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POWERWOLF + Battle Beast + Serenity le 02/04/2016 à la Coopérative de Mai de Clermont Ferrand

Soirée pur heavy métal ce soir dans la capitale Auvergnate puisque pas moins de trois formations vont venir déverser leurs décibels. La coopérative de Mai programme désormais pas mal de métal puisque Machine Head, Zakk Wylde ou encore  Anthrax sont venus récemment fouler les planches de la superbe salle Clermontoise.

Premier protagoniste, SERENITY revient en France après s’être délesté de sa chanteuse française Clémentine Delaunay qui apparaissait sur sa précédente tournée.  Bien dommage car cela permettait au public hexagonal d’avoir un lien particulier avec cette formation. Pour le reste, les autrichiens évoluent dans un heavy assez mélodique, parfait pour échauffer le public qui s’annonce nombreux.

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BATTLE BEAST de Finlande investit la scène avec une chanteuse qui a un look qui lui permettrait de jouer dans un « Mad Max ».  Là aussi, je m’attarde sur la hurleuse en chef car Nitte Valo a quitté le groupe pour cause de maternité mais n’est jamais revenue reprendre son poste. Même si  Noora Louhimo est loin de démériter, il paraît plus qu’évident que son timbre de voix est moins puissant.  Il est difficile de tenir une comparaison quand on arrive après une telle artiste qu’était Nitte Valo. Toujours est-il que BATTLE BEAST envoie du lourd avec un heavy métal plus que pêchu. On est dans une musique qui doit autant à Accept qu’à Judas Priest avec une dose de vitamines en plus. Les finlandais remportent une belle ovation de leur auditoire et ont certainement gagné de nombreux fans.

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Un énorme backdrop scindé d’un loup vient illuminer la fosse, qui au vu du retentissement des encouragements, est venue pour les allemands. Immédiatement quand sonne le premier titre, une douce folie s’empare du public qui ne faiblira pas jusqu’à la dernière note. POWERWOLF réussit l’exploit de réunir une mélodie hyper recherchée et une agressivité heavy que l’on pourrait qualifier de sourde. On conviendra tous que le chanteur dans un groupe de métal est primordial puisque c’est lui qui va au feu et attire toute la lumière sur lui. Attila est la personne idoine pour jouer ce rôle. Sa voix grave et sa présence scénique emprunte de lithurgie en fait un artiste unique.

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POWERWOLF sans Attila, c’est comme un œuf sans son jaune, cela ne veut plus rien dire. Il emmène le public là où il le souhaite et communique avec lui avec un plaisir non dissimulé. Côté musique, les airs empruntés à des sonorités « Sabatoniennes » sont flagrantes. Mais là où la bande à Pär Sundström se répète, se ramollit au fil des albums, POWERWOLF lui sait toujours emballer la machine. Les anciens titres comme les nouveaux touchent en plein dans le mille. C’est carré et puissant à la fois. On n’en attendait pas moins d’un groupe estampillé « made in Germany » ! Après une grosse heure et demie de show, le quintet quitte les planches après avoir vider d’énergie son public.

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POWERWOLF vient de faire en ce 2 avril une démonstration éclatante que le futur du heavy métal de classe était son terrain de chasse gardée. Ils s’imposent comme l'une des trois plus grosses pointures du genre qui devrait squatter le podium si des performances pareilles se perpétuent dans les prochaines années. Les loups sont de retour dans la civilisation et de la chair fraîche va être consommée en grande quantité, planquez femmes et enfants !

Un grand merci pour les accréditations à Mona Miluski de Napalm Records et  à Stéphan «L.D» pour les photos!

 

 
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