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HEIDNIR webzine le 08/01/2017

ImageInterview réalisée par mail avec Maxime fondateur du webzine .

Malgré une toile mouchetée de webzines métal qui se multiplient à tout va, des activistes tentent l'aventure. Pleins feux en ce début d'année sur un nouveau confrère qui est né au milieu de 2016. Bienvenue et tous nos voeux de longévité les accompagnent. Trèves de palabres et découvrons-en plus sur ces nouveaux arrivants.

1- A ce que j'ai lu la création de votre webzine date de juin 2016. Qu'est-ce qui t'a poussé à créer un webzine sur une toile qui ne manque pas de prétendants ?

- Je suis entré en tant que rédacteur sur un webzine assez eclectique au mois d'avril. J'aime autant ne pas le citer parce qu'il m'a beaucoup apporté malgré tout, mais cela s'est un peu mal passé, je n'aimais pas particulièrement l'ambiance de travail. Pour te donner une idée, en deux mois, je suis passé de simple rédacteur à chargé de communication et de recrutement. Bref, je l'ai quitté et j'ai monté le mien avec deux amis qui avaient aussi travaillé pour le même webzine. J'avais peur de regretter ma décision mais ce n'est absolument pas le cas et je suis très content de ma situation actuelle.

2- Actuellement vous êtes quatre membres, pas trop dur de gérer un webzine avec une équipe aussi restreinte ?

- Nous sommes effectivement quatre, mais nous ne sommes que deux à être réellement actifs. Mais dans la mesure où nous savons nous montrer productifs avec au moins deux ou trois articles par semaine, ce n'est pas gênant. Depuis le mois d'octobre, nous arrivons à partager un article par jour et j'en suis très content. Je gère également la communication et les réseaux sociaux personnellement, mais ça ne me gêne pas, j'aime avoir à tout gérer, ça fait partie de ma personnalité de vouloir avoir le contrôle sur tout. Voilà pourquoi je n'ai pas besoin de community manager par exemple.

3- Au premier coup d'oeil j'ai été attiré par l'imagerie assez "viking style" du webzine. Vous traitez de ce genre mais pas que ?

- Oui exactement. La ligne éditoriale du webzine est assez personnelle en ce qui me concerne. Nous traitons principalement de black, de pagan, de folk et des différentes déclinaisons de l'ambient, même si nous avons quelques articles à propos de death ou de heavy. Je suis très proche de la communauté black, j'aime aussi parler de dungeon synth et de musique médiévale, car il s'agit à mon sens de genres musicaux proches du black. Le nom du webzine vient du terme islandais pour "païens", voilà qui illustre à merveille la ligne éditoriale que j'ai choisie.

4- En parcourant les articles je suis tombé sur un papier traitant de Malsaint. On sait que les "bien-pensants" sont légion sur la toile et que les groupes prenant une direction radicale sont très mal perçus par ces petits censeurs d'opérette.

- Au-delà de l'aspect politique, qui me semble fascinant d'une certaine manière, j'aime beaucoup la musique de Malsaint. Le black metal a des penchants politiques très prononcés, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Je veux à tout prix éviter de me mettre des barrières sous prétexte que ce que j'écris peut déranger. Le black metal dérange, c'est une réalité. J'essaie cependant de ne pas prendre parti en ce qui concerne les idées avancées dans les albums que je chronique. Mais jamais je ne m'interdirai de chroniquer tel ou tel groupe juste parce que les paroles inspirent au fascisme ou au communisme, je m'intéresse à l'aspect musical avant tout. Un album peut charmer par ses thématiques, mais on ne l'achète pour ça, c'est du moins mon opinion.

5- Votre webzine comporte des rubriques classiques à chaque webzine. Par contre vous avez une rubrique avec des articles à thèmes. Quel en est le but ?

- Si tu veux parler des rubriques Rétrospective et Florilège Hebdomadaire, j'en suis effectivement à l'origine. J'ai souhaité créer la première pour que l'on puisse parler de vieux albums lorsque l'actualité ne nous inspire pas vraiment. C'est avant tout une tentative pour rester productif lorsque les sorties actuelles ne nous tentent pas. Nous essayons de chroniquer régulièrement, et c'est toujours plus facile de le faire vis-à-vis d'un album que nous avons aimé mais qui est sorti il y a quatre ou cinq ans plutôt que sur un album sorti il y a deux mois mais dont la qualité fait défaut. Quant à Florilège Hebdomadaire, c'est un article que je publiais chaque semaine durant l'été pour faire découvrir dix albums de second plan aux lecteurs, mais j'ai abandonné la rubrique car elle était très chronophage.

6- Justement dans un de tes derniers papiers (Fausse prise de recul, vraie hypocrisie) j'ai vu qu'une polémique bat son plein. Penses-tu qu'il soit utile de se polémiquer de cette façon aux yeux du public?

- Je ne suis pas à l'origine de la rédaction de cet article, mais dans la mesure où il s'agit d'une démarche personnelle, je ne pense pas que le but ait été la polémique. Il s'agit simplement de parler de l'un des aspects du metal qui dérange beaucoup de monde depuis quelque temps. Je suis assez d'accord avec ce que Dantefever a écrit et je ne peux que saluer ce genre d'initiative.

7- Vous préférez faire vos interviews par quels biais (en face à face, mail, skype, etc...)?

- J'ai eu l'occasion de donner deux interviews en face à face. C'est une belle expérience compte tenu de l'échange physique avec les artistes, mais, comme tu as pu le constater avec cette interview, je préfère les mails. D'une part, c'est bien plus facile pour l'échange, d'autre part, le fait de le faire à l'écrit permet de rendre le propos plus conséquent et profond. Un artiste peut consacrer du temps à la rédaction des réponses, chose impossible lors d'une interview sur le pouce durant un festival.

8- Selon toi quelle est la scène qui est le plus intéressante en matière de Métal?

- C'est une question très intéressante mais également très complexe. Je pense que la scène française peut facilement soutenir la comparaison vis-à-vis de n'importe quelle scène européenne, car à défaut d'être conséquente, elle est très qualitative. Je pense que celle que je trouve la plus intéressante est la Finlandaise, car elle nous offre des groupes très talentueux dans beaucoup de genres de metal. Les scènes d'Europe de l'est sont également très bonnes, tout comme la scène autrichienne, que je découvre au fil des mois. La scène norvégienne a été la plus intéressante il fut un temps, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.

9- Vous chroniquez toutes les productions qui vous parviennent ou vous essayez de mettre l'accent sur nos groupes nationaux. Y a-t-il une répartition particulière ?

- Non, il n'y a aucune répartition particulière, nous chroniquons en priorité ce que nous envoient les labels et les groupes qui nous démarchent, si cela nous intéresse bien entendu. Pour le reste, nous essayons d'établir un équilibre entre "grosses" productions et scène underground en chroniquant, encore une fois, ce qui nous parle. Il n'y a rien de pire que de chroniquer un album qui ne nous inspire que peu de choses. Il n'y a pas particulièrement de préférence pour les groupes et projets nationaux, sauf concernant les interviews, car ces dernières sont évidemment plus faciles à mener avec des artistes francophones.

10- Vous faites des live reports en spectateurs. Vous n'êtes pas tentés d'en être les acteurs en organisant des concerts sous la bannière de votre webzine à l'avenir ?

- C'est mon rêve, pouvoir donner le nom du webzine à un événement metal. Mais j'ai conscience de l'investissement colossal que cela représente et ce n'est pas à l'ordre du jour pour le moment, même si j'y pense.

11- Quelles sont les difficultés dans la gestion d'un webzine comme le tien ?

- Je ne rencontre pas de difficultés particulières. Mon seul souci actuellement est de faire monter continuellement l'audience du site et de la page Facebook, car il est frustrant de passer plusieurs heures à écouter un album puis à en rédiger la chronique pour que seulement une personne clique sur le lien partagé par la suite. Je pense qu'il faut tout simplement être patient et garder à l'esprit que le webzine existe depuis seulement six mois.

12- Peux-tu nous recommander des groupes prometteurs ?

- Il n'y a pas grand-chose qui me vient en tête. Le projet autrichien Ellende, qui mélange efficacement le post-black et le black plus mordant, le projet russe de Gherzen, qui a sorti son premier album en novembre, et pour terminer on va dire le duo lorrain de Loth, qui fait du black metal d'excellente facture.

13- Le webzine a-t-il des projets à venir ? Et que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

- Nous envisageons avant tout de faire grandir l'équipe, pour proposer toujours plus de contenu aux lecteurs. Ensuite, monter des partenariats avec différents festivals et labels. Je remarque d'ailleurs que certains festivals d'importance moyenne ne daignent même pas répondre aux demandes de partenariat de petits webzines comme le nôtre, c'est très agaçant et ça leur fait de la mauvaise publicité. Nous allons notamment travailler pour le Cernunnos Pagan Fest et le In Theatrum Denonium, en compagnie de l'association Nord Forge. J'aimerais également mettre en place une rubrique traitant des pochettes d'album. Les artworks peuvent être magnifiques dans le metal extrême et j'estime que nous n'en parlons pas assez. Vous pouvez nous souhaiter que tout ça se passe de la meilleure manière qui soit !

 

 
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