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HERESY OF DREAMS le 25/04/2017

HERESY OF DREAMSInterview réalisée par mail.

Ce n'est un secret pour personne l'Espagne est un vivier intarissable pour les groupes de heavy métal. HERESY OF DREAMS en est un de ses plus beaux fleurons. Évoluant dans une musique racée, le quintet mérite un coup de projecteur qui permettra de mieux les situer sur l'échiquier de notre musique préférée.

 

 

1- Tout d’abord, merci de nous accorder cette interview. Votre groupe n’est pas très connu en France. Pouvez-vous nous le présenter rapidement ?

Salut tout le monde ! C'est un plaisir d’être là pour répondre à tes questions ! Alors, HOD est un quintet formé en 2007 par des ados qui voulaient se réunir pour jouer du metal de temps en temps. En grandissant, on s’est rendus compte que notre musique pouvait être plus qu’un simple passe-temps. Mais on était toujours des adolescents. D’un côté, on n’avait pas les moyens financiers d’enregistrer un album, et de l’autre, notre musique n’était pas prête à franchir cette étape cruciale. Donc, après avoir bien économisé et après avoir affûté nos talents musicaux, nous sommes entrés en studio pour enregistrer notre premier album en 2013. Il a reçu beaucoup de critiques positives et les médias spécialisés comme le public ont plutôt bien accueilli notre musique. Cela nous a permis de jouer dans plusieurs villes en Espagne, et d’ouvrir pour de grands groupes comme Sonata Arctica, Astral Doors, Witchburn, Gigatron, Zenobia et Silver Fist. Plus tard, début 2014, nous avons décidé de changer de frontman à cause de problèmes personnels avec notre ancien chanteur. Daniel Robles est apparu de nulle part pour prendre la place de chanteur avec une personnalité très forte, et une gamme vocale incroyable, qui a enrichi notre musique de façon exponentielle. Cela ne faisait aucun doute qu’il avait sa place chez HOD. Cela nous a amenés au second album, qui est sorti le 14 mars 2016. Enregistré, mixé et masterisé aux Hell’s Studios par Ruk Nebur (Killus) ce nouvel album montre l’essence de HOD : non conformité, maturité, et un heavy metal pur et rauque.

2- On dirait que le nouvel album est moins heavy. Est-ce une impression ?

C’est parfois difficile de parler des goûts et des impressions. Chaque personne a une perspective et une façon de voir les choses. Cependant, nous croyons que ce second album représente ce que nous voulons être et la façon dont nous voulons définir notre son. Avec ce second album, nous avons voulu faire un pas en avant dans nos compositions et de notre point de vue, notre musique et notre son sont plus agressifs, et donc, plus heavy. Des groupes comme Primal Fear, le Accept actuel ou Helloween, Lamb of God ou Machine Head ont été de grandes sources d’inspiration. Leur son metal moderne, leurs riffs efficaces et lourds, ou leurs breakdowns ravageurs nous ont beaucoup aidés à réaliser ce nouvel album. De plus, nous nous sommes aussi penchés sur les aspects électroniques de groupes comme Killus ou Combichrist, ce qui a sans aucun doute donné un plus à nos compositions.

3- J’aime bien la pochette. Qui en est l’auteur, et quel est son rapport avec les chansons de l’album ?

Le côté graphique est l’une des parties les plus essentielles de ce second album et nous sommes extrêmement satisfaits du résultat final. L’artiste est Daniel Álvarez, un designer indépendant de notre ville qui a travaillé de concert avec Revolta Studios. Vous voyez la pochette et vous ressentez le danger, la terreur, l’angoisse, l’agitation… La sensation qu’on peut avoir en voyant le verre brisé dans lequel notre ‘monstre’ était enfermé, quand on sait qu’à tout moment on va devoir faire face à la bête. Et c’est ce qu’on voulait ; amener les gens à affronter la bête qui est en chacun de nous.

4- Que se passera-t-il après la sortie de « Ante La Bestia » ? Comment s’annoncent les prochains mois chez HERESY OF DREAMS ?

Pour le moment, nous sommes entièrement concentrés sur la tournée espagnole qui se prépare, c’est l’aspect le plus important. Enregistrer un album demande beaucoup de travail et maintenant nous sommes entièrement concentrés sur sa promotion, parce qu’au final, le but de la musique est de s’éclater en concert. Et c’est sans aucun doute l’essence de HOD. Nous croyons sincèrement que cet album peut représenter un tournant dans notre carrière et peut nous faire connaître. Notre philosophie est assez directe : viser haut tout en restant terre-à-terre. Nous n’allons pas nous mettre de barrières, mais nous allons essayer d’éclater tout ce qui peut nous barrer la route. L’espoir, la motivation et la volonté d’aller où la musique nous emmènera. Donc, toute la question est de savoir si le public osera affronter la bête à nos concerts.

5- Il y a beaucoup de groupes de heavy metal en Espagne (Saratoga, Avalanch Warcry, Saurom, Dunedain, Zenobia, Tierra Santa,...). D’après vous, pourquoi ce style a-t-il autant de succès dans votre pays ?

La bonne musique a toujours une place, où qu’elle aille ou d’où qu’elle vienne, et ces groupes que tu cites ont une carrière impressionnante. Il y a une grande tradition heavy metal en Espagne et il est plutôt normal que ce type de musique ait un très grand nombre de fans. La raison principale ? Je pense que nous aimons et que nous respectons la bonne musique, et ces mecs que tu cites nous aident beaucoup à faire tourner le message. Comme je l’ai dit, les bons groupes trouvent toujours leur place, où qu’ils aillent.

6- En continuant sur le metal espagnol. Il y a eu une première génération avec Baron Rojo, Obus, Muro qui a un peu fait connaître votre scène. Mais elle est restée en Espagne. Aujourd’hui, vous semblez plus tournés vers l’international. D’après vous, qui a changé ?

Je ne pense pas vraiment que quelqu’un a changé. On joue juste la musique ou le style qui nous plaît le plus. Mais ça ne veut pas dire que je n’écoute pas les groupes de metal classiques. J’aime toujours les écouter parce que c’était les premiers groupes que j’écoutais quand j’ai pris une guitare pour la première fois. De plus, j’adore écouter les musiques que j’écoutais quand j’étais jeune parce qu’elles me ramènent à mon adolescence. Par contre, il est indéniable que la musique est en constante évolution et que de nouveaux groupes et de nouveaux styles émergent. Donc au lieu d'un changement, ce que je vois c’est une évolution claire.
 
7- Vos compatriotes d’Avalanch ont fait des albums en espagnol et en anglais. Est-ce une idée qui peut vous intéresser ?

C’est une très bonne idée. On y a souvent pensé, donc c’est vraiment une possibilité pour l’avenir. Sans aucun doute, chanter en anglais représentera une évolution pour le groupe et une façon de savoir si notre son est bon (ou mauvais) dans la langue de Shakespeare. On a déjà traduit quelques unes de nos chansons en anglais, donc à voir.

8- Pensez-vous que la langue espagnole est un obstacle pour conquérir de nouveaux marchés ?

On ne peut pas nier que l’anglais vous aide grandement à faire connaître votre musique ; cependant, nous ne pensons pas vraiment que le fait de chanter en espagnol soit un obstacle à notre carrière. Nous sommes encore jeunes comme groupe ; on a encore un long chemin à faire et beaucoup de portes à défoncer. Au final, on parle de musique, un concept intangible qui doit être apprécié pour sa qualité avant tout, et non pour ses origines ou pour la langue employée. Notre objectif actuel et principal est de nous créer une identité et un nom ici en Espagne, et peut-être à l’avenir tenter l’Amérique du Sud.

9- Je reçois beaucoup de productions pour le webzine. Une scène hispanophone qui monte activement est celle d’Amérique du Sud (Lucifer's Hammer, Split Heaven, Thunder Lord...). Est-ce que vous la connaissez et l’appréciez ?

Ouais ! Carrément. La scène metal sud-américaine est énorme avec beaucoup de groupes de qualité. Il est crucial que nous nous entraidions car cette musique le mérite vraiment.
 
10- L’Espagne et la France sont des pays voisins. Pourtant, nous recevons peu de groupes espagnols en France. Les promoteurs français ne sont pas intéressés ?

Peut-être que ce n’est pas que les promoteurs. Peut-être qu’il y a d’autres facteurs comme les conditions ou la barrière de la langue. Quand je parle de conditions, je veux dire les frais de déplacement : le transport entre la France et l’Espagne, le logement... C'est des facteurs qui peuvent devenir problématiques en raison des coûts importants.

11- J’ai vu que vous avez de gros festivals en Espagne (Leyendas Del Rock, Resurrection Fest, Rock Fest Barcelona...). Vous y avez participé ? Et vous préférez les grosses scènes ou les petits clubs ?

On a participé l’an dernier au Hell Rock Fest, où on a joué avec des groupes comme Sonata Arctica et Silver Fist et c’était une expérience incroyable. Les grosses ou petites scènes ? On s’en fiche. On veut juste tout donner aux gens et les faire headbanguer bien fort.

12- Quel est l’avenir d’HERESY OF DREAMS ?

À l’heure actuelle, on passe surtout notre temps à promouvoir l’album grâce à plusieurs radios et magazines, à faire des interviews mais on travaille aussi avec notre tourneur Monster Nation Agency qui nous aide à mettre en place notre future tournée espagnole.

13- Je vous laisse le mot de la fin...

On va juste dire mille mercis à KAOSGUARDS de nous offrir d’apparaître sur ton site Web, inviter les gens à suivre toutes les news sur Kaos Guards si vous voulez savoir ce qui se passe dans le monde du metal, et enfin et surtout, encourager tout le monde à affronter la bête H.O.D. Merci beaucoup !

English version Image

1- First of all thank you for granting me this interview. France does not know well your group. You can quickly present it?

Hello everybody! It’s a pleasure to be here answering your questions! Well, HOD is a five-pieced combo formed in 2007 by teenagers who wanted to gather together and play some metal stuff from time to time. We grew up and we realised that we could do more than just play music as a simple hobby. However, we were still teenagers. On the one hand, we couldn’t afford the expenses of recording an album and, on the other hand, our music wasn’t ready for taking that crucial step. So, after saving money and sharpen our musical skills, we entered the studio and recorded our first album in 2013. It got many great reviews and both the specialised media and the audience reacted pretty well to our music. This helped us reach different cities from the Spanish territory and support great bands like Sonata Arctica, Astral Doors, Witchburn, Gigatron, Zenobia and Silver Fist. Later on, in the beginning of 2014, we decided to replace our frontman due to personal issues related to our former singer. Out of the blue, Daniel Robles appeared and jumped in the formation as our lead singer with such a strong personality and an awesome vocal range that our music was enrichened in an exponential way. He was definitely meant to be in HOD. This led us to our second recording, which was released on the 14th March 2016. Recorded, mixed and mastered in Hell’s Studios by Ruk Nebur (Killus) this new album exhibits what HOD really is: unconformity, maturity and pure and rude heavy metal.

2- It seems to me that the new album is less heavy. Is it an impression?

Dealing with tastes and impressions is sometimes something tricky. Each one has a perspective and a way of seeing things. However, we actually believe that this second record is what we want to be and how we want our sound to be like. With this second album we’ve wanted to take a step forward in our compositions and from our point of view our music and our sound have become more aggressive and therefore, heavier. Bands like Primal Fear, current Accept or Helloween, Lamb of God or Machine Head have been a great inspiration. Their modern metal sound, their killer and heavier riffs or their destroying breakdowns have served a lot in order to accomplish this new album. In addition, we have also focused on electronic aspects taken from bands like Killus or Combichrist, something that has, without any doubt, meliorated our compositions.

3- I like the artwork. Who was responsible for it and in which connection does it stand to the songs on the album?

The graphic side has been one of the most essential parts of this second album and we are extremely satisfied with the final result. The artist is Daniel Álvarez, a freelance designer based in our hometown who worked together with Revolta Studios. You see the cover and you feel danger, terror, anxiety, agitation… The sensation that you may get when staring at that broken glass in which our ‘monster’ is shut is that in any moment you are going to face the beast. And that is what we intended; to make the people confront our most internal beast.

4- What happens after the "Ante La Bestia " issue? How will the next months look in the house of HERESY OF DREAMS?

We are now totally focused on setting up the future Spanish Tour, which is the most important aspect. Recording an album carries a lot of work and now we are fully immersed in its promotion because, in the end, the essence music is to enjoy gigs. And that’s, without any doubts, HOD’s essence. We strongly believe that this album can become a turning point in our career and put us on the map. Our philosophy is pretty clear: we have to aim high but at the same time we must be down-to-earth. We are not going to put barriers in our way but we will try to smash down everyone that appears during our journey. Hopes, motivation and willingness to go wherever the music takes us to. So, everything is now on the audience who dares to face the beast in our gigs.

5- In Spain many bands play Heavy Metal (Saratoga, Avalanch Warcry, Saurom, Dunedain, Zenobia, Tierra Santa,...). Why according to you this style has such a success in your country?

Good music always has a place wherever it goes or wherever it comes from and these bands you have mentioned have an impressive career. Spain has a powerful tradition in terms of heavy metal and it is quite normal that this type of music has a huge number of fans. The main reason? I think that we enjoy and respect good music, and these guys mentioned above are helping in a great way to spread the word. As I said, good bands fit perfectly anywhere they go to.

6- Always by speaking about some Spanish Metal. A first generation compound of Baron Rojo, Obus, Muro a little made your scene known. It was however confined in Spain. Now you seem more you turn to the international. Who changed according to you?

Well, I don’t really think that anyone has changed. We just play the music or the style that we feel more comfortable with. But it doesn’t mean that I don’t listen to classic metal bands. I still enjoy listening to them because they were the first bands I focused on when I took a guitar for the first time. Moreover, I love listening to the tunes I used to listen when I was younger because they take me to my teenage years. However, it is undeniable that music is in constant evolution and new bands and styles appear. Therefore, instead of a change, what I see is a clear evolution.
 
7- Your fellow countrymen of Avalanch made album in Spanish and English language. Is it an idea which could please you?

That would be a great idea. We have been thinking about it many times so it’s a real possibility for the future. Without any doubt, singing in English will be a clear evolution for the band and a way of knowing how well (or bad) we sound in the language of Shakespeare. We’ve actually translated some of our songs into English so, time will tell.

8- Do you think that the Spanish language is an obstacle to conquer new markets?

It can’t be denied that the English language helps to broad and expand your music in a great way; nevertheless, we don’t really think that the fact of singing in Spanish is going to be an obstacle in our career. We are still a young band; we still have a long way to go and so many doors to slam down. In the end, we are talking about music, such an intangible concept that should be valued taking into account its quality, regardless of its origin and the language used to communicate it. Our current and main aim is to create an identity and a name here in Spain and, maybe in the future take the leap to South America.

9- For the webzine I receive many productions. A Spanish-speaking heavy scene active grows up (Lucifer's Hammer, Split Heaven, Thunder Lord...) it is the one of the South America. Do you know it and appreciate it?

Yeah! Of course. The metal scene in South America is huge and there’s a lot of quality over there. It is crucial to support each other because this music deserves it so much.
 
10- Spain and France are nearby countries. And nevertheless few Spanish groups come to play in France? The French promoters are not interested?

Maybe it is not only the promoters. Maybe there are also other factors such as conditions or the language barrier. When I say conditions I mean the expenses of the trip: the transport to France or to Spain, accommodation… That’s something that in some cases is a little bit tricky because it can carry a lot of money.

11- I saw that in Spain big festivals get organized (Leyendas Del Rock, Resurrection Fest, Rock Fest Barcelona...).You participated in it? And do you prefer big stages or of small clubs?

We participated last year in Hell Rock Fest, playing with bands such as Sonata Arctica and Silver Fist and it was an incredible experience. Big stages or smalls ones? We don’t mind. We just want to deliver everything to the people and to make them headbang hard.

12- The future for HERESY OF DREAMS?

Now, we are mainly promoting the album through different radios and magazines, doing several interviews but we are also working with our roster Monster Nation Agency, who is trying to help us setting up our upcoming Spanish tour.

13- The last words is for you...

We will simply like to thank a thousand times Kaos Guards for the opportunity of letting us appear in their web, invite the people to follow all the news through Kaos Guards if they want to be really aware of what’s happening in the metal world, and last but not least, encourage everyone to confront HOD’s beast. Many thanks!
    
   

 
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