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KING LEORIC le 28/12/2017

KING LEORICInterview réalisée par mail avec Marvin (guitare)

L'Allemagne n'a jamais été avare pour nous envoyer des formations de heavy métal, c'est le moins que l'on puisse dire. Dans cette "jungle" un groupe s'est taillé un chemin en misant tout sur l'honnêteté d'un style jamais démenti. Rencontrons et faisons mieux connaissance avec ces chevaliers du heavy métal!

 

1- Salut KING LEORIC, j’ai découvert le groupe il y a plusieurs années avec "Piece of Past" en 2002. C'est donc un grand plaisir d’interviewer votre groupe pour Kaosguards. Pouvez-vous décrire votre style à nos lecteurs ?

Plaisir partagé.  KING LEORIC joue un heavy metal des années 80, influencé par des groupes/artistes comme Iron Maiden, Dio, Judas Priest, Manowar, Metallica, AC/DC, Motörhead, Accept et bien d’autres. C'est la musique avec laquelle on a grandi et qu’on aime le plus, c’est donc évident que tu entendes toujours ces éléments aujourd'hui dans nos chansons. On ne veut pas créer un nouveau style de musique ou faire du progressif, on veut juste jouer exactement ce qui nous plaît le plus.


2- Pourquoi avoir choisi comme patronyme le nom d'un personnage de jeu vidéo ? Vous êtes tous des geeks dans le groupe hahaha !

Quand le groupe s’est formé en 1998 presque tous les membres étaient des fans de DIABLO, dont l’un des personnages est KING LEORIC (ou le roi Léoric, NdT). On trouvait le nom cool, on l’a donc choisi comme nom pour le groupe, mais le rapport s’arrête là. Aujourd’hui, on joue toujours bien sûr sur PC ou sur Playstation, mais c’est un domaine très vaste, donc aucun d’entre nous n’est un fan d'un genre particulier ou un « nerd ».


3- L’histoire de KING LEORIC a débuté en Allemagne en 1998. Comment était la scène metal de votre pays à ce moment-là ?

Le heavy traditionnel était plus ou moins mort à cette époque. Seuls quelques groupes allemands continuaient d’entretenir la flamme (comme Gamma Ray ou Helloween), et beaucoup de groupes de metal traditionnel internationaux prenaient des chemins étranges (comme Iron Maiden avec Blaze Bayley ou Metallica avec Load, Reload et Garage Inc.). Il semblait que Motörhead était l’un des rares groupes traditionnels qui maintenaient une constance, tandis que le black, le death et le new metal (ou nu-metal, NdT) gagnaient en popularité. Du coup, former un groupe qui jouait du metal façon années 80, c’était nager à contre-courant, mais on ne s’est jamais soucié des tendances et des modes.


4- Votre musique a-t-elle été inspirée par votre scène locale ou par d’autres groupes ?

Comme on l’a dit plus haut, on était et on est toujours influencés par les « héros des 80’s ». Il n’y avait pratiquement aucun groupe similaire dans notre région à cette époque, mais beaucoup de groupes de thrash, de death et de black. On a rien contre ça (on en écoute même de temps en temps), mais ce n’est simplement pas la musique que nous voulons jouer.


5- Trois albums et une démo en vingt ans, c’est peu. Pourquoi ce rythme ?

Une raison à ce, disons, « rythme lent », est que nous avons tous un emploi à temps plein, qui prend du temps. Et on a nos familles et nos maisons à entretenir.
Mais si tu regardes bien les dates de sortie, tu verras que les deux premiers albums sont sortis en peu de temps (2002 et 2005) et qu'il y a eu une pause de 8 ans avant la sortie de LINGUA REGIS. Pendant ces huit années, on a connu plusieurs coups du sort (des maladies, des handicaps) et des changements personnels (on a trouvé du travail, on s’est mariés, on a construit nos maisons, etc...) qui font qu’on a dû interrompre le travail sur l’album. Puis, à cause d'un problème technique, on a aussi perdu presque tout ce qu’on avait déjà enregistré et édité, et on a dû tout recommencer avec le matériel brut. Donc d'une certaine manière, on était des passagers à cette période. En fait, on travaille sur le quatrième album, « This is Metal », dont les parties de batterie ont déjà enregistrées. Même cet album aurait pu sortir, mais, fin 2014, on a dû trouver un nouveau guitariste rythmique, car l’ancien a quitté le groupe pour aller travailler au Mexique, donc on a dû embaucher un nouveau et répéter les anciens morceaux et les nouveaux titres, avant d’entrer en studio. On dirait qu’une « force supérieure » ne veut pas qu’on aille plus vite... lol.


6- Votre dernier album ("Lingua Regis") sorti en 2013 est excellent. Mais sans vouloir être méchant, j’ai l’impression que la production est « légère ».  Vous m’avez confié qu’un nouvel effort est en gestation, vous pensez que la production sera plus conséquente ou est-ce une question d’argent ?

Merci pour le compliment, mais désolé je ne suis pas d’accord avec la production « légère », même si je vois ce que tu veux dire. Le fait est que l’idée de base était d’avoir une production encore plus rétro, comme pour le « Killers » ou le « 7th Son » d’Iron Maiden. On n’a pas utilisé de triggers ni de samples pour la batterie, mais on l’a enregistrée dans une salle de 400 m² avec une acoustique / réverbération naturelles par rapport aux productions modernes « à la pointe ». On a également choisi un son de basse naturel avec moins de sous-fréquences et le même son de guitare « 80’s » que nous avons sur scène. Néanmoins, pendant le mixage on a décidé d’atténuer par rapport à l’idée de base et de faire un compromis entre une production « 80’s » et les groupes de metal traditionnel d’aujourd'hui pour ne pas surcharger les auditeurs.  Si tu analyses le son de Lingua Regis, tu trouveras toujours un niveau RMS plutôt élevé autour de -7 dB et la couverture de toute la plage de fréquences. Les productions haut de gamme peuvent avoir un RMS de -5 dB, également causé par la double grosse casse, qu’on n’utilise pas, et elles utilisent aussi des sons d'instruments différents, qui donnent une autre impression de puissance ou de « grosseur ». Notre musique ne fonctionnerait pas avec ces sons, et nous cherchons aussi à éviter d’avoir une grosse différence entre le son studio et le son live. Donc, le prochain album aura à peu près le même son, et ce n’est pas une question d’argent car l’album est autoproduit, sauf pour le mixage/mastering final.
7- Quelles ont été les principales difficultés rencontrées pendant vos enregistrements ?

Sans hésiter, « l’inattendu » ! En mars cette année, on a enregistré la batterie du prochain album au même endroit que pour Lingua Regis. Tout se passait bien la première journée, puis notre batteur est tombé malade, et le lendemain, l’interface d’enregistrement est tombée en panne. Alors on a dû enregistrer environ 70 % de l’album avec une autre interface et la station audionumérique du propriétaire du studio et notre batteur n’était pas au mieux de sa forme. Il a quand même fait un super boulot, compte tenu de son état, mais toute la session a été très exigeante et épuisante. Ça s’inscrit dans l’histoire de nos albums précédents, où on a toujours eu des problèmes de santé ou des problèmes techniques. Et, bien sûr, c’est toujours difficile de trouver le temps de travailler sur un album, à cause de nos boulots et de nos autres obligations.


8- En parlant des enregistrements, vous préférez être en studio ou sur scène avec vos fans ?

On pense que notre réputation se joue surtout sur nos concerts, et on préfère tous le live, mais, bien sûr, on veut aussi que nos morceaux soient enregistrés. Parce que les membres de King Leoric abordent le studio de manière différente et ont des expériences différentes, la joie de faire un album est différente pour tout le monde, mais on s’accorde tous à dire que nous voulons un album, alors personne ne se plaint et on donne tous le meilleur de nous-mêmes.


9- Je vois que vous n’avez pas de label. Vous recherchez un contrat avec une grosse structure qui vous permettra de financer une plus grosse production, une belle pochette, etc... Ou vous préférez la liberté ?

On préfère la liberté. Un contrat, ça signifie honorer les exigences (justifiées) d’autres personnes, et ça on ne peut pas le garantir. Et puis, ce n’est pas garanti qu’un contrat t’aide à avancer. On a déjà eu des offres par le passé, mais on les a refusées car elles ne pouvaient pas nous offrir plus que ce que nous avions déjà. Notre situation actuelle nous permet d’agir librement tout en atteignant des gens avec notre musique. En fait, on s’y retrouve, on ne perd pas d’argent avec King Leoric et les activités du groupe suffisent à le financer. C'est pas si mal.


10- Dans "Lingua Regis" il y a un morceau "Forgive and Forget" qui me rappelle le groupe de heavy français Lonewolf. Vous les connaissez ?

Oui. L’an dernier ils nous ont invités au Skull Crush festival à Colmar et cette année on a rendu la politesse en les invitant au Long Heavy Night à Eschwege (près de Cassel au centre de l’Allemagne). C'est très important d’avoir un réseau international comme celui-là. Lonewolf sont des gars sympa, ils jouent un très bon heavy metal et tout le monde à Colmar nous a fait un super accueil. Merci à eux !


11- Pourra-t-on vous voir en France prochainement ?

En fait, rien de précis n’est prévu, mais on est constamment en communication avec beaucoup de gens dans plusieurs pays, alors pourquoi pas ? On annoncera ça sur notre site Web www.King-Leoric.de et sur Facebook, si quelque chose s’annonce, vous le saurez.


12- Une question rigolote qu’un bon ami voulait vous poser, est-ce que faire du metal ça aide avec les filles ?

Pas vraiment… on est tous mariés ou dans des relations stables et aucune de ces relations ne vient du fait qu’on fait de la musique, et encore moins du heavy metal. Et puis, on a jamais voulu faire de la musique pour rencontrer des filles, et on a jamais eu de groupies. Bien sûr, après un concert ça arrive d’attirer l’attention de fans féminines, mais ça reste toujours dans le domaine de la musique, donc ça va.


13- Merci pour l’interview ! Vous voulez donner le mot de la fin ?

Merci pour cette interview, prends soin de toi, et vive le rock !
King Leoric is rising !

ImageEnglish Version

1- Hello KING LEORIC, I discovered the group several years ago with "Piece of Past" in 2002 . Then, it is a real pleasure to make this interview with your band for Kaosguards. Could you describe your style to our readers?

It’s a pleasure for us as well. King Leoric play Heavy Metal from the 80ies, influenced by bands/artist such as Iron Maiden, Dio, Judas Priest, Manowar, Metallica, AC/DC, Motörhead, Accept and others. That’s the music we grew up with and we like most, so it’s just obvious, that you still hear those elements today in our songs. We don’t want to create a new style of music or do something progressive, but just play exactly what we love most.


2- Why to have chosen as your patronymic the name of a character of video game? You are all geeks in the band hahaha!

When the band was founded in 1998 nearly all members were fans and playing DIABLO, where the character KING LEORIC appears. The name sounded cool, so, it was chosen to be the band name, but that’s all with that connection. Nowadays, of course, we’re still playing computer-games or Playstation, but the field is very wide, so none of us is into a specific genre or a nerd.


3- The history of KING LEORIC began in Germany in 1998. How was the scene metal in your country at this moment?

Classic Heavy metal was, more or less, dead that time. Only few German bands kept the flame alive (e.g. Gamma Ray or Helloween) and many international classic Metalbands wandered strange paths (e.g. Iron Maiden with Blaze Bayley or Metallica with Load, Reload and Garage Inc.). Motörhead seemed to be one of the few constant classic bands while Black-, Death- and New Metal became very popular. So, founding a band, that plays 80ies-Metal was like “swimming against the stream”, but we never cared for trends or being flavoured, anyway.


4- Was your music inspired by your local scene or by the other bands?

As already mentioned above, it was and still is influenced by those “Heroes from the 80ies”. Practically there was no similar band in our region that time, but lots of Thrash-, Death- and Blackmetal-Bands. There’s nothing wrong or bad with that style (we do even listen to that sometimes), but it’s simply not the music we want to play.


5- Three albums and a demo and in twenty years it's little. Why this rhythm?

One reason for this, let’s say “slow rhythm”, is, that we all have fulltime-jobs, which are demanding. And we all have families and houses/flats to look for.
But if you look exactly to the publishing dates, you’ll note, that the first two albums came very quickly (2002 and 2005) and then there was an 8-year-break until LINGUA REGIS was issued. During those 8 years, we were confronted with several personal strokes of fate (e.g. diseases and handicaps) and changes in the personal environment (jobs, wedding, building houses etc.), which forced us to interrupt the work on the album. Then, due to a technical problem, we also lost nearly all of the already recorded and cut material and had to restart the work with the rough material. So, in a certain way we were passengers during that time. Actually, we’re working on the 4th Album “This is Metal”, which has the drums recorded already. Even this album could have been published, yet, but end of 2014 we had to find a replacement for our rhythm-guitarist, who left the band for working in Mexico, so, we had to find somebody new first and rehearse the back-catalogue and the new tracks, before entering the studio. Seems like a “higher force” does not want us to be quicker…lol.


6- Your last album ("Lingua Regis") taken out in 2013 is excellent. But without being nasty it seems to me that the production is "light". Kept silent confided me that a new effort will be in gestation, you think that the production will be more consequent or is it a question of money?

Thanks for the compliment, but sorry for disagreeing with the “light” production, although we know what you mean. Fact is, that the original production-idea was to let it sound even more old-fashioned, e.g. like Iron Maiden’s “Killers” or “7th Son”. We used no triggers or soundreplacement on the drums, but recorded them in a 400m²-room with a natural acoustic / reverb in comparison to modern “state of art”-productions. We also chose a natural bass-sound with less sub-frequencies and the same 80ies-guitar-sound, that we have on stage. Nevertheless, during the mix we decided to attenuate to original idea and do a compromise between an 80ies production and actual classic metal bands for not overburden the listeners.  If you analyse the material on Lingua Regis, you’ll still find a quite high RMS-level around -7dB and the complete frequency-range covered. High-End-productions may be at -5dB RMS, also caused by double-bassdrum, which we don’t use, and they also use different instrument-sounds, which gives you a different impression of loudness or “fatness”. Our music would not work with these sounds and we also don’t want to have a big difference between live-sound and studio-sound. So, the next album will also not sound much different and it’s not a question of money as we selfproduce the album, apart from the final mixing/mastering.


7- What are the main difficulties which you meet during your recordings?

Definitely “the unexpected” ! In March this year we recorded the drums for our next album in the same venue as we did for Lingua Regis. The first day went perfect but then our drummer became sick and one day later the recording interface quit the service. We then had to record ~70% of the album with a different interface and DAW from the owner of the studio and our drummer could not perform on his best level. He still did a very good job, considering his condition, but the whole session was very exhausting and demanding. It relates to our former albums, where we always had individual health and technical problems. And, of course, finding the time to work on an album is always difficult, because of our jobs and other commitments.


8- By speaking about recordings exactly, you prefer to be in studio or on stage with your fans?

We think, that our reputation is mainly based on our live-shows and all of us like the live-situation most, but, of course, we all want to have our songs recorded, too. Due to the fact, that the members of King Leoric have different studio-qualities and -experience, the fun and joy while making an album is different on everybody, but, as everybody agrees, that we want an album, nobody complains but gives the best he can.


9- I see that you have no label. You look for a contract to a big structure which will allow you to have financial means to have a big production, a pretty cover etc. Or you prefer to be free?

We prefer to be free. Having a contract means fulfilling other people’s (justified) demands, which we can’t guarantee. Also, it’s not sure, that a contract really helps you advancing. We already got some offers in the past, but we declined them as they could not provide anything more than we already had. The actual medial situation allows us to act free while still reaching people with our music. In fact, we do have the “black goose”, which means, that we don’t make a loss with King Leoric and the band refinances just from its activities. That’s not too bad.


10- In "Lingua Regis" there is a song "Forgive and Forget" which reminds me to a band of heavy French metal Lonewolf. You know them?

Yes, we do. Last year they invited us to the Skull Crush festival in Colmar and this year we responded to them and invited them to the Long Heavy Night in Eschwege (near Kassel in middle Germany). It is very important to have such international connections and networking. Lonewolf are very nice guys, playing great heavy metal and we were treated very friendly in Colmar by everybody. Thanks to them!


11- Will it be possible to see you in France in the future?

Actually, there is nothing specific planned but there is constant communication with a lot of people in several countries, so, why not? We’ll announce on our website www.King-Leoric.de and Facebook, if something is coming up, so, you’ll know then.


12- A funny question which a good friend of mine puts in the bands, to make some metal it helps with the girls?

Not really… we all are in relationships / marriages and none of them is the result from making music or especially making heavy metal. We also never intended to make music for getting a girl and we never had groupies. Of course, after a concert you sometimes get some attention also from female fans but it always remains music-related and that’s pretty much OK.


13- Thank you for the interview! Something that you want to add?

Thanks for giving us the opportunity for this interview, take care and keep on rockin’ !
King Leoric is rising !

 

 
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