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DEBACKLINER le 02/11/2016

DEBACKLINERInterview réalisée par mail avec Bob Saliba (chant).

Je suis fort aise de constater que la scène hexagonale produit des groupes qui montent de plus en plus leur niveau. En sortant son premier opus DEBACKLINER produit déjà un travail remarquable. Ce hard rock mélange de nombreuses influences mais possède une ligne directrice solide et s'annonce déjà comme un événement de cette fin d'année.

 

 1- Salut à toi, malgré le fait que ce soit le premier album qui sorte sous le nom de DEBACKLINER vous avez déjà une longue histoire peux-tu nous la conter?

le groupe est né en 2006 à l'initiative de Citron et Thomas Pognante sous le nom The Omega. Le groupe jouait un metal un peu moins posé et a subi pas mal de changements de line-up.
Le groupe jouait surtout dans la région de Marseille et distillait un trash plutôt festif.
J'avais eu l'occasion de partager des plateaux avec eux en tant que guitariste chez Stonecast. Au moment de l'enregistrement de l'album le groupe s'est brusquement séparé de son ancien chanteur plus orienté thrash.
C'est là que j'ai été contacté pour les rejoindre comme chanteur, juste après l'arrivée de Riké Luvera à la guitare rythmique. Nous avons pas mal bourelingués les uns les autres dans plusieurs groupes, on évite ainsi de reproduire les erreurs des débutants.
Le line up actuel du groupe est composé de Citron (guitare solo, aussi dans Cerevisia), Eric Luvera (guitare rythmique), Remy Guyon (basse) tout nouvellement recruté à la place de Thomas Pognante, JC Chicco (batterie, mon acolyte dans Ninmah et ex-Galderia)
et Bob Saliba (moi-même, guitariste dans Stonecast, multitâches dans Galderia, chanteur dans Ninmah, guitariste chanteur dans Bob Oliver Lee & Quiet Human) au chant.

2- Comment un label Chypriote se met à travailler avec un groupe Marseillais?

Tout simplement parce que je suis moi-même déjà artiste du label Pitch Black Records. L'album Heroikos de Stonecast est sorti chez eux en novembre 2013. Ils sont sérieux & passionnés c'est tout ce que l'on demande. Leur réseau de distribution est très étendu et se montre idéal pour nous.
J'ai donc tout simplement envoyé l'album et ils ont accroché. Avoir un label sérieux n'est pas chose évidente pour les nouveaux groupes, il faut souvent participer au financement du pressage en plus de la promo et toute la prod en amont de nos jours.
Avec PBR les choses ont été beaucoup plus faciles!

3- J'ai été séduit par la production, qui a fait ce travail remarquable?

Thomas Tiberi! quelqu'un d'incontournable dans la région de Marseille, la plupart des groupes de la région s'adressent à lui.
À titre personnel l'album DEBACKLINER est déjà le quatrième que je fais avec lui. Il est talentueux et vraiment généreux dans ses idées et suggestions.
C'est aussi grâce à lui que je suis aujourd'hui chanteur du groupe puisque lors de leur recherche,
Tom leur a fait écouter d'autres prods avec ma voix (mon deuxième album solo Bob Oliver Lee - Flying Music, sorti aussi ce mois-ci chez Underground Symphony label italien, et l'album de Quiet Human - Leaders to the Starry Skies sorti aussi ce mois-ci en Russie chez Delta Mekong).  Mais l’anecdote veut que ce ne soient pas vraiment des albums de Metal. Je sais que cela a été un grand tournant pour le groupe qui jusque-là n’avait jamais eu de chanteur  de « Heavy ». Après l’accord du groupe, Tom m’a contacté un beau jour de juillet 2014 pour attaquer le studio dans la foulée. Je ne connaissais pas une seule note d’aucune chanson, et pour s’amuser encore plus, lui et moi avons dû écrire toutes les lignes vocales et les harmonies qui étaient à la base seulement destinée pour la voix thrash . Ceci dit j’en ai un excellent souvenir, l’accueil du groupe et l’émulation qui en a découlée étaient très positifs.

4- A l'inverse j'ai trouvé la pochette quelconque, reflète-elle bien l'esprit que vous vouliez impulser à cet album?

c'est probablement une question de goût. On voulait communiquer une image un peu cyberpunk post apocalyptique avec pas mal de clins d'oeil ci et là comme le drapeau pirate.
Même si en tant que fan de Jeff Bertels (Ayreon), Ken Kelly (Manowar, Rainbow, KISS), Gary Smith (Savatage) ou Roger Dean (Yes, Uriah Heep), mettre un paysage fantastique n'aurait pas collé avec l'univers de l'album.
Notre artiste Slo de SombrebizarreProd a donc fait le maximum en partant de nos attentes et nous avons beaucoup aimé le rendu, en tout cas c'est ce que nous recherchions avec le groupe.
À noter aussi l'excellent travail réalisé sur notre logo par Marianne Gagnepain & Sébastien Piskorz!

5- Qu’est-ce qui vous a décidé à monter DEBACKLINER?

l'amour de créer et de partager avec les amis et le public une musique qui a mûri dans nos têtes pendant des années.
proposer quelque chose d'original qui a fermenté tout ce temps à partir de nos influences principales que sont Maiden, Ark, Masterplan & d’autres groupes de Metal ou Heavy rock
quand tu montes un groupe de nos jours faut vraiment la niaque ! Les critiques & chros sont en train de tomber et je dois dire qu’elles sont plutôt excellentes, le but est de créer un cercle vertueux !
6- Comment étiez-vous à vos débuts?
c'était beaucoup plus brut, probablement plus axé sur la déconne que sur la musique haha. D'ailleurs le groupe n'a jamais sorti de disque avant, et celà aura duré 10 ans.
Je pense aussi que mes acolytes Citron & Popo étaient particulièrement jeunes à cette époque, ils jouaient leurs tripes & en profitaient un max. C’est une étape par laquelle il faut souvent passer pour apprécier chaque pas que tu fais artistiquement. Il y a un temps pour tout.

7- Vous préférez vraiment l'anglais pour vos chansons?
C'est l'éternel débat, la plupart des paroles étaient écrites avant mon arrivée au chant, il a fallu me les approprier.
Cependant l'anglais est la langue naturelle pour ce genre de musique. Mes influences sont toutes Anglo-saxonnes pour le chant et la musique en général. Probablement parce que les voyelles en anglais sont beaucoup plus ouvertes qu’en Français.
Tous les groupes de metal dans le monde se rallient à l'anglais. Le Français est à mon sens plus approprié pour la poésie et le traditionnel.

8- Qu’est-ce que vous cherchez à dégager quand vous êtes sur scène?

La proximité avec le public nous apparaît essentielle. On souhaite aussi éviter de se prendre trop au sérieux c'est après tout un moment festif.
sur la song Jolly Roger je suis même amené à porter la veste de commodore & le chapeau tricorne. C'est un moment privilégié pour nous d'autant que nous sommes amenés à côtoyer d'autres groupes & musiciens confirmés
Lorsque j'ai rejoint le groupe nous avons supporté Blaze Bayley puis Absolva et joué les songs de l'album. L'accueil était excellent, c'est là que nous avons compris qu'il était temps de se bouger et sortir ce disque.

9 - Et comment ça se passe en studio?

Pour certains membres du groupe c'était la première fois en studio mais l'ambiance était tellement bonne que les instrumentations se sont fait dans d'excellentes conditions.
Encore une fois le soutien de Tom Tiberi a été déterminant. La seule chose un peu frustrante reste le fait de concilier tant bien que mal nos emplois du temps respectifs assez chargés. Du coup, en ce qui concerne mes parties chant, j’ai commencé à enregistrer les 1ères songs dès mon intégration début juillet 2014, puis ça s’est étalé jusqu’aux fêtes de fin d’année et tout début janvier 2015.

10- Comment ça se passe quand vous commencez à créer un nouveau titre?

Citron amène souvent ses idées de riffs & structures, il fait le gros du boulot instrumental, il est probable que nous nous investissions plus avec les autres maintenant que nous sommes des membres confirmés, et puis bon nombre d’entre nous avons plein d’idées et des compos qui traînent et qui ne demandent qu’à voir le jour.

11- De quoi rêvez-vous pour le groupe?

De pouvoir mettre en place un cercle vertueux qui puisse déjà auto-financer les futures prods et surtout de tourner pour faire connaître le groupe au maximum. Nous souhaitons capitaliser sur la force de frappe de notre label qui nous distribue déjà dans près de 20 pays : Argentine,Autriche, Benelux, Canada, Colombie, Irlande, Allemagne, Grèce, Italie, Japon, Mexique, Russie, Espagne, Suède, Suisse, UK, USA…

12- Y a-t-il des festivals où vous aimeriez jouer?

Il y en a pleins, tous ceux qui se présenteront car on sent bien que nous avons tout à faire. Le fait de travailler avec l'agence italienne Rock On nous permet d'être alerte concernant les possibilités et nous préparons un planning de dates pour défendre l'album.
Nous sommes d'ores et déjà attendus pour le fest de notre label à Chypre et nous commençons à chercher. J'ai pas mal de contacts grâce aussi à mes autres groupes comme Galderia ou Stonecast. J’adore le City of Power en Pologne où j’ai déjà joué en 2015 avec Galderia, je garde aussi un excellent souvenir du Sonisphère où cette fois Stonecast avait été convié en 2011.

13- Une petite conclusion pour les lecteurs de KAOSGUARDS?

Merci à toi et à tous tes lecteurs pour votre soutien, on a besoin de gens comme vous pour faire perdurer ce style qui nous est si cher.
Avoir un groupe, sortir des disques et tourner relève quasi du miracle de nos jours quand on est un groupe de Metal underground.
On espère vous voir bientôt en concert dans votre région. Si vous connaissez un bon fest on vient ;)

 

 

 

 

 

 
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