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Interview réalisée par mail avec Nils et Nico.
Demon Tool à la sortie de son premier album démontre déjà que ses influences sont enracinées dans les bons vieux morceaux du hard Français. Si vous vous déboitez les cervicales au son d'ADX, Sortilège, et Satan Jokers, ce "Soleil Rouge" ne pourra être qu'un incontournable dans vos discothèques. Entretien avec les défenseurs d'un métal Made In France! 1. Nos lecteurs vous découvre, Demon Tool est un groupe novice sur la scène puisque vous en êtes à votre premier album je crois ? Alors présentez-nous votre projet de sa naissance à la sortie de votre « Soleil Rouge »…
Bonjour ! C’est effectivement notre 1er album, en tant que groupe ou musicien d’ailleurs! Bien sûr, nous avons vadrouillé au sein de différents groupes de métal en faisant des reprises . Avec Chris, on a fait du Gamma Ray, Helloween, Skid Row, Megadeth, et Nils jouait plutôt du Metallica ! Jéjé a quand à lui fait énormément de scène en tant que batteur de groupe de variété Rock. On s’est décidé avec Chris en 2003/2004 à créer un groupe à nous, où l’on y ferait un style qui mêle un peu tout ça !!! On a rencontré Nils peu de temps après et la sauce a pris!!! On avait alors un batteur Argentin et un gratteux Islandais !!!! De la rigueur rythmique et une batterie « expansive » !!!
2. Pourquoi un groupe qui débute en 2008 comme vous s’est-il tourné vers du heavy plus catalogué années 80 ?
Nils :Parce que c’est ce que nous aimons jouer… nous avons grandi avec ça… Nico: La base reste le heavy de cette époque, mais des groupes de thrash comme Megadeth, Metallica, Slayer, Testament nous ont clairement inspiré, mais en 2008 on prend ça pour du « heavy » … marrant à l’époque ce n’était pas le même clan !!! 3. Il me semble que vous avez écouté avec délice les cds d’ADX car j’y ressens de fortes ressemblances ?
Nils : Les parties musicales des morceaux ont été composées pour la majeure partie avant que les intéressés ne découvrent ADX. La ressemblance vient de l’aspect brut de décoffrage des arrangements, de la couleur du chant et de l’utilisation du Français. Chris lui est un fan d’ADX depuis belles lurettes !! Nico: C’est aussi un des seuls groupes français de speed à envoyer méchamment ! Avec Chris, nous avons eu dans un ancien groupe notre période Sortilège et consort, mais il faut avouer que le côté méchant d’ADX nous attire nettement plus.
4. Brennus a signé votre premier album. Quelles furent les raisons qui vous ont poussés à rejoindre leur catalogue ?
Nils : Nous l’avions croisé au Festival BRENNUS en 2006, nous ne nous sommes pas cassés la tête 107 ans. Bon contact, et hop. Nico : en plus lorsqu’on a démarché son label il s’est montré très enthousiaste alors…
5. Je ne sais si vous êtes au courant mais le heavy chanté Français ces derniers temps a la côte à l’étranger et notamment en Allemagne entre autres. Pensez-vous essayer une percée hors de nos frontières ?
Nils : Oui évidemment ! Nous avons un Citroën évasion !! Bon plus sérieusement nous allons déjà voir comment notre « Soleil rouge « est perçu en France… Nico : Jouer sur des festivals qui existent ici et là à travers l’Europe doit être un truc bien trippant, on verra bien…
6. Attachez-vous plus d’importance à la musique ou aux paroles ?
Nils : Il s’agit d’un ensemble indissociable. DEMONTOOL n’est pas un groupe engagé et n’a pas vocation à l’être. Il s’agit plus de nous faire plaisir et de transmettre notre énergie… alors ce qui compte pour ça c’est la cohérence entre paroles et musiques. Nico : Tant que Chris ne nous parle pas d’un chevalier en armure doré qui chevauche une licorne ailée pour affronter un sorcier diabolique dans un château gardé par des minotaures en rut tout en ayant à traverser la forêt magique au cours d’une quête pour recouvrer les boules de la fée Geisha, ça ira…
7. Dans le groupe unanimement quel est l’album qui a produit le déclic pour faire ce qu’est le style DemonTool aujourd’hui ?
Nils : Ca, ça dépend de qui répond… mais comme il y a écrit « unanimement »… alors il n’y a pas d’album déclic. Chacun a ses influences et elles sont vraiment variées. La croisée de ces influences, tant au niveau des styles de jeu de chacun que du mixage et du mastering final a donné ce résultat là. Nico: Si on veut être un peu plus précis, il y a quand même quelques trucs qui nous ont bien marqué, la période Rage trapped- et Unity/Soundchaser, les 1er Metallica, Megadeth, ADX Résurrection, Symphony X et Children of Bodom, Carcass Heatwork et Swamsong. Voilà la liste de nos classiques…
8. A quoi ressemble une semaine habituelle dans la vie de groupe de DemonTool ?
Et bien, une semaine de taf de malade, les enfants pour certains et encore le boulot pour d’autres… et quand tout cela se fond dans la nuit, les enregistrements et la recherche de riffs dévastateurs jusqu’à 2h du mat. La répète le vendredi soir pour couronner la semaine et l’apéro ensuite jusqu’à 4h du mat… pour l’essentiel du groupe.
9. Je vois d’ici certains ronchons qui vont vous reprocher de ne pas faire évoluer le « schmilblick » en proposant une musique qui puise ses racines dans les sons du passé. Que leur répondrez-vous ?
Que la nostalgie fait parfois vibrer des cordes qui font du bien… Et y a-t-il finalement une réponse au Schmilblick ? Ce qui compte c’est que le panel de choix soit vaste…
10. Comment appréhendez-vous les « lives » futurs ? Avec excitation, envie ou un petit peu les « chocottes » ? Ou peut être les trois ?
Nils : Un des atouts du groupe aujourd’hui, c’est que personne ne se prend la tête de ce côté là. Nous n’avons plus 20 ans et ne sommes pas là pour briguer la 1ère place. L’essentiel est de se faire plaisir sur scène et si ça fait plaisir au public, c’est que du bénéfice… Sur certains concerts nous avons croisé des groupes qui ne participent à rien, qui sont là juste pour montrer qu’ils sont les meilleurs… et se prennent la tête après si il y a eu des erreurs… ça ne fait vraiment pas envie. Nous arrivons aujourd’hui à concilier l’envie simple de jouer et l’exigence que cela implique… et pour l’instant ça fonctionne ainsi. Nico : On ressort complètement vidé des concerts qu’on a effectué, à chaque fois on se donne à fond, alors on attend avec impatience les concerts, et on est relativement excité oui…
11. Je connaissais le roman d’anticipation de Harry Harrison « Soleil vert », mais pourquoi avoir appelé votre album « Soleil rouge » ?
Nils : Il s’agit du dernier titre composé de l’album, peut être un peu annonciateur de ce qui va suivre même si les rythmiques seront sans doute plus rapides… Et puis l’armement nucléaire revient au centre du débat aujourd’hui, même si le groupe ne se veut pas engagé, nous avons quand même notre sensibilité à ce qui se passe autour… Nico : Pareil J
12. Comment puisez-vous vos sources d’inspiration en ce qui concerne vos textes. Dans des thèmes plus à terre ou dans l’imaginaire ?
Nils : Les deux, certains titres comme La Naissance du Mal, Soleil Rouge, Récidiviste traitent de thèmes ou d’ambiances relatifs à des évènements réels alors que d’autres comme le Règne du Feu nous projettent plus dans des mondes différents dans lesquels il n’est pas rare d’apercevoir quelques dragons par ci, par là… Nico: Chris est un grand littéraire, il a une collection impressionnante de livre. Notamment celle des chroniques de la lune noire que je lui emprunterais bien, ça fait un moment qu’il faut que je lui dérobe de ses toilettes…
13. J’espère vous croiser rapidement en concert et pourquoi pas au Paris Metal France un de ces jours…. Les mots de la fin vous appartiennent…
Avec plaisir, le mot de la fin à toi Nico, moi je ne parle que si on me pose des questions…. Tu le sais bien. Nico : merci pour l’interview, Venez nous voir en concert, venez vous éclater avec nous, on le fait pour ça! Et on est partant pour un Paris Metal France !!!
Evildead
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