and Eluveitie alone. Therefore, every December I release a digital compilation that’s entirely free (both for the bands and the fans) with about 20 bands who released a demo/EP/full length that year. I’m very happy when I check the number of downloads, because it shows how there’s a lot of people all over the world listening to bands they’d never have heard of otherwise. This is the compilation’s purpose: circulating tracks as much as possible and introduce people to new bands. Mister Folk’s readers can find download links for the compilations at this address: https://misterfolk.com/mister-folk-compilation/
The covers and artworks are hand-painted by artist Elisa Urbinati, and you can check out her work here: www.elisaurbinati.it

11- Many bands deal with heroic fantasy themes, can it still be considered pagan metal in your opinion?

If we’re talking Pagan metal then lyrics need to be related to ancient traditions. It’s not an issue if a full-length has a couple of songs about different themes, but if an album is entirely about wars, fantasy and Tolkien then it’s a separate thing. Perhaps still Folk metal, but that depends on the music! You need to define genres first and then you can label the bands, I tried it in my small project, my book Folk Metal: From Origins to Ragnarok.

12- Do you have any plans to make the webzine grow within the next few months?

I’m always striving to do my best, and to do it in a way that helps the bands first. We’re growing together: the more the website has a following, the more people will be able to know about the bands I interviewed or reviewed. But here’s the formula: underground and seriousness. In the following months I’d love to write about certain topics, niche stuff like Sognametal which is first in line. I’m more interested in making sure people hear about Mistur, Cor Scorpii, SigTyr, Feigd (assuming that Windir and Vreid are already well-known) rather than writing about the musical decline of big bands in the scene.
The projects I’m planning require a lot of time and it’s never easy to follow up on them, having a life full of obligations and interests. After my second book Tolkien Rocks: A Musical Journey Across Middle Earth I took a break from long-form writing, but I’m currently working on a biographical book for a very important band for this genre, and it’s scheduled to be released in spring 2019!

13- Do you have a final word for our readers?

Never stop at bands pushed by big labels: professional videos and shiny artworks are often hiding a handful of mediocre tracks. Delve into the underground, discover the pleasure of a rough record with heard and no studio tricks. Taste the stories that bands want to tell, learn about what they’re trying to say: there’s a lot of diamonds in the rough and it’s up to you to find them!
Thanks for this interview and the time you lent me by reading this far, folk on!

 

 
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