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C'est dans un état d'esprit serein et bon enfant que je me rends à ce festival prometteur, fier que des organismes de ma région aient eu le courage d'annoncer un festival Hardcore.
Déjà, d'emblée, la salle me parait bien sympathique, un lieu chaleureux et tranquille. Bref, la convivialité est au rendez-vous. Seul petit souci : le peu de monde, c'est vraiment dommage car l'initiative est excellente et je tiens à la féliciter. Mais, il y a eu certainement un problème de communication ou alors pas de communication du tout. Autre et dernier gros problème de la soirée, le retard qu'a pris chaque groupe pour le montage et démontage de leurs matériels.
En effet, il a parfois fallu attendre plus d'une heure pour que le groupe suivant commence à jouer. Retard rattraper par la suite au vu de l'impatience du public qui était là pour entendre du bon son. Et en parlant de son, on peut noter qu'il était dans l'ensemble plutôt bon au vu du peu de moyens techniques mis à disposition des groupes.
Les premières guitares résonnent, ça y est, la soirée peut enfin commencer.
Débute donc Plague The Skies, un jeune groupe fort sympathique évoluant dans un registre Deathcore très puissant, carré, rapide et bien structuré. Les riffs sont très accrocheurs et l'ensemble s'avère très mélodique. Mais attention, des bonnes mélodies. Pas des mélodies de chochottes. Le chanteur est très bon dans son domaine avec ses cris bien crades à la grindcore. A mon humble avis, ce groupe est le petit frère d'All Shall Perish à coup sûr tant j'ai pu retrouver des similitudes. Bref, le groupe se donne, ça bouge, le chanteur est déchaîné et les guitares s'envoient en l'air sur les rythmiques de batterie variées et bien maîtrisées. Cela dit, le public a eu du mal à bouger malgré la présence du chanteur qui tente de mettre une bonne ambiance.
Toujours dur de débuter les hostilités. Blain Subject arrive ensuite sur la scène mais a beaucoup de mal à installer son matos. Nous perdons donc une heure de notre temps. Le public commence à s'impatienter mais les premières notes résonnent enfin avec une introduction naze. Bon voilà, on ne sait pas trop ce qu'ils ont dans le ventre les petits jeunes. Ah enfin, la guitare bien crade se fait entendre.
Et là, c'est le drame. Le chanteur n'avait pas assez de son sur son micro donc le public l'entendait à peine (sans oublier la communication inexistante avec le public), les riffs sont approximatifs et peu inspirés. Et le pire de tout là dedans, c'est que la basse et la guitare ne sont pas du tout ensemble. Par exemple, arrive le moment fatidique d'un de leur titre, ce moment que chaque métalleux ou métalleuses attendent pour secouer son corps, ce moment où la brutalité et la haine nous envahissent. Et bien tout est bêtement gâché car lorsque la basse et la batterie sont parties, la gratteux n'a rien suivi et à louper lamentablement le coche. Ca manque de professionnalisme à plein nez. Seul le batteur valait le détour. Et pour couronner le tout, Blain Subject n'a joué quasiment que des reprises, et pour dire à quel point c'est mauvais, je n'ai reconnu aucun titre.
Passons à la suite car là j'étais un tantinet énervé. C-Vice prend donc la suite et le professionnalisme refait surface. Ils ont tout démonté et tout installé, aller hop, en vingt minutes, c'était torché. Merci les gars ! Et en plus de ça, ces mecs sont bougrement bons. Ils ont littéralement hypnotisé le public à coup de gros blast beat et de double-pédale, à coup de riffs très accrocheurs et brutaux et une technique irréprochable. Le batteur aplati complètement ses fûts. Les guitaristes sont très bons et maîtrisent parfaitement le style bien Deathcore du combo. Le bassiste est tout aussi bon et possède de sacrés cordes vocales. Et enfin le chanteur communique pleinement avec le public, plaisante, mais surtout hurle avec une puissance déconcertante. Ce groupe a la grosse patate et le public semble conquis d'une telle découverte ou redécouverte.
Il est plus de minuit, une heure propice au déchaînement de nos corps sur de la musique brutale. Et c'est au tour de Dirty Fingers de mettre le carnage déjà bien entamé par C-Vice. Ce jeune groupe belge évolue dans un hardcore somme toute très classique mais d'une efficacité suprême. Les riffs sont acérés, le son pas trop mauvais, les mélodies sont bien audibles, la batterie est énorme et le chanteur quelque peu déchaîné. Bref, c'est certes très classique mais leur style a le don de mettre une bonne claque dans la tronche de n'importe qui et surtout une bonne ambiance.
Et pour clôturer la soirée, Heyser. Que je n'ai pas pu voir à mon grand regret étant donné l'heure très tardive et que ce soir là je n'étais pas seul.
Pour conclure, ce petit festival hardcore fût vraiment sympathique malgré les problèmes d'organisation, le public était motivé mais trop peu nombreux ce qui est vraiment dommage car les groupes se sont donnés et sont fort sympathiques, l'ambiance bonne et la bière coulait à flot. Bref, j'attends le prochain épisode avec, je l'espère, une meilleure communication pour avoir encore plus de monde. Poète Du Diable
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